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En Afghanistan, la coalition face à un champ de mines géant

Temps de lecture : 2 min

Les armées américaine, britannique et afghane ont lancé samedi matin autour de la ville de Marjah la plus grande offensive de l'Otan depuis l'invasion de l'Afghanistan en 2001. Près de 15.000 soldats sont impliqués dans l'attaque de ce bastion où pourraient se trouver un millier de talibans.

Pour le Washington Post, ce qui fait que cette offensive est différente des autres grosses opérations passées, c'est le niveau de coopération des forces locales. Alors que l'an dernier, une opération dans la même zone géographique comptait un soldat afghan pour dix américains, cette fois, il y a un membre de l'armée afghane pour deux militaires américains. Selon le New York Times, le rapport serait même supérieur dans l'infanterie (60% des troupes qui avancent sur Marjah seraient afghanes) et serait significatif dans la hiérarchie.

Selon l'agence AP, l'avancée des troupes de la coalition sur cette place forte talibane n'a rencontré qu'une faible résistance et seuls deux soldats ont été tués dans l'opération «Moshtarak». Ce qui ne surprend personne.

L'attaque n'est pas une surprise puisque le commandement avait largement publicisé son mouvement, dans le but, explique le New York Times, de faire fuir les talibans de leur dernier «refuge» de prendre la ville en comptant un minimum de pertes dans les rangs des forces de l'Otan.

Selon le Los Angeles Times, le principal danger des forces de la coalition viendra après la prise de la ville, quand il faudra venir à bout des poches de résistances et des centaines, voire des milliers de bombes enterrées sur les routes qui ont transformé les faubourgs de la ville en champ de mines géant.

Autre défi de l'après-offensive, rappelle The Guardian, la capacité du gouvernement afghan d'impose son autorité. D'autres régions sous contrôle taliban «nettoyés» par les troupes de l'Otan sont repassées au mains des insurgents à cause de la corruption et de la faible gouvernance. Kaboul aurait promis de nouvelles routes, écoles et hôpitaux pour montrer que cette fois, ce sera différend.

[Lire l'article complet sur le LA Times]

Image de une: DOD, le 10 février, en Afghanistan.

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