Santé / Sciences

Un nouveau médicament pourrait prévenir la maladie d'Alzheimer

Temps de lecture : 2 min

Le traitement est encore au stade expérimental, mais les scientifiques sont optimistes.

La maladie d'Alzheimer touche en majorité les personnes âgées. | Matthew Bennett via Unspalsh
La maladie d'Alzheimer touche en majorité les personnes âgées. | Matthew Bennett via Unspalsh

Neuf cent mille personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer en France, une pathologie neurodégénérative qui entraîne le dysfonctionnement des connexions entre les neurones. Jusqu'à présent, la recherche n'a réussi qu'à observer et identifier les symptômes liés à ce trouble inexorable; aucun traitement n’a encore été trouvé pour ralentir ou stopper la maladie. Mais cela pourrait bien changer.

Des scientifiques de l’Université du Sud de la Californie (USC), ont étudié un nouveau composant qui pourrait anticiper l'évolution de la maladie, la protéine 3K3A-APC. Il s'agit de la version modifiée d’une protéine présente dans notre corps, qui protège les cellules de notre cerveau et de nos vaisseaux sanguins.

La neurodégénération qu’entraîne Alzheimer provient de l’accumulation de protéines appelées bêta-amyloïde dans le cerveau. Ces dernières sont aussi présentes chez les personnes en bonne santé. Mais lorsque ces protéines se positionnent mal, elles forment des plaques qui réduisent le flux sanguin, signant la mort des cellules.

Des résultats prometteurs

La protéine C activée (APC) est un puissant anticoagulant naturel. Les modifications apportées par les scientifiques lui font perdre 90% de ses capacités, mais maintiennent ses avantages de protections. Malgré le fort pourcentage de perte, les performances de la 3K3A-APC restent donc positives.

Pour les besoins de cette étude, les universitaires ont choisi des souris porteuses des mutations génétiques propices à la maladie d’Alzheimer, par exemple celles dont la production de bêta-amyloïde est élevée. Après injection de la 3K3A-APC, l’accumulation de la protéine toxique a baissé, les souris n’ont pas montré de déficits de mémoire et leur flux sanguin cérébral est resté normal.

Le médicament n'en est qu’au stade expérimental. Il devra encore être testé sur d’autres animaux puis sur les êtres humains. Les chercheurs et chercheuses se montrent optimistes. L’exploration a été prise en charge par la communauté scientifique américaine et les essais ont été publiés dans le Journal of Experimental Medecine.

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