Coupe de l'America: une raclée à 120.000 dollars la seconde
34 mois de bataille juridique, deux jours de bataille navale... Comment Alinghi a fait couler la plus vieille compétition du monde.
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Voilà, c'est fait. Les Américains du Golden Gate Yacht Club ont récupéré l'Aiguière d'argent, aussi moche que prestigieuse, trophée de la plus ancienne compétition sportive. Le trimaran USA17 a infligé un «deux victoires à zéro» à Alinghi 5, catamaran propriété du milliardaire suisse Ernesto Bertarelli. Et ce n'est pas une petite défaite: plus d'un quart d'heure de retard lors de la première régate et 5'26 lors de la seconde pour l'engin (on hésite à parler de bateau) suisse.
Les Suisses ont donc perdu. Mais ce n'est pas faute d'avoir tout tenté pour conserver cette coupe. Vraiment par tous les moyens possibles.
Il est vrai que les règles de cette si particulière régate permettent au Defender (vainqueur de l'édition précédente) de fixer à son bon vouloir les nouvelles règles de l'édition à venir. Et Bertarelli, qui a beaucoup d'argent, ne s'en est pas privé. Pendant 34 mois, Il a tout fait pour que son adversaire ne puisse gagner, de préférence sans jamais aller se mesurer sur la mer, ce qui est un comble pour une régate. A force d'essayer d'imposer ses desiderata aussi fallacieux que surréalistes, dont la plupart ont largement dépassé les limites de la sportivité et de la bonne foi les plus élémentaires, l'essentiel de la compétition s'est passé devant les tribunaux américains.
Un bateau?
Deux exemples parmi d'autres en disent long sur l'esprit qui anime le Suisse: l'équipe Alinghi a, jusqu'en décembre dernier essayé d'imposer que la Coupe se courre à Ras Al-Khaimah (qui connaît ce microscopique bled des EAU?) pour la simple et bonne raison que les vents là-bas sont réputés ne jamais dépasser 7 nœuds, caractéristique météorologique donnant sur le papier un avantage certain à son engin, tellement léger qu'on le soupçonne ne pas pouvoir résister à une brise de plus de 18 nœuds que supporte heureusement sans aucune difficulté n'importe quel engin à la voile le plus rudimentaire.
Pas plus tard qu'en janvier, les Suisses ont inventé une clause dont le caractère léonin n'échapperait pas à un enfant de 6 ans: ayant appris grâce à ses espions que le challenger allait probablement arborer un mat aile de 70 m de haut plus grand que l'aile d'un Boeing 747, et sachant que ses caractéristiques rendent l'engin particulièrement difficile à manœuvrer dans un espace restreint, Bertarelli a tenté d'imposer à son concurrent d'être capable uniquement de rentrer à la voile dans la «petite» marina réservée à la Coupe, alors que son propre engin en serait bien incapable.
Bref, en 36 mois, après avoir réussi à éliminer tous ses concurrents potentiels sauf un, le Syndicat du Golden Gate Yacht Club, dirigé par Larry Ellison. L'homme qui est devenu par la force des choses son pire ennemi vient de lui mettre cette déculottée historique, sur l'eau comme sur le compte en banque (on estime que Bertarelli a dépensé 140 millions de dollars, dont 30 millions de frais d'avocat, comme Ellison).
On le voit, Bertarelli a beaucoup d'argent.
Tout ça pour ça: cette défaite, avec un retard historique de 20 minutes aura coûté au milliardaire suisse la bagatelle de 120.000 dollars (87.000 euros) la seconde. Mais ici, même si c'est scandaleux, il ne s'agit pas tant que d'argent: la coupe de l'America a toujours été le lieu privilégié de l'expression d'egos surdimensionnés et de caprices de milliardaires; c'en est même un de ses charmes. Ellison, patron d'Oracle, n'a probablement rien à envier à Bertarelli en terme de mauvaise foi et de moyens. Mais la responsabilité du milliardaire suisse est indépassable. En 36 mois, il aura réussi à tout rater, jusqu'à menacer l'essence même de cette splendide épreuve vieille de 159 ans.
L'incompétence du milliardaire barreur
1°) les technologies mises en œuvre n'ont rien d'innovateur. Les Polynésiens et les marins français savent depuis longtemps qu'un multicoque va plus vite qu'un monocoque. A tel point que les deux concurrents avaient embarqué quelques grands noms de la voile française dans cette galère.
Si besoin en était la démonstration en avait d'ailleurs été faite lors de la 27e coupe de l'America, où les Américains du Catamaran Stars and Stripes ont aisément battu le monocoque géant des Néo-Zélandais.
2°) N'emporte quel débutant en multicoque sait que le point faible de ces engins est le virage vent debout. Là encore, le choix imposé par Bertarelli de ce type de navire rend le match racing sans grand intérêt.
