Sciences

L’évolution a une recette unique pour rendre les animaux monogames

Temps de lecture : 2 min

Des comportements sociaux complexes semblent bel et bien partager une même structure génomique.

 Campagnol en pleine méditation sur l'intérêt de la fidélité  | susie2778 via Flickr CC License by

Ce sont dix espèces –de mammifères, oiseaux, grenouilles et poissons– jumelles: l'une est monogame, l'autre pas. C'est par exemple le cas du campagnol des praires (monogame) et de son cousin, le campagnol des plaines. Tous ces animaux ont un autre point commun de taille: malgré toutes leurs différences actuelles, voici 450 millions d'années, ils partageaient un seul et même ancêtre.

Une lignée évolutive qui aura permis à une équipe de chercheurs dirigés par Rebecca L. Young, du département de biologie intégrative de l'université du Texas à Austin, de découvrir la recette unique de la monogamie dans le monde animal. Pour qu'il y ait monogamie, il faut que les animaux forment un couple durable a minima pendant une saison reproductive et se partagent les soins à apporter à la progéniture. Cette catégorisation inclut la monogamie sociale, soit la tolérance pour quelques aventures extra-conjugales du moment que la dyade parentale ne se sépare pas –c'est ce qui se passe, globalement, chez les humains.

Dans ces dix espèces –représentant les cinq fois où la monogamie est apparue chez les vertébrés au cours de l'évolution– on retrouve un même complexe génétique qui, selon son mode d'activation dans les cellules cérébrales, pousse ou non une espèce à la stabilité conjugale.

Pour ce faire, les scientifiques ont comparé l’expression des gènes dans les cerveaux des mâles afin de déterminer les changements survenus à chacune de ces intersections évolutive et allaient constater que des changements identiques dans l'expression de vingt-quatre gènes se produisaient à chaque fois qu'il y avait monogamie. Ce qui laisse entendre qu'il existe bien une structure génétique unique –un mécanisme transcriptomique universel, pour être précis– à des comportements sociaux aussi variables et complexes qu'un régime socio-sexuel.

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