Monde

L'équipe de campagne de Trump a eu 100 contacts avec des officiels russes

Temps de lecture : 2 min

Le New York Times a créé un graphique pour recenser toutes les interactions entre l'équipe de campagne de Trump et des personnes liées au gouvernement russe et à Wikileaks.

Vladimir Poutine et Donald Trump au sommet du G20 à Buenos Aires en novembre 2018. ALEXANDER NEMENOV / AFP
Vladimir Poutine et Donald Trump au sommet du G20 à Buenos Aires en novembre 2018. ALEXANDER NEMENOV / AFP

Vendredi 25 janvier, Donald Trump a encore une fois tweeté que l'enquête du FBI sur l'interférence russe était une «chasse aux sorcières» et qu'il n'y avait «PAS DE COLLUSION». Ce même jour son ex-conseiller Roger Stone était arrêté et inculpé en partie pour avoir menti sur ses interactions avec Wikileaks et avec le hacker Guccifer. Selon les renseignements américains, «Guccifer» est piloté par plusieurs agents russes qui avaient piraté les emails du parti démocrate pendant l'été 2016.

Stone est le cinquième membre de la campagne de Trump à être inculpé dans le cadre de l'enquête du procureur spécial, et dans un graphique détaillé le New York Times est revenu sur les plus de cent interactions entre l'équipe de Trump et des personnes liées au gouvernement russe en 2016 et au début de 2017. Pendant cette période, Trump et son équipe ont toujours nié avoir été en contact avec la Russie, mais le graphique donne une bonne idée de l'étendue de la collaboration entre Trump et divers proches du gouvernement russe.

Par exemple, George Papadopoulos, un ancien conseiller de Trump qui a fait quatorze jours de prison fin 2018, était en contact avec un professeur lié au Kremlin qui avait promis qu'il avait des «saloperies» sur Hillary Clinton pendant la campagne présidentielle. Il a aussi conversé avec un officiel russe qui lui a dit que ses collègues aux Affaires étrangères étaient «ouverts à la coopération». C'est pour avoir nié tous ces contacts que Papadopoulos fait de la prison.

De même, le New York Times a compté que Paul Manafort, l'ancien directeur de campagne de Trump, avait interagi six fois avec des agents ou officiels russes en 2016. Il est actuellement en prison pour fraude fiscale dans le cadre de son travail de consultant en Ukraine, mais le procureur Mueller l'accuse aussi d'avoir menti sur ses contacts avec un proche des renseignements russes à qui il a donné des sondages confidentiels avant les élections, et avec lequel il a aussi discuté d'un plan pro-russe pour l'Ukraine.

Michael Flynn, un autre ancien conseiller de Trump dont le procès est actuellement en cours et qui risque la prison, avait quant à lui parlé sanctions avec l'ambassadeur de Russie aux États-Unis. Il avait menti au FBI au sujet de ces conversations.

Le fils aîné de Trump, Donald Trump Jr., qui n'a pas été inculpé, a eu plusieurs échanges avec Wikileaks sur le piratage des emails des Démocrates, et il a aidé à mettre en place une réunion à la Trump Tower au cours de laquelle des membres de l'équipe de campagne de Trump ont discuté avec des proches du Kremlin de potentielles informations incriminantes sur Clinton et les Démocrates.

Quant à Roger Stone, après ses contacts avec Wikileaks au sujet des emails piratés de la campagne de Clinton, il a reçu un texto d'un membre de la campagne de Trump qui le félicitait d'avoir «bien joué».

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