Santé / Sciences

Pollution de l'air: oubliez les masques, voici les filtres de nez

Temps de lecture : 2 min

«Il faut que j’assume d’avoir un fil en plastique qui relie mes deux narines.»

Vous ne ressemblerez pas à ça sur votre Vélib.  | Kevin Grieve via Unsplash CC License by
Vous ne ressemblerez pas à ça sur votre Vélib. | Kevin Grieve via Unsplash CC License by

La pollution de l’air serait-elle une bataille déjà perdue? Les chiffres alarmants pourraient nous dire que oui, avec une estimation de 48.000 morts par an dans l’Hexagone selon l’agence Santé publique France. Au Royaume-Uni, on en dénombre 40.000, selon l’OMS. Le Dr. David Muir, d'Environmental Protection UK, explique que ces décès prématurés ne sont pas seulement dus aux polluants omniprésents dans l’atmosphère, mais pourraient également être causés par des particules néfastes provenant de nos maisons comme les bougies, shampoings, cartouches d’encre, produits ménagers, ou encore la colle.

Désespérant, n’est-ce pas? Attendez, ce n’est pas fini. Contrairement à la pollution chimique composée de gaz, celle de l'air contient des particules solides et liquides. Ces dernières se catégorisent entre les PM10 –relativement grosses et qui peuvent parfois être filtrées par notre nez et notre gorge– et les PM2,5 –plus fines, d'un diamètre équivalent à 3% d’un cheveu humain, et capables de pénétrer dans notre sang. Elles peuvent entraîner des crises cardiaques et même des accidents vasculaires jusqu’à la démence, d’après le docteur Muir.

Comment se prémunir de cette pollution quand on sait que les masques en coton ne retiennent qu’une partie des grosses particules?

Filtrer l'air directement à la source

Il existe une solution et le journaliste du Daily Telegraph Tomé Morrissy-Swan l’a testée: des filtres à appliquer directement dans nos narines. Les O2 Micro Nose Filter sont vendus au prix de six livres (l'équivalent de six euros soixante-cinq) sur le marché anglais. Il s’agit de deux minuscules boutons reliés par un petit fil en plastique, non-réutilisables, qui se portent toute la journée. Les filtres sont électrostatiques ce qui attire et bloque les germes, virus et les particules jusqu’au PM2,5.

Le PDG de l'entreprise qui a créé ces patchs, Stefan Virkund, explique que «la possibilité pour le consommateur d'augmenter l'admission d'air tout en filtrant les polluants atmosphériques nocifs et les allergènes potentiels est quelque chose de complètement nouveau».

Le journaliste Tomé Morrissy-Swan raconte son premier essai en ces termes: «J’ai l’impression d’avoir un léger rhume et il faut aussi que j’assume d’avoir un fil en plastique qui relit mes deux narines». Il se surprend à respirer par la bouche, ce qui rend les filtres inutiles. D’après Stefan Virkund, il faut un temps d’adaptation pour bien maîtriser le système.

Sur internet, on peut trouver des images de ces filtres ayant été utilisés pendant huit heures à Shanghai. Des tests de laboratoires indépendants ont évalué qu'ils étaient efficaces à 70% pour les PM2,5 et à 90% pour les PM10.

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