Santé / Tech & internet

Quand des ados modifient leur photo pour les réseaux sociaux, le résultat est saisissant

Temps de lecture : 2 min

«Il est temps de reconnaître les effets néfastes des réseaux sociaux sur l'image de soi des gens».

Les résultats de l'exposition sont saisissants. | Ionut Coman Photographer via Unsplash
Les résultats de l'exposition sont saisissants. | Ionut Coman Photographer via Unsplash

Instagram et Snapchat, les deux temples du selfie moderne, proposent chacun des filtres toujours plus amusants et innovants. Mais derrière les sourires de façade se cachent peut-être bien des problèmes.

Dans son nouveau projet intitulé «Selfie Harm», le photographe britannique Rankin a photographié quinze jeunes de 13 à 19 ans. Après cette première étape, il leur a demandé de retoucher leur photo pendant cinq minutes pour qu'elle soit, selon eux, prête à être postée sur les réseaux sociaux. La plupart ont réduit la taille de leur nez, supprimé leurs taches de rousseur, agrandi leurs yeux, rendu leur bouche plus pulpeuse et ajouté du maquillage. «Les gens imitent leurs idoles, et tout cela pour des likes sur les réseaux sociaux», estime Rankin.

Les photos ont été ensuite exposées sous forme avant/après pour exposer les nombreux changements apportés par les retouches. À chaque fois, la différence est particulièrement flagrante et le résultat est toujours un portrait artificiel adapté aux diktats sociaux d'aujourd'hui.

Santé mentale en danger

L'artiste déplore la société actuelle connectée en permanence et le syndrome de dysmorphisme, dans lequel un individu a une perception de son corps faussée par rapport à la réalité. «Il est temps de reconnaître les effets néfastes des réseaux sociaux sur l'image de soi des gens», ajoute Rankin.

Même si les jeunes adolescentes ont dit préférer leur photo non modifiée, aucune s'est abstenue de la retoucher. Plus besoin d'être un expert en Photoshop, de nombreuses applications rendent l'édition de photos accessibles au grand public.

Les photographies font partie de l'exposition «Visual Diet», portée par M&C Saatchi, Rankin et l'agence MTArt, qui explore la façon dont les images que nous ingurgitons tous les jours affectent notre santé mentale. «À l'ère des influenceurs et influenceuses, nous sommes de plus en plus nourris de milliers d'images tous les jours. Des images hyper retouchées, à la sexualité gratuite, sont servies de manière rapide et éphémère. Elles nous laissent souvent un sentiment de vide et d'inadéquation», explique le site de l'événement. La description ajoute que «notre appétit pour ce genre de contenu est insatiable. C'est du sucre visuel et nous sommes accro. Consommer trop de ces contenus nuit sérieusement à notre santé mentale».

Newsletters

Les chiens peuvent détecter une grossesse

Les chiens peuvent détecter une grossesse

Nos amis canidés seraient capables de déceler les changements hormonaux et biologiques des femmes enceintes.

Mon chat a-t-il vraiment mangé cette ficelle qui l'a envoyé aux urgences?

Mon chat a-t-il vraiment mangé cette ficelle qui l'a envoyé aux urgences?

[BLOG You Will Never Hate Alone] Quand un bout de ficelle disparaît. Quand je me retrouve à amener mon chat aux urgences vétérinaires. Quand je ne sais toujours pas si c'est lui qui l'a avalé.

Le ressenti corporel de la ménopause est aussi culturel

Le ressenti corporel de la ménopause est aussi culturel

Bouffées de chaleur et troubles de l'humeur ne sont pas systématiquement associés à l’arrêt des règles.

Newsletters