Parents & enfants / Santé

Les enfants s'endorment n'importe où (et c'est normal)

Temps de lecture : 2 min

Les moins de 5 ans s'assoupissent en moyenne trois fois par mois dans un lieu incongru.

Ces siestes intempestives compensent une dépense d'énergie due à l'apprentissage du langage ou de la marche. | Annie Spratt via Unsplash
Ces siestes intempestives compensent une dépense d'énergie due à l'apprentissage du langage ou de la marche. | Annie Spratt via Unsplash

Si vous avez déjà retrouvé votre bambin endormi dans la panière du chien, au fond du jardin ou en plein milieu d'un escalier, pas de panique. Il existe une explication scientifique à ces assoupissements pour le moins étranges. D'après une récente étude commandée par In The Night Garden, une émission pour enfants de la chaîne britannique BBC, ces siestes intempestives sont la conséquence normale d'un développement physique et psychique qui arrive à son apogée. «Nous savons que le corps des enfants subit le plus de transformations de leur naissance à leur 5 ans, explique l'un des repésentants d'In The Night Garden. Pendant cette courte période, ils apprennent à marcher, parler, sociabiliser, ce qui demande énormément d'énergie. Pas surprenant dès lors que la fatigue vienne les cueillir à des moments ou dans des lieux inopportuns.»

Les moins de 5 ans s'endorment n'importe où et n'importe quand pour ne pas louper la moindre opportunité de recharger leurs batteries. En interrogeant 1.000 parents d'enfant de moins 5 ans, les scientifiques se sont aperçus que ces derniers s'assoupissent environ trois fois par mois dans un lieu ou une position incongrue. Chariots de supermarché, toilettes ou encore cuisine, les bambins roupillent où bon leur semblent. L'étude révèle même que certains s'endorment en parlant ou debout.

Des parents pas si inquiets

Si les trois quarts des parents s'amusent de ces siestes, parfois même en photographiant et en publiant sur les réseaux sociaux les clichés de leurs enfants endormis, beaucoup s'inquiètent de ce phénomène. Première source de crainte: que l'enfant ne dorme pas ou moins bien durant la nuit après avoir sommeillé le jour. Parmi les parents interrogés, 60% affirment ainsi observer une différence dans la qualité de sommeil de leurs enfants si ceux-ci ont somnolé plus tôt dans la journée.

Les deux tiers du panel expliquaient devoir alors ruser pour mettre leur progéniture au lit. Le plus dur, selon eux: faire comprendre à l'enfant l'importance de se coucher à heure fixe et dans leur lit. Une lutte du soir qui survient, d'après les résultats de l'étude, environ sept fois par mois. Reste que 70% des parents s'estiment heureux, assurant que leurs enfants sont de bons dormeurs. Une bonne nouvelle quand on sait que le sommeil des enfants affectent la santé des parents. Une récente étude révélait ainsi que les nouveaux parents accumulaient en moyenne un déficit de sommeil de six ans ce qui peut, à long terme, favoriser les risques de développer des maladies cardiaques ou mentales, comme la maladie d'Alzheimer.

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