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Pourquoi l'affaire de la Ligue du LOL ne sort que maintenant

Temps de lecture : 13 min

Il faut connaître à la fois le fonctionnement interne des rédactions et le mécanisme du harcèlement pour disposer du tableau en entier.

L'événement a surgi d'un coup alors qu'il couvait dans l'ombre depuis longtemps. | Mārtiņš Zemlickis via Unsplash
L'événement a surgi d'un coup alors qu'il couvait dans l'ombre depuis longtemps. | Mārtiņš Zemlickis via Unsplash

Slate couvre le sujet de la Ligue du LOL, du nom d'un groupe Facebook privé très actif autour de 2010, composé principalement de journalistes masculins dont certains se sont livrés en parallèle à du cyber-harcèlement visant des femmes, des personnes racisées, des blogueurs. Notre actuel rédacteur en chef a été membre de ce groupe, sans qu'aucune action de sa part ne justifie sa suspension. Par souci déontologique, les articles que nous produisons sur la Ligue du LOL –et nous ne nous interdisons aucun angle– sont placés sous la supervision exclusive d'Hélène Decommer, rédactrice en chef adjointe de Slate.

C’est une question qu’on me pose sans arrêt depuis quelques jours: mais pourquoi «l’affaire» de la Ligue du LOL n’est révélée que maintenant? Pour qui est un peu familier des histoires de harcèlement ou de violence sexiste, l’interrogation a l’allure d’une ritournelle. C’est l’éternel «Mais pourquoi n’a-t-elle pas parlé plus tôt?». Cette fois-ci, je suis surprise quand même, parce que le gimmick revient dans la bouche d’une journaliste féministe de renom, qui m’appelle en me demandant s’il n’y a pas derrière tout cela une instrumentalisation. Et qui suggère que Laurent Joffrin (le directeur de la rédaction de Libération) aurait cherché une excuse pour virer Alexandre Hervaud (l’un des harceleurs présumés et chef du service web). Je suis abasourdie. Et étonnée aussi quand une autre blogueuse féministe me confie avoir pensé «à une manœuvre de Libé pour virer Hervaud».

On avait déjà vu circuler les mêmes rumeurs lors de l’affaire Baupin. Immédiatement, certains et certaines se sont demandé pourquoi ce truc pétait maintenant, est-ce que les victimes n’étaient pas manipulées. «Baupin est devenu un violeur quand il est devenu gêneur», m’a carrément balancé un ex-adjoint de Bertrand Delanoë. Faux, absolument faux. En réalité, comme toujours, c’est la logique du harcèlement même qui est à l’œuvre, et qui induit ce temps si long de réaction. Et puis un jour vient une étincelle, qui fait exploser des transformations lentes. Pour Baupin, ce qui déclencha la parole des victimes, c’est le fait que l’ex-député a eu le culot de se coller du rouge sur les lèvres pour la campagne #mettezdurouge, le 8 mars 2016. Impossible à digérer pour Sandrine Rousseau et Elen Debost. Pour la Ligue du LOL, l’étincelle est un clash entre Alexandre Hervaud et une victime.

Et si on regarde dans le détail, cette étincelle ressemble beaucoup à celle de l’affaire Baupin. «Il est beau le journaliste modèle qui joue les exemples après s’être bien amusé au sein de meutes de harceleurs de féministes. Il est beau» tweete Thomas Messias, collaborateur à Slate. Il vise sans le dire (un «subtweet» en langage Twitter) Vincent Glad, créateur du groupe Facebook de la Ligue du LOL, et journaliste encensé depuis plusieurs semaines pour sa couverture des «gilets jaunes». Vincent Glad a aussi produit depuis quelques mois des articles sur le harcèlement sexuel. Cette nouvelle image de défenseur des plus faibles fait bouillir de l’intérieur Thomas Messias, qui a subi le cyberharcèlement ciblé du groupe. Mais le «subtweet» fait rappliquer Alexandre Hervaud, et produit un clash. C’est ce clash qui pousse un journaliste à poser une question au service Checknews de Libération, qui demande le 6 février à son journaliste Robin Andraca de faire un article sur le sujet. L’article est publié le 8 février et provoque la réaction en chaîne que l’on sait (neuf personnes mises à pied ou en retrait et de multiples articles).

Voilà pour l’histoire en surface. Car une telle explication ne dit pas tout, évidemment. Et ne répond pas à la question de savoir pourquoi, alors que nombre de journalistes connaissaient des membres de la Ligue du LOL ou des victimes, l’histoire n’a pas été révélée plus tôt. Il faut connaître à la fois le fonctionnement interne des rédactions et le mécanisme du harcèlement pour disposer du tableau en entier.

