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J'ai supprimé (presque) tous mes tweets et ça m'a libéré

Temps de lecture : 13 min

Sur Twitter, revendiquons le droit à l'oubli.

@FallaitPasSuppr, le compte Twitter qui exhume les tweets effacés, présenté par certains médias comme un vengeur masqué. | Capture d'écran via Twitter
@FallaitPasSuppr, le compte Twitter qui exhume les tweets effacés, présenté par certains médias comme un vengeur masqué. | Capture d'écran via Twitter

Paris, le 5 mars 2019.

Tout à l’heure, j’ai effacé mes tweets, sauf un. Je n’ai pas eu le cœur, parce qu’il était illuminé de photographies de Fred Rister, dont le destin et les textes me bouleversent, et que j’avais été heureux de citer dans ma revue de presse, lundi matin: je ne me sentais pas de l’enlever. J’ai découvert cet homme, qui fut coiffeur et est devenu DJ et maître musicien, compositeur et ami de David Guetta, par ses mots et non sa musique, quand il racontait sa vie de Ch'ti saisi si jeune par les cancers, et qui après trente ans de lutte ne se soigne plus et attend la bête; j’avais lu Rister notamment dans la Vie, où il parlait du Christ qui le soutenait et d’une musique divine, et le découvrant heureux dans la Voix du Nord, invité par la mairie de Dunkerque à lancer des harengs à la foule déguisée du carnaval, le voyant beau et le geste large et disant qu’il se souviendrait de cette fête dans ses voyages, je racontai la scène et ce que savais de lui, pour celles et ceux qui nous écoutent sur France Inter, et postai ensuite sur Twitter cette évocation d’un homme, me disant qu’à l’arrivée, vous seriez quelques-unes et quelques-uns à le découvrir, peut-être, et ce serait bien. C’est ce tweet que j’ai épargné, ce matin, quand j’ai effacé tous les autres.

(Ce texte que j’entame suffira à mon bonheur si vous le laissez ici, et allez lire la Vie et d’autres articles qui parlent de Rister, et aussi son livre et pour lui plaire écouter sa musique, encore que l’électro-pop ne me parle guère, mais peut-être à vous?

Peut-être aussi bien allez vous rester, ou bien êtes-vous revenue, revenu, après avoir lu Rister, pour que je vous raconte un peu plus loin mon histoire de tweets? Peut-être avez vous compris, sans doute le saviez-vous déjà, qu’il faut du temps pour être guidé vers une émotion, et du temps pour que des mots soutiennent un monde, une idée, la beauté d’un homme, et Twitter est trop court de mots et de temps pour dépasser l’éphémère et la seule suggestion –mais alors, pourquoi ne pas tout effacer, ou bien tout laisser, pour ce que ça change? Pour soi-même, dirais-je, pour en avoir le droit.)

Les écrits restent, même en 140 signes

J’efface tous mes tweets à intervalles irréguliers, d’un bloc, et le tweet sur Rister n’est qu’en sursis, comme lui ou moi, nous tous, à notre injustice. Pourquoi, quand les femmes et les hommes disparaissent, leurs écrits seraient immuns? Et pourquoi, singulièrement, ces écrits de quelques mots?

J’ai toujours effacé des tweets, qui relus me semblaient laids, ou faux, ou vains, ou ambigus, incongrus, embarrassants, grimaçants, confus, dépassés, démodés, que sais-je?

J’ai toujours effacé des tweets, qui relus me semblaient laids, ou faux, ou vains, ou ambigus, incongrus, embarrassants, grimaçants, confus, dépassés, désuets, démodés, que sais-je? Je les effaçais trois minutes après les avoir conçus, ou plus tard, d’un hasard gêné. J’ai systématisé la pratique, par principe et soulagement, quand trop d’inquisitions se sont levées sur les réseaux sociaux, qui plongent dans les pépiements passés de celles et ceux que l’on veut abattre, et on les abat aussi bien.

«Qu’on me donne six lignes écrites de la main du plus honnête homme, j’y trouverai de quoi le faire pendre», aurait dit Richelieu (plus vraisemblablement Laubardemont, un juge à sa solde). Qu’on me donne 140 signes… Il y eut Meklat, et il y eut Mennel, il y eut les liguards du LOL, il y eut nos scandales, il y aura, et à un moment cette litanie m’écœure, en dépit des intentions parfois pures ou des causes souvent justes que l’exploration soutient.

