Culture

Ce qu'il se passe quand Banksy tague un mur

Temps de lecture : 2 min

Ces personnes ont été Banksyées. Elles racontent.

Banksy laisse plus qu'un graff derrière lui. | Karim Manjra via Unsplash
Banksy laisse plus qu'un graff derrière lui. | Karim Manjra via Unsplash

Peut-être un jour aurez-vous la chance de recevoir un appel, un message Facebook ou un sms: «Avez-vous vu ce qu’il y a sur le mur de votre maison?». Vous penserez à vos voisins casse-pieds ou à des jeunes désoeuvrés qui ont voulu vous causer du tort. Or pas du tout, en rentrant chez vous surprise: vous découvrirez avoir été Banksyé.

En d'autres termes, le graffeur le plus connu du monde aura utilisé votre domicile comme toile pour une de ses oeuvres. C'est ce qui est arrivé en 2003 à David Anslow, qui réside à Bristol en Angleterre. Propriétaire d’une maison qu'il loue à des étudiants, il voit l'un d'eux lui demander un jour: «Un de mes amis peut-il graffer la devanture de la maison?». David n’est pas contre, il trouve ça cool. Des années plus tard, il reçoit un appel :«Vous savez que vous avez un Banksy sur votre logement?».

Les événements s’enchaînent pour lui: propositions dantesques d’achat, manifestations contre le retrait de l’œuvre, vandalisation... L’histoire se termine quand même bien pour David, puisque des artistes se sont mobilisés, ont récupéré la majeure partie du dessin en y ajoutant leurs graffitis et que la maison a finalement été vendue.

L'effet Banksy

Banksy a visité la Nouvelle-Orléans, aux États-Unis, après l’ouragan Gustav en 2008. Il est notamment passé par Looters, où il a fait de Sean Cummings une autre de ses (heureuses) victimes. Comme pour David, une demande implicite a été transmise puis un appel téléphonique a permis d'annoncer la nouvelle au propriétaire. L'oeuvre subit un incendie et en dépit de tonnes de colle pour la préserver et de la sollicitude du voisinnage, elle doit être retirée du mur. Après quatre ans de rénovation, «elle sera exposée à mon hôtel International House. Il va falloir démanteler l’entrée pour la faire rentrer. C’est absurde, je sais, mais très Banksy», raconte Sean au Guardian.

Un même élan a eu lieu à Hull, au Royaume-Uni, en 2018. L’artiste au visage inconnu a utilisé le Scott Street Bridge comme support. Deux jours après, le graff a été dépravé. Jason Fanthorpe, un laveur de carreaux, réagit au quart de tour. Il prend son échelle, de quoi restaurer le dessin et avec l'aide de plusieurs volontaires, fait revivre le Banksy. Le quartier est aujourd’hui devenu un lieu de street art.

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