Santé

Le lundi ne serait plus le jour le plus risqué pour faire un arrêt cardiaque

Temps de lecture : 2 min

Les médecins vont devoir adapter leurs manuels.

Chaque année, 209.000 personnes subissent un arrêt cardiaque dans un hôpital. | Rawpixel via Unsplash
Chaque année, 209.000 personnes subissent un arrêt cardiaque dans un hôpital. | Rawpixel via Unsplash

Le lundi n'est plus le jour le plus propice pour subir un arrêt cardiaque: cette constatation est le résultat d'une étude publiée dans le journal Heart Rythm.

La croyance populaire parmi le corps médical désignait le lundi comme la journée la plus à risque, mais cette nouvelle étude démonte ce présupposé. La seule tendance apparente est une baisse des cas le dimanche.

«Le dogme –en fait, c'est inscrit partout, dans tous les manuels sur les arrêts cardiaques– veut que le moment le plus commun pour avoir un arrêt cardiaque est tôt le matin», explique en outre le docteur Sumeet Chugh.

Son équipe de recherche a analysé les données d'une autre étude portant sur 2.631 cas. Sur ce panel, la période la plus commune était l'après-midi, dans 31,6% des cas; 27,6% des arrêts cardiaques se déroulaient dans la matinée, 26,9% dans la soirée et seulement 13,9% tôt le matin.

Les chercheurs et chercheuses précisent avoir étudié les cas d'arrêts cardiaques soudains, où le cœur s'arrête à cause d'un dysfonctionnement électrique, plutôt que ceux de crises cardiaques, lors desquelles la circulation sanguine dans le cœur est interrompue.

Le smartphone, suspect n°1

Chugh propose quelques pistes de réflexion pour expliquer ce phénomène. «Notre hypothèse est que dans la dernière ou les deux dernières décennies, nous avons vraiment changé notre façon de nous comporter en tant qu'êtres humains. Nous avons changé notre manière de travailler. Nous sommes constamment connectés», affirme-t-il.

«Beaucoup de personnes travaillent tout le temps, ajoute le chercheur, ou elles sont reliées ou attachées à un smartphone à presque chaque instant de la journée, et parfois aussi la nuit.»

L'American Heart Association estime que les découvertes de l'étude pourront permettre de mieux prévoir les besoins en personnel dans les hôpitaux et parmi les secours.

Chaque année aux États-Unis, plus de 35.000 cas d'arrêts cardiaques hors milieu hospitalier sont recensés.

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