Purges staliniennes et éternel présent

La vertu publique n’est pas une archéologie. On ne combat pas le mal avec les méthodes de la Stasi, en cherchant pour preuves des mots mal enterrés, dans des délits de verbe, délits de pensée, délits de salive, délits de clic. Tout ceci sent trop les procès de Moscou, les Babouchkas obscènes qui dans les appartements communautaires soviétiques reniflaient la dissidence dans la mauvaise humeur d’une ménagère fourbue d’avoir en vain fait la queue pour un rare saucisson. Tout ceci exhale le petit chef, le commérage du village méchant, la laideur qu’on ressent dans un film de Clouzot appelé le corbeau…

J’entends bien qu’il fallait purger le journalisme de ses fieffés harceleurs, et qu’un insulteur en série devait trouver son châtiment social. Mais pour autant il y avait autre chose dans ces affaires, une jouissance qui n’était pas la justice: la célébration d’une toute-puissance née des algorithmes qui nous disait que l’oubli n’existait pas, qu’il n’y aurait désormais aucune prescription, aucune échappatoire, que tout ce qui un jour avait été dit, écrit, vivrait sans trêve, et jamais le web ne nous laisserait en repos: nous, pas seulement les méchants…

J’effaçai mes tweets, en deux ou trois fois. Je m’en sentis soulagé, comme rasé de frais, sortant de chez le coiffeur.

J’effaçai mes tweets, en deux ou trois fois. Je m’en sentis soulagé, comme rasé de frais, sortant de chez le coiffeur (est-ce, docteur Freud, qu’inconsciemment je pense mériter la tonte que les foules résistantes infligent aux coupables?) Je ne me sentais coupable de rien, sinon d’être de ce monde, Twitter, où l’on construisait des blagues et d’humeurs poussiéreuses des statues du Commandeur, des yeux qui vrillent Caïn, des éternités accusatrices convoquées en happening pour distraire le web d’une commode vertu. Je n’en voulais pas. Je pratiquais Twitter, j’utilisais cet outil, à plus ou moins bon escient, pour m’informer ou diffuser mon travail, parfois aussi, trop souvent, pour réagir d’un trait, d’une blague, d’un poème, d’une colère, d’une injure aussi? Je pratiquais Twitter, mais je ne voulais pas en être. Ne voulais plus? Tout effacer donc, pour acter que c’était possible. Tout effacer pour ne pas me plier à cette règle venue d’on ne sait où, qu’il faudrait justement ne jamais retrancher, pour récuser la loi du présent éternel, internel.

L'exhumateur de Twitter

Il y a un peu plus d’un an (je n’avais pas encore systématisé mes effacements), j’ai découvert un compte Twitter, qui narguait mes refus en signalant, ironique, que @askolovitchc avait effacé tel tweet, tel post. J’en fus étonné, quelle importance avais-je, puis agacé. Si je voulais enlever de Twitter une parole que je n’aimais plus, de quel droit ce «Fallait pas supprimer», @FallaitPasSuppr, grinçait à mon passage? La première fois, le compte encore inconnu ranimait un échange que j’avais effacé car il n’avait pas grand sens, avec des médecins, à propos des théories du professeur Belpomme sur la nocivité des ondes magnétiques, que ces médecins jugeaient fantasmatiques, mais le journal l’Alsace avait évoquées, journal que j’avais cité dans la revue de presse.

«J'aime beaucoup @askolovitchC mais lui supprime…», disait Monsieur @FallaitPasSuppr, visiblement mu d’un principe sacré.

Au fil des mois et de mes suppressions têtues, il cessa de m’aimer. On peut, d’une recherche, vérifier sa montée en agacement. Il ressuscite ce que j’ôte, me punit et me juge et m'expose, se fatiguera-t-il.

J’ai retrouvé, ce faisant, quelques souvenirs de mes promenades twitteuses, parfois piteuses, parfois drôles. C’est comme le musée incomplet d’une part sans consistance de moi-même. Il ne m’est pas si désagréable que soient préservés deux petits poèmes, méchants, composés contre un journaliste d’extrême droite et contre les paniqués du «parents 1-parents 2» mais, au fond, quelle importance? et quel plaisir y trouve-t-il?

M'entends-tu, vengeur masqué?

Aujourd’hui, @FallaitPasSuppr m’a bloqué (je l’ai bloqué aussi, j’espère en premier). Je me sens, du coup, déphasé: car mon collant est entretemps devenu célèbre et célébré, un vigilant de Twitter, un vengeur, le vengeur masqué, un Jiminy Cricket, un lanceur d’alerte, gardien de vérité! Lui se dit «archiviste, observateur vigilant qui suit l'action de certains personnages publics».