Il y avait déjà eu des enquêtes sur le sujet

Souvent, très souvent, quand des enquêtes aboutissent, on s’aperçoit qu’il y a eu des tentatives avant, et de nombreuses alertes. C’était le cas pour l’affaire DSK-Banon, par exemple. Là encore, comme le montre notre enquête, il y a bien eu des essais avortés. En l'occurrence chez Slate.fr et chez Buzzfeed France, tous les deux historiquement en pointe sur les questions féministes.

À Slate, l’enquête débute en 2016 [l'actuelle rédaction en chef est en place depuis l'été 2017, ndlr]. Un journaliste est mis au courant par des victimes, mais rapidement, des difficultés se font jour: contacter un «loleur» expose au risque qu’il prévienne tous les autres, et que toutes les preuves ne soient effacées. Les victimes, elles, ont peur, et ne sont pas toutes enclines à parler en «on», comme on dit dans le jargon, voire à parler tout court. Le journaliste en question est par ailleurs jeune, en début de carrière, et n’a pas l’expérience de ce type d’enquête: «C’était impressionnant pour moi à l’époque et je me disais que je n'avais pas forcément les épaules et qu’il y a des journalistes plus légitimes là-dessus», lâche-t-il. S’ajoutent à cela des raisons psychologiques, liées au fait que l’affaire touche des confrères qui sont les amis de certains de ses amis ou collègues, voire de potentiels recruteurs. Mais surtout, le temps manque. Slate est une petite rédaction, avec un rythme de production très élevé. À l’époque, en plus de nos «papiers longs», nous devions chaque jour produire deux contenus courts. Il reste peu de temps pour le reste, souvent pris sur les soirs et week-ends… Et les articles «en cours» s’accumulent. «Il fallait faire tel autre sujet, et tel autre, je n’ai pas pu vraiment y revenir concrètement», commente le journaliste. Finalement, le temps passe et il finit par laisser tomber le sujet. Il travaille aujourd'hui dans une autre rédaction web.

«On avait beaucoup d’autres sujets sur le feu»

Buzzfeed s’est essayé bien plus tard à cette enquête, avec des problèmes similaires. Ce sont Jules Darmanin et Marie Kirschen qui en sont chargés, juste après l’affaire Weinstein. La deuxième a eu des contacts avec des victimes fin 2017, et le premier avait entendu parler «vaguement» de ce groupe dès 2015, sous la forme de rumeurs. Le déferlement #MeToo incite la rédaction à leur demander de creuser l’histoire, qui se révèle là aussi compliquée. Parce que beaucoup de preuves n’ont pas été conservées. Et parce que certaines victimes ne sont pas enthousiastes à l’idée de tout révéler au grand jour. À cette époque, les idées d’enquêtes sur des cas de violences sexuelles ou de harcèlement affluent dans la rédaction, et Buzzfeed choisit de prioriser celles qui paraissent plus importantes, ou moins compliquées, c’est-à-dire où les chances «d’aboutir» sont plus élevées. Car là aussi, il s’agit d’une petite rédaction, et les journalistes sont occupés au quotidien par l’actualité. «On avait beaucoup d’autres sujets sur le feu», résume Jules Darmanin. Quelques mois plus tard, mi-juin 2018, alors que les deux journalistes ont encore des éléments sous le coude et des fils à tirer, la direction américaine annonce que le site français doit fermer ses portes. Fin du game.

À Libération même, il y a déjà eu au moins une alerte avant ce mois de février 2019. Le service Checknews avait déjà été saisi d’une question similaire au moment de sa création, fin 2017. Le malicieux journaliste à l’origine de cette demande avait voulu, dit-il, «tester» le site, et vérifier s’il n’allait pas s’autocensurer… Mais Checknews n’avait alors pas donné suite.

Si le parcours médiatique sous-terrain de la Ligue du LOL permet de comprendre le processus qui conduit à ce qu’une affaire vaguement connue des rédactions finisse par sortir, il reste une question: pourquoi les victimes elles-mêmes n’en ont pas parlé avant, sur les réseaux sociaux, en alertant directement l’opinion publique?

Par peur des répercussions sur sa carrière

Une des principales raisons tient en un mot: domination. Parce que les «loleurs» étaient bien établis, influents, avaient pour certains des postes importants, et que les victimes en face étaient peu connues, précaires, pigistes, stagiaires ou en CDD. Fréquenter les caïds des réseaux sociaux et s’attirer leurs bonnes grâces était synonyme, au moins pendant un temps, d’un potentiel «bénéfice» pour la carrière. Les dénoncer était au contraire risqué. La journaliste Léa Lejeune, victime de la Ligue du LOL et présidente de l’association Prenons la une, le résume bien sur Slate:

«Pourquoi n’avons-nous pas parlé pendant toutes ces années? Parce que ces gens-là avaient des postes importants, étaient amis avec des rédacteurs en chef influents ou des personnes à des postes de direction à Slate, à Libération, aux Inrocks, dans la presse people ou magazine –ceux qui sont cités parmi les membres de la Ligue du LOL. Précaires, nous avions peur de perdre des opportunités de travailler.»

