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Vous conduisez mal? Les voitures autonomes ont besoin de vous

Temps de lecture : 2 min

Votre papy qui ne voit plus rien ou votre frère qui téléphone au volant sont des fléaux. Mais des fléaux utilisables.

La Volkswagen Sedric, présentée le 13 mars 2018 à Berlin | John MacDougall / AFP
La Volkswagen Sedric, présentée le 13 mars 2018 à Berlin | John MacDougall / AFP

Que l'on se déplace plutôt à pied, en vélo ou en voiture, il n'est pas rare de croiser sur sa route des automobilistes qui semblent avoir eu leur permis de conduire dans un paquet de Bonux. De vrais dangers publics, qui ne semblent pas avoir conscience des distances de sécurité à respecter ou de la signification de certains panneaux. Sans parler des utilisateurs et utilisatrices de téléphone sans kit main libre, qui conduisent parfois d'une seule main, ou la tête baissée vers leur écran.

Bref, on a parfois envie de réduire ces gens en miettes, ou au moins de leur voler leurs clés de contact. Sauf que l'existence de ces conducteurs et conductrices du dimanche semble constituer une aubaine pour les marques de voitures autonomes, explique New Scientist. Étudier le comportement des personnes les plus dangereuses permettrait de rendre ces nouveaux types de véhicules de plus en plus sûrs.

Un précédent article publié par la revue expliquait que les voitures autonomes étaient rendues de plus en plus fiables grâce à l'incorporation de milliers d'heures de vidéo dans le logiciel de conduite. En observant les humains conduire, les robots intègrent leurs habitudes, leur façon de faire. Jusqu'ici, seuls les bons comportements routiers étaient intégrés dans les algorithmes.

Soigner le mal par le mal

Les travaux de l'équipe de Jacob Berg, de l'université Brown (dans l'État du Rhode Island), visent à faire avancer les choses dans une autre direction. La réflexion de base est relativement simple: pour qu'une voiture autonome puisse parer à toute éventualité, il lui faut aussi connaître les réflexes des personnes qui conduisent le plus mal.

L'équipe de recherche a utilisé un simulateur de conduite afin d'enregistrer tous les comportements de conducteurs et de conductrices sur des sessions d'une vingtaine de minutes. Assis à l'arrière, un technicien notait scrupuleusement les caractéristiques positives et négatives de la conduite des différents cobayes, comme un enfant qui commencerait à assimiler des rudiments de conduite en observant ses parents.

Au total, plus de 21.000 éléments ont été consignés avant d'être intégrés dans un logiciel de conduite autonome. Les tests qui ont suivi se sont avérés extrêmement concluants, puisque les accidents et autres sorties de route ont diminué d'un tiers une fois ces informations digérées par le robot. Une belle leçon de vie: tant qu'il existera de mauvais comportements, autant s'en nourrir pour apprendre à mieux les combattre.

Slate.fr

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