Le Monde d’abord, ce qui m’attriste, d’autres media ensuite, s’inclinent devant le mouchard, dont la dureté les émoustille: il est une autorité. On cite avec révérence son intuition primaire, que les tweets effacés en disent plus que les paroles maintenues, «je pense que l'on peut trouver plus d'informations dans un seul tweet supprimé que dans mille autres», et qu’un espace public, Twitter, ne saurait tolérer le retrait. On explique que par sa vigilance, on respire mieux en France, puisqu’il a exposé un cadre de Nocibé qui avait commis des insultes racistes à l’encontre de l’humoriste-activiste Yassine Belattar, et a révélé les tweets racistes d’une jeune femme, qui conséquemment n’a pas été prise sur les listes européennes de Dupont-Aignan. Mince d’exploit?

Je jure que je m’en fous. Qu’une fachotte culturelle n’intègre pas une liste d’extrême droite, tenue par un homme qui publiquement dévoie son gaullisme, ne change rien à l’histoire. Qu’un braillard raciste soit lynché sur le web, quand tant d’autres grognent en paix, ne diminue en rien la tension de ce pays. Les victoires du vengeur masqué sont un leurre et du parasitage. Elles ne révèlent rien qu’on ne savait déjà, que Belattar exacerbe des cons, que Dupont-Aignan attire les extrémistes. En échange de ces banalités, on valide –Le Monde, notre point fixe!– un compte Twitter anonyme, ricaneur, délateur au hasard de ses pulsions, mais délateur de rien, qui ranime les brasiers de Twitter, comme si ce réseau n’était pas suffisamment infernal. M’entends-tu, vengeur masqué?

M’entends-tu?

Cafteur cafetière rapporte-paquet rapporteur délateur balance dénonciateur poucave délateur donneur corbeau, non-existant parasite d’un univers d’éphémère, dont tu reflètes exactement les péchés! Je ne te parle même pas. Tu m’as bloqué.

Cafteur. Oh le cafteur!

Twitter, la grande illusion

Ces injures posées venues du CE2, il faudrait pouvoir débattre avec @FallaitPasSuppr et ceux qui le suivent, qui croient en son modèle, et leur dire à quel point ils se trompent. Il n’est pas de vérité cachée supérieure à ce que l’on affirme. Les racistes sont racistes sans fard, Dupont-Aignan diffuse des fake news au grand jour, le cadre de chez Nocibé aurait craqué un jour devant un collègue, ou si ça se trouve a tweeté ivre, et s’en est ensuite désolé, que sais-je? Ton paradigme est faux, archiviste, et tes archives biaisées. Ce n’est pas dans l’enfer des textes que l’on sait ce que pensent les hommes, mais dans ce qu’ils maintiennent, et réaffirment, et théorisent, et revendiquent, et prolongent. Un tweet effacé n’est pas une pensée. Ce n’est qu’un tweet. Un gazouillis parti dans la nuit.

Tu te trompes, archiviste, tu es comme l’époque, et tu t’illusionnes de Twitter.

Tu te trompes, archiviste, tu es comme l’époque, et tu t’illusionnes de Twitter. Si nous débattons, en aurais-tu seulement envie, ce ne peut être qu’ici dans le monde des textes, et possiblement sans témoin, mais jamais là-bas dans ton royaume de signes comptés. Ce réseau n’est pas socratique, ni hegelien. On n’y construit ni dialectique, ni pensée commune, et il ne sert à rien de le sanctuariser. On n’y pense pas: on y réagit, sans réfléchir souvent, d’instinct et de colère, de bon sens aussi, d’outrage, de «ça se fait pas»; on s’y affirme dans l’outrance contre d’autres affirmés, outranciers, et les outrances se réconfortent alors, et se partagent la cacophonie. Se dérober, alors, est un regret des échanges modérés.

Des archives qui ne conservent que du vent

J’ai été, je reste, prisonnier de Twitter, et de ce que j’y trouve, et de ce que j’en fait. Ce n’est qu’en cet endroit que la bêtise m’agresse, brute: pas la contradiction, pas le débat, pas la vérité d’une société, mais la bêtise des idéologues à la petite semaine que j’évite usuellement, tant ils ne produisent rien, que leurs banalités hostiles. On les reconnaîtra? D’un tweet me vient une tribune signée de la bande des laïcards printaniers et républicains, qui veulent une journée internationale des femmes universaliste, donc sans femmes voilées, leur marotte

D’un tweet je leur réponds, et d’un réflexe je réalise que ceci est absurde, que ce réflexe d’une phrase ne résout rien, ne sera que le ralliement symétriques d’autres énervés que je ne connais pas: alors je l’efface aussitôt; alors, aussi vite, il réapparait sur le compte de mon archiviste: qu’a-t-il prouvé?