Une autre victime, surnommée Lula (c’est un pseudo), s’est exprimée dans Elle, pour donner des raisons similaires:

«J'ai à plusieurs reprises essayé de m'éloigner de cette bande, LDL et apparentés. C'était difficile parce que j'étais persuadée que dire au revoir au groupe signifiait dire au revoir aux deux ou trois personnes que j'estimais. Et puis je travaillais pour l'un d'entre eux. La barrière était plus psychologique qu'autre chose; elle a fini par tomber. Au final, je n'avais jamais été qu'une figurante parmi d'autres et je n'avais pas besoin d'être associée à cette bande pour avoir de la valeur, au contraire.»

Par peur de réveiller du cyber-harcèlement, et par honte

Les conséquences du cyber-harcèlement sur les victimes sont très concrètes, physiques: maux de ventre, incapacité à dormir, tremblements, rythme cardiaque accéléré, épuisement, baisse du moral voire dépression, difficultés voire incapacité à travailler, peur d’ouvrir sa boîte mail, peur de consulter les réseaux sociaux, etc. C’est pour ces raisons que de nombreuses victimes ont carrément choisi de les déserter, avec un préjudice certain pour leur carrière. Et c’est pour cette raison aussi que nombre d’entre elles hésitaient à dénoncer publiquement leurs agresseurs, de peur de se prendre en pleine figure une énième vague de cyber-harcèlement.

La YouTubeuse Florence Porcel, une autre victime de la Ligue du LOL, qui a reçu des salves de messages entre 2010 et 2012, et subi un canular en avril 2013 (un membre de la Ligue du LOL s'est fait passer pour un recruteur et a publié la conversation téléphonique sur le web), me confie en avoir parlé à des proches au début, mais en privé, jamais sur les réseaux sociaux:

«Pourquoi ne pas en parler? [elle marque une pause] La honte. C’est super humiliant. La volonté d’oublier. Tu mets ça dans un coin de ta tête pour essayer de faire en sorte que ça n’existe plus. En parler ça le fait exister. Tu veux éviter l’effet Streisand [l’effet qui conduit à ce qu’une publication qu’on voulait garder cachée soit au contraire encore plus exposée publiquement] donc t’en parles pas.»

Lula a des mots similaires, sur Elle.fr:

«On a fait les autruches, moi y compris. [...] J'ai pensé écrire à mes détracteurs quand j'ai vu fleurir les #MeToo sur internet. Je n'en ai pas eu la force. J'ai tout enfoui jusqu'à la lecture de cet article de Libé.»

Et me dit en privé: «J'avais tout intériorisé, par peur et par honte».

Parce qu’aucune victime ne s’attendait à être prise au sérieux

Pour comprendre l’état d’esprit de ces femmes et de ces hommes, il faut savoir que le harcèlement diminue profondément la confiance en soi. Et à cause de cela, c’est un réflexe très courant, pour une personne harcelée, de penser qu’elle ne va pas être prise au sérieux. Qu’elle va être décrédibilisée. Et de minimiser ce qui lui arrive. D’autant que parmi ces victimes, il y a beaucoup de journalistes, très conscientes et conscients des lois sur la diffamation. Elles et ils savent qu’une enquête doit être béton, et accumuler les preuves, pour éviter un «retour de bâton», et une accusation des victimes elles-mêmes.

Personne n’imagine alors la vague de témoignages qui va affluer, et qui rend donc impossible le discours «ça n’existait pas». «Je pensais qu’on allait en reprendre pour six mois de silence», lâche Thomas Messias. Je peux ajouter à cela mon propre témoignage: je suis porte-parole de Prenons la une, une association de femmes journalistes dans laquelle on dénombre plusieurs victimes. Nous en parlions depuis des mois. Nous savions qu’il y avait des enquêtes en cours et nous attendions qu’elles sortent. Mais aucune de nous, victime ou pas, n’imaginait un tel retentissement.

Florence Porcel le dit très bien:

«C’est facile de dire “pourquoi vous n’avez rien fait?”. Aujourd’hui c’est identifié, mais quand tu es prise dedans, tu n’en connais pas l’ampleur, tu ne sais pas qu’il y a une “affaire”. Tu te dis que le trolling fait partie d’internet, même si c’est pesant, et que cela nuit à ta santé. Mais tu n’as pas conscience de la gravité des faits. Je n’ai pris conscience de certaines choses que maintenant, en lisant le témoignage de victimes. Je me suis dit alors que cela avait brisé des vies, et pas seulement la mienne.»

