Goldman Sachs a aidé la Grèce à cacher ses dettes

Goldman Sachs n'a pas exactement détruit l'économie grecque, mais la banque a aidé le pays à faire croire au reste du monde que sa dette sans-cesse grandissante n'était pas un si gros problème que cela. Comment? Avec des «tactiques semblables à celles qui ont engendré la crise des «subprimes» aux Etats-Unis», explique le New York Times.
La Grèce est désormais dans une situation financière grave, et les inquiétudes quant à son économie se font sentir dans toute l'Europe et aux quatre coins de la planète. Mais ses problèmes n'ont rien de nouveau. Depuis une décennie, Goldman Sachs, ainsi que d'autres grands établissements de Wall Street, a aidé la Grèce à dissimuler les énormes quantités d'argent qu'elle empruntait. Et pas seulement la Grèce. Au cours de ce qui est décrit pas l'article comme «une douzaine de contrats à travers le continent», des banques ont donné du liquide à des gouvernements en échange de paiements futurs, mais ont fait preuve de créativité comptable pour que les transactions ne soient pas répertoriées en tant que prêts. JP Morgan a par exemple aidé le gouvernement italien en 1996 en lui accordant un prêt déguisé en échange de devises.
Mais ce n'était rien en comparaison de ce qui s'est passé en Grèce, où des officiels ont effectué un «vide grenier à l'échelle nationale» en «hypothéquant les aéroports et les autoroutes du pays pour lever des fonds grandement attendus.» Même quand il devenait clair que la Grèce ne pouvait plus dissimuler ses problèmes très longtemps, Goldman a continué à essayer de faire des transactions avec le gouvernement grec jusqu'à la fin de l'année dernière.
[Lire l'article complet dans le New York Times]
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Image de Une: Le siège de la banque centrale de Grèce à Athènes Yiorgos Karahalis / Reuters
Mis à jour le 15/02/2010 à 16h01

























Je crois qu'on atteint le fond de ce que la cupidité peut entraîner dans les pratiques des banques d"affaires! Goldman Sachs avait déjà empoché le plus gros ticket dans le remboursement des dettes d'AIG (remboursée à 100% pour 13 milliards de dollars), grâce à son ex-PDG, Henry Paulson,devenu secrétaire au Trésor!
Pour aller un peu plus loin, GS a appris à la Grèce, depuis 2001 , à maquiller ses comptes contre des honoraires extravagants (premier versement de 300 millions de dollars), mais surtout en 2009, GS avait prévu d'aller beaucoup plus loin, le gouvernement de Papandreou a finalement renoncé.
les gouvernements européens peuvent-ils tolérer ces pratiques qualifiées de légales?
si c'est le cas, c"est la preuve de leur impuissance, qui se traduit essentiellement par de la gesticulation (suivez mon regard!), mais ce genre de comportement est d'une gravité extrême, car il détruit un des ingrédients majeurs de nos sociétés démocratiques, la confiance!
si aucune action n'est lancée contre Goldman Sachs et ses homologues dans cette affaire grecque, et surtout si rien n'est fait pour éviter ce type de manipulation, nous saurons que nos politiques ne sont pas beaucoup plus que des pantins aux mains de l'économie financière et de ses grands prédateurs!
A lire :"The great american bubble machine" sur rollingstone.com, un papier qui montre que Goldman Sachs a participé activement à toutes les grandes manipulations de marché aux USA depuis 1929!! Instructif!