Lors du départ de la première régate, son concurrent est resté bloqué vent debout au dessus de la ligne, pendant que Alinghi prenait la poudre d'escampette. Finalement, USA17 passait la ligne 1'27'' après lui. Dans n'importe quelle régate, cela signifie la fin de tout espoir de victoire pour le malheureux skipper. Et bien là, non. En raison d'une vitesse et d'un angle de remontée au près supérieurs, le concurrent américain revenait aisément sur Alinghi pour lui mettre plus de 3,5 km dans la vue sur un parcours de 20 miles nautiques (38 km), soit un différentiel de performance de plus de 10%. Ce qui est énorme quand on sait que dans ce type d'épreuve, on donnerait des millions de dollar pour un truc qui permettrait de gagner 0,005% de vitesse.
3°) Sur les deux régates courues (et perdues par lui,) le milliardaire barreur de son engin extravagant — il avait dans son équipe des barreurs de talent — aura trouvé le moyen d'écoper à chaque fois d'une pénalité, ce qui dans l'hypothèse d'un duel serré réduisait ses chances de victoire à zéro. Ce qui n'arriverait pas à un barreur d'Optimist de 8 ans. A ce niveau, on frise l'incompétence.
Tout ceci se produisant, répétons-le dans le cadre imposé par Alinghi pour lui assurer la victoire.
4°) La communication. Il avait été imposé par l'équipe suisse que la Coupe devait se courir dans la semaine avant le début des JO d'hiver de Vancouver. C'est de la bonne stratégie de communication: éviter le télescopage d'évènements. Là encore ratage monumental. Pour des raison inexplicables, même si les conditions météos n'étaient pas idéalement idéales, (voir l'incompréhension et le désespoir de Bruno Troublé, spécialiste international incontesté dans ce domaine ICI), elles restaient jouables pour n'importe quelle embarcation à voile, les régates ont été sans cesses reportées, jusqu'au samedi jour de l'inauguration des JO.
5°) Enfin, cette défaite a eu lieu alors que les juges avaient été choisis par Bertarelli. Comme l'a indiqué d'une manière sibylline Larry Ellison lors de sa conférence de presse au soir de sa victoire: «Je peux aussi vous dire que pour la 34e America's Cup, les juges seront indépendants, comme l'organisateur ...».
Ainsi alors qu'il avait tout fait, mais vraiment tout fait pour conserver la Coupe, le Suisse a tout perdu. C'est une déculottade de grande envergure, une pâtée grandiose, une dérouillée historique, à l'ampleur proportionnelle aux sommes d'argent en jeu, comme une nouvelle illustration de la désinvolture financière qui aura mené la planète toute entière au bord de la faillite.
A l'officier anglais qui apostropha Surcouf en ces termes:
Avouez, Monsieur, que vous vous battez pour l'argent, alors que nous, Anglais, nous battons pour l'honneur
Le corsaire malouin eut cette répartie:
Chacun se bat pour ce qu'il n'a pas.
Malgré l'incommensurable mauvaise foi dont il a fait montre pendant des mois, l'obscénité financière de Bertarelli montre qu'il ne devait pas se battre pour l'argent: il a montré qu'il en avait beaucoup. Pour rien, car il est vaincu.
Reste l'honneur.
Bertarelli l'aurait-il perdu en franchissant, dans ces conditions, la ligne 5' et 26 secondes après son adversaire, choisi puis subi, ce dimanche 14 février 2010, à Valence?
Christophe Sims
Image de une: Entraînement du trimaran Oracle BMW, le 8 février au large de Valence. REUTERS/Pascal Lauener
Mis à jour le 16/02/2010 à 18h19









































Non seulement vous tirez sur une ambulance, mais vous faites plusieurs erreurs :
- le choix de Valence a été imposé par la justice américaine à Bertarelli, il n'a pas eu le choix
- Bertarelli est un bon barreur de multicoques, il l'a prouvé à plusieurs reprises en gagnant le bol d'or et plusieurs saisons en D35 (contre Gautier, Paeyron et compagnie), il le dit lui même : "je ne suis pas le plus rapide mais surement pas le plus lent"
- la communication et la date de l'évènement : la date a été imposée par la justice américaine, pas par Bertarelli
- vous citez Bruno Troublé, il n'est pas impartial, il est lié à une certaine organisation de l'america's cup que Bertarelli a voulu changer, ce qui n'a évidemment pas plu à Troublé
- vous parlez d'honneur : Bertarelli a barré son propre bateau dans l'america's cup au lieu d'utiliser n'importe quel mercenaire, si ca ca n'est pas honorable, je ne comprends pas votre conception de l'honneur...
Tout cela montre bien que votre charge violente est ridicule.
