Tech & internet / Économie

«Trouvez d'autres manières de dormir à l'œil»: un gérant d'hôtel s'agace contre Instagram

Temps de lecture : 2 min

Lassé de recevoir des demandes de séjours gratuits en échange de posts, il leur suggère de trouver un vrai travail. 

Le post Facebook de l'hôtelier Gianlucca Casaccia a récolté plus de 11.000 likes et 3.000 partages en une semaine. | Raphael Leao via Unsplash
Le post Facebook de l'hôtelier Gianlucca Casaccia a récolté plus de 11.000 likes et 3.000 partages en une semaine. | Raphael Leao via Unsplash

Pour Gianlucca Casaccia, c'en est terminé d'Instagram et de ses personnalités influentes. Ce gérant et co-propriétaire du White Banna, un club-hôtel situé sur l'île de Siargao aux Philippines, en a assez de recevoir jour après jour des mails d'internautes influents sur Instagram exigeant d'être nourris et logés en échange de visibilité sur leur compte.

Dans un post Facebook publié le 26 mars, il précise que non, une story ou quelques clichés publiés ne valent pas un bon paquet de cash. «Nous recevons de nombreux messages d'instagrammeurs. Nous aimerions les informer que le White Banana n'est pas intéressé par ce genre de collaborations. Nous aimerions aussi leur suggérer d'essayer d'autres manières de boire, manger et dormir à l'œil. Ou bien de trouver un vrai travail», écrit-il. Précisant par la suite qu'il cible en particulier les «wanabbe influenceurs» qui comptent moins de 2.000 abonné.es, mais réclament quand même le gîte et le couvert, il reconnaît le poids des personnalités dont le nombre d'aficionados dépasse les 500.000.

Un sentiment «d'ayant-droit»

Si une partie des personnes visées critiquent son message, pointant du doigt que le succès de Siargao et du White Banana est dû en partie aux photos paradisiaques postées sur Instagram par des personnes influentes, son post a récolté 11.000 likes, 3.000 partages et plus de 700 commentaires en à peine une semaine.

Car les personnalités suivies sont loin d'être en odeur de sainteté. De Bali à Tulum en passant par les Canaries, les hôtels sont submergés de demandes de la sorte, pour le plus grand agacement des professionnel.les du secteur qui évoquent un sentiment «d'ayant-droit» très fort parmi les adeptes d'Instagram et autres accros aux blog voyage, comme le rapporte la journaliste Taylor Lorenz dans un article pour The Atlantic.

En Californie, ce type d'internautes est également accusé de détruire la flore locale. En plein super bloom, une floraison intense de fleurs sauvages dans une zone normalement très aride, la région d'Anza-Borrego est actuellement envahie par des centaines de personnes qui, dans leur quête de la photo parfaite, piétinent les champs de fleurs et saccagent le paysage.

Slate.fr

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