Monde / Culture

Arrêtez de croire que les gens ne lisent plus aux États-Unis

Temps de lecture : 2 min

«Nous sommes une nation de lecteurs», assure la directrice exécutive de la National Book Fondation.

76% de la population américaine a lu au moins un livre en 2017. | Chris Benson via Unsplash
76% de la population américaine a lu au moins un livre en 2017. | Chris Benson via Unsplash

«Le livre est mort», «Reste-t-il des personnes qui lisent encore?», c’est ce qu’entend souvent Lisa Lucas, la directrice exécutive de la National Book Fondation aux États-Unis. Entre l'usage de Netflix, des réseaux sociaux et l'omniprésence des smartphones, on a tendance à croire que les Américains et Américaines lisent de moins en moins, voire plus du tout. Et pourtant…

Une étude menée par le Pew Research Center a montré que 24% de la population des États-Unis n’avait pas lu de livre en 2017. De ce point de vue, l’industrie du livre peut être considérée comme défaillante. Mais Lisa Lucas renverse la perspective: «Ce que je vois, c'est que 76% des Américains ont lu un livre, écrit-elle. Selon moi, nous sommes une nation de lecteurs.»

Malgré la fermeture de nombreuses librairies cette dernière décennie et la prédominance de la vente en ligne, le nombre de libraires indépendants a augmenté. Depuis neuf ans, l’American Booksellers Association accueille chaque année plus de membres. La vente physique de livres s'est accrue d’année en année depuis 2013; entre 2017 et 2018 elle a par exemple augmenté de 1,3%.

«Les livres ne sont pas exclusifs»

«Tout le monde ne lit pas, nul besoin de sondage pour le dire», commente Lisa Lucas. Et le but n’est pas de forcer les gens à lire. La directrice exécutive de la National Book Fondation souhaite mieux comprendre qui lit et pourquoi, afin d'encourager cette démarche. Une manière aussi de déceler quelles sont les personnes laissées en dehors du monde littéraire et d'essayer de trouver des moyens pour les y accueillir. «Le travail de personnes comme moi consiste à élargir le public et à veiller à ce que les livres restent toujours pertinents pour notre culture.»

Lisa Lucas pense que la narration est fondamentale pour l’être humain. Elle permet d’explorer et de donner du sens à notre monde. Les livres absorbent et exploitent notre imagination. «L'idée que ces avantages et plaisirs concernent un sous-ensemble limité d'une population donnée est dangereuse, estime-t-elle. Les livres ne sont pas exclusifs.»

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