France

Comment lutter contre les violences à l'école?

Temps de lecture : 2 min

Après la nouvelle agression d'un élève de 17 ans dans un lycée du Val-de-Marne, au cutter, en plein cours de sport, Le Figaro s'interroge sur les solutions possibles.

Luc Chatel a convoqué des «états-généraux de la violence à l'école» (énième session d'«états généraux») pour le mois d'avril. Mais les professionnels de l'éducation dénoncent un écran de fumée: «c'est une façon de déplacer le problème» selon Guy Trésallet, secrétaire départemental de la FSU Seine-Saint-Denis, l'un des départements dans lesquels se cristallise la contestation, avec le Val-de-Marne.

En attendant, il y a bien des solutions qui fonctionnent, comme le policier référent, c'est-à-dire un policier installé dans un bureau ou une permanence de quelques heures par semaine, au sein de l'établissement, alternant selon Le Figaro, actions de prévention et «répression en douceur.» Les chefs d'établissement ont plébiscité l'initiative ajoute le quotidien. Le fait d'avoir une équipe pédagogique soudée fait aussi partie des nécessités pour améliorer la situation. De même qu'un «diagnostic de sûreté»

Cette mission, lancée en septembre par Luc Chatel, fait l'unanimité. Plusieurs experts dont un policier évaluent dans les établissements scolaires les points d'accès, les endroits mal sécurisés puis font des propositions. Pour le moment, un quart des préconisations concerne une surveillance aux abords de l'établissement, 20 % la vidéosurveillance, 16 % des clôtures, le reste propose l'installation d'alarmes et divers travaux.

Sanctuariser l'école

Plus de moyens? De personnel? De caméras? Le 1er février, Luc Chatel appellait à la «sanctuarisation des établissements scolaires». Dans une interview du Monde, Eric Debarbieux, sociologue, spécialiste de la violence à l'école, estimait que «L'idée de sécuriser l'école contre l'extérieur ne règle pas l'immensité du problème. Au contraire, portiques de sécurité et caméras de vidéosurveillance augmentent l'agressivité de l'extérieur et des élèves, qui y voient un mépris par rapport au quartier. (...) Une forteresse a vocation d'être assiégée.»

[Lire l'article complet sur Le Figaro.fr]

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Photo: les élèves du lycée Adolphe Chérioux de Vitry-sur-Seine manifestent à Paris le 9 février 2010 / REUTERS, Benoit Tessier

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