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Dans l'Indiana, une simulation de fusillade se finit par de fausses exécutions de profs

Temps de lecture : 2 min

Des enseignants américains dénoncent la violence des exercices de préparation aux fusillades scolaires.

Des profs lors d'une simulation de fusillade dans le Colorado en juin 2018. | Jason Connolly / AFP
Des profs lors d'une simulation de fusillade dans le Colorado en juin 2018. | Jason Connolly / AFP

Lors d'une audience à l'assemblée de l'État de l'Indiana, aux États-Unis, plusieurs profs ont demandé une modification des simulations de fusillades scolaires, afin que la police ne leur tire pas dessus avec des pistolets à air comprimé.

En effet, plusieurs membres de l'Association des enseignants d'Indiana ont raconté qu'en janvier dernier, ils avaient été blessés par des balles en platique lors d'une simulation de fusillade dans une école primaire de la ville de Monticello.

Pendant l'exercice, qui est censé préparer le personnel et les élèves à la présence d'un tueur dans leur établissement, les forces de l'ordre ont demandé aux profs de s'agenouiller et leur ont tiré des fausses balles dans le dos. Un enseignant a expliqué à la presse locale:

«Ils nous ont dit: “C'est ce qui arrive si vous battez en retraite et ne faites rien”. Ils nous ont tiré dans le dos. J'ai été touché quatre fois. Ça m'a fait tellement mal.»

Selon les témoignages à l'assemblée, les profs ont eu des hématomes et dans un cas, des saignements. Le personnel savait qu'un exercice aurait lieu, mais personne n'avait été prévenu qu'une simulation d'exécution était prévue.

L'association d'enseignants a résumé sur Twitter: «Les profs étaient terrorisés, mais ils avaient pour consigne de ne pas dire ce qui s'était passé. Les enseignants qui attendaient à l'extérieur et avaient entendu les cris étaient ensuite amenés dans la pièce, quatre par quatre, et ils se faisaient aussi tirer dessus.»

Selon l'association, la touche de réalisme que les forces de l'ordre veulent ajouter est inutile et dangereuse, étant donné les forts risques que quelqu'un soit blessé. Le groupe d'enseignants a donc demandé que ces exercices soient encadrés de façon plus «raisonnable».

Le shérif local, qui avait organisé la formation, a déclaré que depuis une plainte faite en janvier, les pistolets à air comprimé n'étaient plus utilisés pour ces exercices.

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