Parents & enfants / Santé

Se souvenir de moments heureux réduirait les risques de dépression chez les ados

Temps de lecture : 2 min

Les scientifiques appellent ce phénomène la résilience.

Plus de souvenirs joyeux, moins de troubles mentaux | Joshua Rawson-Harris via Unsplash
Plus de souvenirs joyeux, moins de troubles mentaux | Joshua Rawson-Harris via Unsplash

Des recherches ont révélé que près de la moitié des enfants occidentaux auraient vécu des événements suffisamment traumatisants ou stressants pour développer une dépression précoce. Maltraitance, intimidation, négligence, pauvreté, conflits parentaux ou encore décès d’un proche les rendraient plus vulnérables à des troubles mentaux. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un tiers des événements indésirables survenus avant l’adolescence sont à l’origine de problèmes psychologiques à l’âge adulte.

«Nous savons que les circonstances dans lesquelles les enfants grandissent ont un impact important sur leur santé mentale», a déclaré au Guardian Marc Bush, directeur des politiques chez YoungMinds, une organisation caritative dédiée à la santé mentale des enfants et des ados au Royaume-Uni.

Réduction du stress

Des scientifiques de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, ont découvert que se remémorer des souvenirs heureux renforcerait la résistance des ados aux maladies mentales, au point même de les prémunir d'un risque ultérieur de dépression. On nomme ce phénomène la résilience.

Pour Anne-Laura van Harmelen, directrice du groupe de gestion du risque et de la résilience à l'université de Cambridge, «il est important de se rappeler que la résilience n’est pas quelque chose que vous avez ou n’avez pas. C'est quelque chose que vous pouvez construire, apprendre et améliorer».

Durant leur étude, dont les sujets étaient âgés en moyenne de 14 ans, les universitaires ont constaté que les filles et garçons qui se souvenaient d’une plus grande proportion de souvenirs heureux étaient celles et ceux qui avaient le moins de pensées négatives et qui présentaient dans leur salive les taux les plus faibles de cortisol, une hormone liée au stress.

Une autre étude publiée en 1996 avait déjà montré que la réminiscence d’un moment heureux réduit le stress dans les moments difficiles et contribue à améliorer l’image de soi.

Mais ces découvertes n'éxonèrent aucunement de s'attaquer aux racines du problème: «Il est crucial que la société apprenne à mieux identifier les signaux de détresse et les comportements qui résultent d'un événement traumatisant, prévient Mark Bush. Les professionnels qui sont en première ligne doivent avoir les moyens de savoir quoi faire pour aider ces enfants.»

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