Égalités / Médias

La directrice de Vogue Brésil démissionne après des photos d'elle faisant référence à l'esclavage

Temps de lecture : 2 min

Pour son 50e anniversaire, Donata Meirelles s'est fait photographier sur un trône, entourée de deux femmes noires habillées comme des esclaves.

Donata Meirelles, directrice de Vogue Brésil | FERNANDA CALFAT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Donata Meirelles, directrice de Vogue Brésil | FERNANDA CALFAT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Vêtue d'une robe à plumes, assise sur une chaise aux allures de trône, et entourée de deux femmes noires habillées de robes traditionnelles. C'est ainsi qu'est apparue la directrice de Vogue Brésil, Donata Meirelles, lors de la fête de son 50e anniversaire.

Les photographies, qui ont fuité sur Instagram, ont fait scandale avant d'être supprimées, rapporte CNN. Pour de nombreux commentateurs, tel que l'Instagrameur Roberto Sakiyama, elles faisaient «clairement et malheureusement référence» à l'esclavage, et au «Brésil de l'autocratie [...], où les personnes noires servaient les Blancs». «Pensez à quel point vous pouvez blesser les gens, leur mémoire, le sort de leur peuple, quand vous choisissez un tel thème pour "mettre du piment" dans un moment de votre vie», a par ailleurs écrit la chanteuse noire Elza Soares, citée par la BBC.

Donata Meirelles, qui s'est rapidement excusée, a démissionné. Elle assure cependant que l'esclavage «n'était pas le thème de sa fête», mais se dit «désolée» si c'est ce à quoi les photographies ont fait penser. Pour se justifier, elle a expliqué que le «trône» était une chaise issue des traditions du culte afro-brésilien candomblé, et que les robes étaient également des habits traditionnels de fête de Bahia.

De son côté, le magazine a également présenté des excuses, et dit «espérer que les discussions générées par cet incident serviront de leçon». Il a en outre annoncé la création d'un groupe d'activistes, d'experts et de professeurs afin de discuter des contenus et des images scusceptibles de lutter contre les inégalités.

C'est déjà la troisième fois, depuis le début de l'année, que le groupe de presse est confronté à des contenus jugés racistes, rappelle la BBC, notamment en confondant une journaliste américaine musulmane avec une actrice pakistanaise.

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