Société

On vole de plus en plus de choses sur son lieu de travail

Temps de lecture : 2 min

Les raisons sont différentes mais personne n'est à l'abri.

Vous sentez-vous concerné? | 889520 via Pixabay
Vous sentez-vous concerné? | 889520 via Pixabay

Un stylo, une ramette de papier, des ciseaux ou des livres, voilà peut-être des fournitures de bureau que vous avez déjà volées sur votre lieu de travail. Si oui, vous n'êtes probablement pas seul dans ce cas. Car on volerait de plus en plus son employeur.

Une étude de l'Association of Certified Fraud Examiners révèle qu'en 2002, les cas de vols au bureau s'élevaient à 10,6%, jusqu'à atteindre 21% en 2018. Des disparitions qui obligent les direction à commander 20% de marchandises en plus pour compenser ces pertes.

Certains objets sont plus volés que d'autres à des moments particuliers de l'année. Par exemple, le ruban adhésif a tendance à prendre le large à l'occasion des fêtes de Noël –c'est la saison des paquets cadeaux. Les produits utiles aux écolières et aux écoliers, eux, se volatilisent particulièrement au mois d'août, pour alléger la facture des fournitures scolaires juste avant la rentrée.

Tout se passe dans la tête

Cette tendance globale à l'augmentation des rapines au bureau a plusieurs explications. Mark R. Doyle, président de Jack L. Hayes International, cabinet de conseil en prévention de pertes, pointe un relâchement de la supervision, une plus grande facilité de revente en ligne et «un déclin généralisé d'honnêteté du personnel».

La nature même de l'environnement de travail a son influence. De nos jours, un salarié ou une salariée passe en moyenne 3,3 heures à travailler depuis son domicile. La frontière entre les deux devient de plus en plus floue et pourrait expliquer une recrudescence des vols de produits en tous genres. Les réseaux sociaux regorgent de cas de vols insolites, de la mayonnaise à la chaise de bureau, en passant par de la méthamphétamine.

David Welsh, professeur de commerce à l'université d'État de l'Arizona a publié une étude théorisant qu'un vol de faible valeur pouvait créer un effet boule de neige menant à des vols de plus grande envergure, à cause d'un mécanisme cognitif appelé «désengagement moral». Cela arrive quand par exemple vous vous dites à vous-même: «Ce n'est pas grave si je vole ces feuilles, car j'imprime beaucoup de documents à la maison». Bref, qui vole un œuf, vole un bœuf.

Slate.fr

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