La défaite est douloureuse, certes. Mais Ernesto Bertarelli a réussi à gagner deux fois l'america's cup, sur l'eau et à la régulière et en battant soit une dizaine de challengers, soit le challenger qui lui avait défait les autres. C'est loin d'être le cas d'Oracle et de Larry Ellison qui n'avait jamais jusqu'à présent réussi à arriver jusqu'à l'america's cuo. Il avait été lamentablement battu soit en finale des challengers, soit en demi finale, malgré le plus gros budget jamais vu. Il a perdu bien plus que 120.000$ la seconde.
Cet article est une honte. Pas une seule chose dedans n'est vraie sauf l'ignorance crasse de son auteur qui en dégage.
Il y a une réplique d'Audiard qui convient à mon sens à tous ces Romands et Français qui crachent sur Bertarelli, les mêmes par ailleurs qui pour la plupart ne connaissaient rien à la Cup il y a quelques années et ont porté Alinghi aux nues : "Les médiocres se résignent à la réussite des êtres d'exception mais la réussite d'un des leurs, ça les exaspère, elle les frappe comme une injustice."
Entièrement d'accord avec les deux commentaires précédents.
Je suis vraiment étonné de la légereté de SLATE concernant la validation des articles à paraitre.
Là, on frôle les plus mauvais blogs amateurs.
C'est vrai que la façon de présenter les choses est plus que partiale... Alinghi le démon millardaire, contre Oracle le sdf de la voile ?
Le défi suisse a été poussé au tribunal par les Américains car il n'acceptaient pas les règles trop favorables que voulaient mettre en place les Suisses pour le 33e édition surtout avec un challenger privilégié "folklorique" en la personne du défi espagnol. Pas la suite il n'y a pas un milliardaire pour rattraper l'autre. Bertarelli s'entêtant dans des choix sensés l'avantager et Ellison ayant une tendance maladive au recours devant un tribunal.
Le seul avantage on a pu voir la création de 2 merveilleux bateau, certes l'un bcp plus merveilleux que l'autre, mais la semaine passée n'avait rien d'une 33e coupe de l'América.
Je suis aussi d'accord avec les autres commentateurs pour m'inquiété un peu de la légèreté voir de l'amateurisme de votre journaliste sur ce coup. Car des artciles "débiles" de ce genre je peux aussi en faire. Je prends Cristiano Ronaldo, je regarde combien de shoot il a fait avec le Real Madrir, je le compare avec les 95 millions d'euros de son transfert et je vous sors un titre du genre "500'000 € le shot manqué" Etes-vous preneurs ?
La finale de Coupe de l’America, comme tous les duels, est manichéenne. Il faut choisir son camp. Mais est-ce la peine de s’emporter ?
Avec le même titre un article symétrique aurait pu traiter de la victoire écrasante de USA17 sur l’A5.
Sans son entêtement, sa mauvaise foi et ses moyens semblables à ceux de son adversaire, Allison n’aurait pas pu gagner sur l’eau. Il a pris Bertarelli au mot et au jeu et il l’a battu. Mais pour une fois, contrairement au réflexe panurgien des commentateurs sportifs, ce n’est pas vers le vainqueur (que la victoire est jolie) mais bien est au vaincu que l’on s’intéresse, et plus particulièrement aux raisons de sa défaite.
Aurait-il mieux valu titrer « Une victoire à 120 000 $ la seconde » ? Un peu lassant, non ?
Sur le détail de quelques remarques exaspérées:
1)- Le lieu et la date :
On trouvera ici le lien http://www.nycourts.gov/reporter/3dseries/2009/2009_09306.htm
vers la décision du tribunal de l’état de New York en date du 15 décembre 2009. C’est de l’anglais juridique quelque peu indigeste mais dont il ressort que la Société nautique de Genève (SNG) s’est prise à son propre piège en jouant sur les dates.
2)- Oui Mr Bertarelli barre ses multicoques dont son magnifique D35. Simplement Alinghi a (une fois encore !) fini second du Challenge Julius Baer 2009. http://www.alinghi.com/en/racing/d35_racing_09/index.php
Et comme chacun sait dans l’America’s Cup « There is no second ».
3)- Oui Mr Bertarelli a gagné l’AC (bravo, bravo) et l’a bien défendue en 2007 (et de belle manière), mais en 2010 il perd le trophée (Vae Victis).
4) - Le mercenaire Peyron, qui barrait lors ce qui fut probablement le meilleur bord d’A5 de toute cette aventure (au début de la 2de régate) quand il est parti à droite, appréciera.
Enfin, en guise de clin d’œil, on ne saurait que conseiller à Ricotra de se rendre d’urgence chez son oculiste pour procéder au dépistage d’une sorte de dyschromatopsie. L’article traite d’un milliardaire suisse (croix blanche sur fond rouge). Peut-être, en ces heures sombres de défaite, est-il, au fond de lui-même, blessé (croix rouge sur fond blanc) ?