Ce que je peux penser des dilemmes de la laïcité, de la question musulmane en France, des intégristes d’un Laurent Bouvet comme des islamistes ramadaniens, je l’ai écrit, maintes fois, dans un livre, des textes, ici sur Slate, des essais longs, bons ou pas, complexes j’essaie, nuancés. Ces textes respirent dans leur longueur. Ces textes sont disponibles. Je ne cache rien, mais j’explique. Je prends mon temps pour essayer. Un tweet n’est pas un essai. Il est un réflexe. Le réflexe n’est pas toujours opportun. Il ne sert à rien. L’effaçant, je n’ai enlevé aucune vérité au monde, au contraire; je lui ai épargné une querelle confuse, de plus, de trop.

Ce que je tweete, je le ressens, d’un moment, et les moments s’en vont. Je respecte les textes et j’affectionne les ressentis. Je ne les confonds pas.

Je ne suis pas sage. À peine un tweet effacé, je risque d’en écrire un autre, qui ne vaudra pas mieux, que j’effacerai à son tour. Mon tweet serait un lapsus, je lui pardonnerais? Mais il ne révèle rien de ma vie; il la chipe et chipote et réduit. J’en suis le seul responsable, et me rachète en effaçant.

Comprends-tu, l’archiviste, que tes archives ne conservent que du vent?

Ce que je pense, je l’écris, là où depuis toujours les hommes écrivent, de livres et de journaux. Ce que je tweete, je le ressens, d’un moment, et les moments s’en vont. Je respecte les textes et j’affectionne les ressentis. Je ne les confonds pas. Et je ne suis pas, nul n’est la somme et l’étalement de ses ressentis, de ses colères, de ses crises de nerfs et de ses gloussements et de ses blagues aléatoires et traduites en quelques coups de pouce sur un écran de smartphone, jetées à l’encan de la toile, flottant sur internet, mais tel le plastique à l’océan, ne se diluant pas?

«L'humour est une éclipse de la conscience»

Je ne suis pas mes tweets. Un haut-le-cœur mental d’octobre 2011 n’a pas à me taper sur l’épaule, huit ans après, comme un enfant abandonné. Il ne m’est rien, fut-il sorti de moi. Il était, à peine conçu, un oubli. Freud l’a dit avant moi, et mieux, que l’humour est une éclipse de la conscience. Twitter est le lieu de la blague. Le LOL forcément devait s’en emparer. J’en pleurerais.

J’effaçais mes tweets un peu au hasard. J’ai choisi de le faire systématiquement pour proclamer ceci: que je suis, sur Twitter sans passé, simplement au présent, dans l’instant, et cet instant ne pourra jamais se prolonger.

J’effaçais mes tweets un peu au hasard. J’ai choisi de le faire systématiquement pour proclamer ceci: que je suis, sur Twitter sans passé, simplement au présent, dans l’instant, et cet instant ne pourra jamais se prolonger. Twitter n’est qu’une suite de maintenant. Il n’a pas, d’histoire ni de mémoire. Je l’efface et il renait. À cette condition, je peux m’y oublier. Mais même sans me perdre, je devrais effacer. J’essaye aussi d’être sur Twitter sans céder à ses monstres. Je m’astreins à neutraliser son espace. Je l’utilise pour poster des extraits de ma revue de presse, ou faire savoir qu’un texte existe, quand je publie sur Slate ou sur Vanity Fair. Ces tweets-là se relient à un monde concret, et j’espère sensé. Mais ils ne sont pas immuns du lieu où je les installent, et subissent, parfois, lazzis et incompréhensions twitteuses. Qu’importe. Ils partiront, comme les autres, comme les affiches des dos de kiosque annonçant un périodique sont finalement décollées. J’effacerai encore, il ne restera rien.

Ou plutôt une bêtise: j’en ai honte parfois.

Quand je nettoie mon compte d’une application purificatrice, quelques vieux tweets résistent à l’effacement et, pour un observateur distrait, semblent frais postés. On voit ainsi qu’en décembre 2011, je retweetai Nadine Morano, à fins, pardon, de moquerie, tant ses messages de fin d’années me paraissaient étranges. Quel prétentieux, et quel malentendu. Comment dire aujourd’hui ce qui m’animait il y a presque huit ans? Madame Morano m’a bloqué, et je ne peux pas agir sur ses vieux mots, qui semblent les miens. Je prends ceci comme un châtiment ridicule et bienvenu. Ces jours-ci, ce n’est pas Morano qui apparait sur ma timeline, mais un homme et une femme et des mots dont je suis fier. Sans doute est-ce pour cela que je n’ai pas enlevé mon tweet sur Fred Rister, et ai-je retweeté l’annonce d’une conférence que ma maman va donner à des jeunes gens sur sa déportation: sa photo, petite fille, m’émeut aux larmes, l’aimerez-vous? J’effacerai pourtant, bientôt, ces deux jolis messages. L’archiviste, peut-être, dans sa passion maniaque, les invitera en mon musée.

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