Sciences

Pour nommer des éléments de l’espace, les scientifiques suivent tout un tas de règles bizarres

Temps de lecture : 2 min

Avec la découverte de plusieurs lunes autour de Jupiter, les astronomes font appel aux idées du public. Néanmoins, à chaque fois qu’il faut trouver des noms, il y a des règles selon la planète ou l’élément spatial à suivre rigoureusement.

Le ciel | Stocksnap via Pixabay License by
Le ciel | Stocksnap via Pixabay License by

L’été dernier, cinq nouvelles lunes ont été découvertes dans l’orbite de Jupiter. Comme à chaque fois qu’il y a une découverte de ce genre, il faut les nommer. Le 21 février 2019, la Carnegie Institution for Science, une organisation américaine qui finance et mène des recherches scientifiques, a proposé au public de trouver un nom à ces lunes. L’occasion de découvrir quelques règles en la matière décrétées par l’Union astronomique internationale (UAI), raconte le Washington Post.

Pour ses lunes, il faut donc choisir un nom d’un personnage mythologique qui a été l'amant de Zeus ou Jupiter (le même dieu selon la mythologie grecque ou romaine), qui doit faire au maximum seize lettres. Il ne peut être celui d’une personne vivante connue ou être similaire à d’autres astres spatiaux, comme des lunes ou des astéroïdes. Et si la lune est prograde (elle tourne dans le même sens que la rotation de Jupiter) le nom doit finir par un «a». Si elle est rétrograde (elle tourne dans l’autre sens), le nom doit finir par un «e».

Ainsi va la difficile vie de nommeur d’élément spatial, il faut suivre tout un tas de règles un peu bizarres décrétées par l’UAI. Ainsi, si vous voulez nommer un relief de Titan, le satellite de Saturne, il faut que les noms proviennent des univers du Seigneur des Anneaux et de la Terre du Milieu de Tolkien, ou de celui de Dune de Frank Herbert, écrit le Washington Post. Et pour Io, la lune volcanique de Jupiter (encore une), il faut qu’il y ait un nom en rapport avec le feu, les volcans ou l’Enfer de Dante.

C’est lorsque des sondes spatiales ou d’autres appareils de recherches renvoient les premières images d’un nouveau corps céleste que l’équipe derrière cette découverte propose des catégories et des thèmes pour les nommer. Quand les thèmes sont décidés, tout le monde peut proposer un nom. Les nouvelles suggestions sont examinées par un groupe de travail, qui les approuvent et les publient dans la «Gazetteer of Planetary Nomenclature». Par exemple, une minuscule lune de Neptune découverte avec le télescope spatial Hubble fut appelée Hippocampe, car ces animaux sont ceux qui conduisent le char de Neptune dans un ancien mythe.

Avoir des thèmes est important car cela «minimise les chances que quelqu’un veuille attribuer le même nom à deux entités différentes sur deux corps spatiaux, car les thèmes seront différents pour chacun, indique un scientifique au quotidien américain. Cela relie également les choses. Si vous connaissez votre mythologie… Vous pouvez immédiatement dire sur quel corps il se trouve et quel type de caractéristiques il a».

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