1. Non, il ne faut pas choisir son camp, surtout quand on est journaliste.
2. Ce n'était en aucun cas une victoire écrasante. 15 minutes sur un tel parcours et avec de tels bateaux ne sont pas une différence énorme, qui plus est avec une pénalité.
3. Les moyens de ELLISON ne sont pas semblables à ceux de Bertarelli. Il n'a du reste pas pris ce dernier au mot et au jeu mais avec son équipe a imposé ses vues. D'aucuns souligneront la présence derrières ces magouilles d'un certain Ehman, voire d'un Coutts amer mais qui reste un grand navigateur.
4. Ce n'est dans cette 33e édition ni au vainqueur ni au vaincu qu'il aurait fallu s'intéresser mais aux technologies utilisées. Mais évidemment là vous n'en avez aucune idée (d'où votre "victoire écrasante" quelques lignes plus haut).
5. "Aurait-il mieux valu titrer 'Une victoire à 120.000 $ la seconde'?" Je crois que vous auriez mieux fait de ne rien écrire du tout.
1) Je ne discute pas ce point parce que je n'ai pas envie de lire tout cela. Mais il ne faut pas s'attendre à trouver quoi que ce soit de positif envers Alinghi sur le site même de la cour qui a été, on peut s'en rappeler, si positive envers cette même équipe.
2) On appréciera au passage le discernement de l'auteur qui sait juger un barreur sur le fait qu'il ait parfois terminé deuxième, une place que l'on sait déshonorante.
Et vous renversez complètement le sens de la phrase que vous citez, dont vous n'avez certainement pas une grande idée du contexte. De plus il y avait bien "a second" si l'on connaît un peu cette régate que vous mentionnez.
3) Effectivement. Tout le monde sait cela, pourquoi le mentionner? Pour noyer le poisson ou pour étoffer votre message?
Le "Vae victis" n'est pas la phrase la plus appropriée à mon sens.
4) Loïck Peyron. Un "mercenaire". Que vient faire ce mot ici? Les partisans affichés et politiquement corrects d'un rapprochement entre les cultures et les ethnies sont les premiers à condamner Alinghi, disant que le team n'est pas composé de Suisses à l'exception de deux ou trois marins et/ou ingénieurs. Thierry Fouchier pour sa part doit être un loyal Américain tout comme Kärcher.
Et comment peut-on affirmer que Peyron était "le meilleur à bord d'A5"? Connaissez-vous les conditions de vent à ce fameux moment où il est "parti à droite"? Pensez-vous vraiment que c'est le barreur qui fait tout et décide où il emmène le bateau?
En guise de clin d'oeil, on vous recommandera de changer de métier ou bien d'être plus discret et décrire des brèves, avec les faits uniquement, au lieu d'élucubrer.
D.
En lisant l'article on pouvait être sur que son auteur n'y connaissant pas grand chose en mach racing.
En lisant ses précisions, on se demande s'il a déjà vu la mer !
Il est clair que vous n'avez qu'une connaissance limitée de la voile pour croire que c'est le barreur qui décide ou il doit amener le bateau sur le plan d'eau... (autrement on se demande pourquoi un bateau aurait une cellule arrière avec un navigateur, un stratège et un tacticien).
@Christophe Sims : vous n'y connaissez rien, vous vous enfoncez et vous faites des fautes de frappe : c'est Ellison et pas Allison, nous ne sommes pas dans une série B, mais ca peut arriver à tout le monde, passons la dessus.
QQ éléments de réponse :
1. La date a été imposée par Oracle et la justice de New York, c'est la base même de la coupe de l'America : le deed of gift. En résumé, le defender doit organiser la régate dans les 10 mois qui suivent le dépot du challenge. Bertarelli n'a donc pas pu imposer de date.
Relisez le deed of gift c'est assez facile à lire et c'est à votre portée.
2.Reprenez un peu mieux les palmarès, Ernesto Bertarelli a aussi un titre de champion du monde, je vous laisse cherche dans quelle série
3. Combien d'équipes ont gagné deux fois de suite la coupe de l'america depuis 1983? Seulement deux : Team New Zealand et Alinghi, c'est sur ils ont aussi perdu une fois chacun et ca n'a rien de déshonorant
4. Qui a décidé de partir à droite, Brad Butterworth? Peyron? Bertarelli? vous étiez sur dans la cellule arrière du bateau? Apprenez donc les termes et les fonctions, il y a un skipper, un tacticien, un navigateur, un barreur, un "stratégiste", des régleurs, un mast man, un n°1,... je vous laisse nous expliquer dans un prochain article leur rôle.
Enfin, mes yeux vont très bien, ce qui ne semble pas être le cas de votre tête. Je ne vois pas où je parle de rouge/blanc...?
J'ai découvert slate grâce (à cause) de votre article, j'espère que tout n'est pas comme votre papier...