Santé / Monde

Une descente de police dans la chambre d'hôpital d'un malade du cancer fait scandale aux États-Unis

Temps de lecture : 2 min

Une odeur de marijuana avait été signalée dans la chambre d'un patient qui traite sa douleur avec des gélules au cannabis.

Une serre où se cultive du cannabis thérapeutique, à Johnstown dans l'État de New York. | Drew Angerer / AFP
Une serre où se cultive du cannabis thérapeutique, à Johnstown dans l'État de New York. | Drew Angerer / AFP

Publiée le 6 mars sur Facebook, une vidéo de deux policiers en train de fouiller la chambre d'hôpital d'un malade du cancer est devenue virale. L'incident a été filmé par le patient lui-même, Nolan Sousley, qui souffre d'un cancer du pancréas en phase terminale et est traité dans un hôpital de Bolivar dans le Missouri. Il utilise des gélules au THC –le principe actif du cannabis– afin de gérer la douleur, mais un agent de sécurité a appelé la police après avoir cru sentir une odeur de marijuana.

Les deux officiers sont donc venus fouiller la chambre et les sacs du patient, alors que celui-ci les filme et se plaint de cette intrusion.

Noland Sousley leur explique qu'il ne fume pas de joints et qu'il n'utilise que de l'huile de cannabis, un produit légal. Il leur rappelle aussi qu'en novembre dernier, la population du Missouri a voté en faveur de la légalisation du cannabis à usage thérapeutique. Mais la police rétorque que le cannabis est encore illégal car techniquement, le cadre juridique ne sera pas en place avant l'été 2019.

Peu après, une docteure demande aux policiers s'ils ont droit de fouiller ainsi la chambre d'un patient et explique qu'il doit rester à l'hôpital. Les officiers répondent qu'ils en ont le droit car ils ont reçu un appel indiquant une odeur, et précisent que s'ils trouvent de la drogue, ils rédigeront un procès-verbal mais n'amèneront pas le patient en prison.

N'ayant pas trouvé de substance illégale, les deux officiers sont vite repartis. Depuis la publication de la vidéo, de nombreux Américains et Américaines en colère s'en sont pris au commissariat de la ville et les policiers ont reçu de nombreuses menaces.

Sousley a tenté de calmer la situation lors d'une déclaration à la presse locale: «Je n'en veux pas au commissariat de police de Bolivar pour ce qui s'est passé....veuillez traiter tout le monde comme vous voudriez être traité. Je souhaite que cet incident soit utilisé pour quelque chose de positif: les politiciens doivent arrêter de limiter notre droit d'utiliser du cannabis et ses dérivés.»

Slate.fr

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