Parce qu’elles étaient isolées

Si les victimes n’avaient pas conscience qu’il y avait là une «affaire», c’est parce qu’elles étaient isolées. Au contraire des membres de la Ligue du LOL, qui étaient groupés, ces femmes et ces hommes ne se connaissaient pas. «J’étais isolée et vulnérable. C’est la force de ce genre de groupes de mecs, ils savent qu’on est désorganisées et qu’on ne se parle pas», analyse Florence Porcel. «À l’époque j’étais isolé, j’étais un simple blogueur cinéma, je ne connaissais pas grand-monde, et j’avais pas beaucoup d’abonnés. J’étais en train de crier tout seul en majuscules qu’on était en train de m’agresser, mais personne ne comprenait ce que je disais», ajoute Thomas Messias.

Et pourquoi parlent-elles maintenant?

Depuis, la situation a changé pour nombre de victimes. Thomas Messias est devenu un journaliste lui-même influent sur les réseaux sociaux, de même que sa compagne Lucile Bellan, elle aussi victime. «Avec 5.000 abonnés et des relations, c’est plus facile de se défendre», dit-il. Les victimes ont fini par se connaître, se reconnaître entre elles, se parler. Du moins, elles étaient moins isolées. Rompre cet isolement, savoir qu’il existe autour de soi une communauté de gens qui partagent le même destin, les mêmes convictions, a beaucoup aidé certaines personnes à parler. «Je me sens capable d'en parler aujourd'hui car je ne suis plus seule, qu'il y a enfin un groupe pour répondre à ce groupe», me dit Lula.

Depuis quelques années, de nombreux collectifs féministes se sont créés. Ils organisent des événements où ces femmes, ces victimes, ont pu se rencontrer. Une association comme Prenons la une, lancée en 2014, a aussi participé à rompre l’isolement. Je me souviens personnellement d’une soirée fin 2017, où plusieurs femmes victimes adhérentes à l'asso étaient présentes, ainsi que… Guilhem Malissen, l’un des membres de la Ligue du LOL. Sa présence a automatiquement déclenché un flot de paroles entre nous. Nous avons échangé des informations, des expériences. J’ai appris beaucoup de choses. J’ignorais totalement avant cela que l'une des membres avait été victime.

Si certaines victimes parlent aujourd’hui, c’est parce qu’elles ont pris de la bouteille, de l’expérience, de la confiance en elles, et pour certaines ont des postes plus stables. «J'ai changé de métier et j'ai vieilli aussi. Je me sens épanouie aujourd'hui. C'était nécessaire pour mettre cette période de ma vie à distance. J'imagine que c'est un peu le cas de toutes les personnes qui ont parlé», explique Lula. «Je vois aujourd’hui que des gens apprécient mes papiers. Ça a joué au niveau de la confiance. Je me suis dit que je méritais d’exister tout court. J’ai acquis une certaine sérénité vis-à-vis de ces agresseurs», raconte aussi Thomas Messias.

Une autre planète

Surtout, le monde a changé. C’est peut-être difficile à réaliser, mais le monde de 2019, en matière de prise de conscience du sexisme, est un autre monde que celui de 2009. En dix ans, il y a eu l’affaire DSK, l’affaire Baupin, #MeToo. Une nouvelle génération a poussé, beaucoup plus consciente de ces enjeux. 77% des femmes de 15 à 24 ans se disent aujourd’hui féministes, et 58% de la population française répond par l’affirmative. Il faut imaginer qu’il y a dix ans, on cachait son féminisme, tant cela pouvait être mal perçu! Et à l’époque, le cyber-harcèlement n’était pas encore puni par la loi en France.

Si nous ne comprenons pas pourquoi un événement tout d’un coup surgit, qui semble rebattre les cartes, alors qu’il couvait dans l’ombre, c’est parce que nous ne voyons pas les transformations silencieuses. Nous ne voyons pas le mouvement dialectique. Le poison contient toujours en lui le remède. Nous n’avons pas conscience de ce qui nous travaille graduellement tous et toutes, à la manière de l’hiver qui lentement laisse la place au printemps. Il y a un très beau poème de Paul Éluard, avec cette phrase magnifique: «Nous vivons dans l’oubli de nos métamorphoses. Le jour est paresseux mais la nuit est active». La nuit, dans l’ombre, nous changeons.

Et là, nous avons certainement tous et toutes changé pour le mieux. Nous sommes devenus plus sensibles, plus attentives les unes aux autres. Notre seuil de tolérance à la maltraitance a baissé. Tout ça s’est passé beaucoup plus vite que ce que j’aurais pu imaginer. Il y a quelque chose d'incroyablement émouvant à cela. C’est peut-être, je l’espère, une des bonnes nouvelles de cette affaire de la Ligue du LOL.

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