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Trump se moque des demandeurs d'asile qui ont «peur pour leur vie»

Temps de lecture : 2 min

Lors d'un discours dans le Michigan, le président américain a qualifié le processus de demande d'asile de «grosse arnaque».

Donald Trump fait un discours à Grand Rapids dans le Michigan, le 28 mars 2019. Nicholas Kamm / AFP
Donald Trump fait un discours à Grand Rapids dans le Michigan, le 28 mars 2019. Nicholas Kamm / AFP

Pour célébrer l'absence de collusion avec la Russie conclue par le rapport de Robert Mueller, le président Donald Trump a fait un discours de 85 minutes devant des fans dans le Michigan. Après ses thèmes classiques - la «chasse aux sorcières» des Démocrates à son encontre, les «fake news» et Hillary Clinton - il a disserté sur l'énergie éolienne.

«Si Hillary avait été élue...on marcherait au vent. Les moulins à vent. Weeeee. Et si ça souffle pas, tu peux pas regarder la télévision ce soir. "Chéri, je veux regarder la télé". "Désolé, il y a pas de vent, oublie la télé." J'en sais beaucoup sur le vent.»

Puis Trump a excité la foule en décrivant les demandeurs d'asile comme des grands privilégiés qui mentent pour profiter des États-Unis:

«Ils sont tous accueillis par des avocats et ils leur disent de dire "j'ai très peur pour ma vie, j'ai très peur pour ma vie." Et après je regarde le type. On dirait qu'il sort du ring. C'est un champion du monde poids-lourd. C'est une grosse arnaque.»

Ce boxeur demandeur d'asile est une fiction, une blague que le président utilise pour amuser la foule et déshumaniser les réels demandeurs d'asile qui fuient la violence des gangs au Honduras, au Salvador et au Guatémala. En réalité, seule une minorité de demandeurs d'asile ont des avocats, dans la mesure où pour les procédures d'immigration, le gouvernement n'est pas tenu de garantir le droit à un avocat, comme c'est le cas pour les autres type de procès.

Furieux que des migrants et migrantes continuent de traverser la frontière pour demander l'asile aux États-Unis, Trump a d'ailleurs déclaré le vendredi 29 mars qu'il avait demandé au ministère des affaires étrangères de couper les aides financières envers les trois pays qui envoient le plus de migrants, le Guatemala, le Honduras et le Salvador.

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