Boire & manger / Santé

Ne pas boire d'alcool en janvier, des effets à long terme

Temps de lecture : 2 min

En août, les personnes qui ont pratiqué le «Dry January» début 2018 continuaient à en tirer profit.

Ice and a slice | Janet Ramsden via Flickr CC License by
Ice and a slice | Janet Ramsden via Flickr CC License by

Commencer son année par un mois sans alcool, c'est le concept du «Dry January». Le but est de traverser janvier de façon saine, pour purger les excès des fêtes et démarrer sur de bonnes bases. En janvier 2015, pas moins de deux millions de personnes se seraient adonnées à cette pratique.

Une étude émanant de l'université du Sussex vient de confirmer les effets bénéfiques d'un mois de janvier sans alcool, en essayant de les quantifier. La première constatation, c'est que les personnes qui décident de ne pas boire en janvier ont souvent tendance à le faire ensuite de façon plus modérée qu'avant lors du reste de l'année.

Durant les huit premiers mois de l'année 2018, l'équipe du docteur Richard de Visser a observé le comportement de 800 personnes s'étant adonnées au «Dry January» en janvier. En moyenne, elle ont bu de l'alcool 3,3 jours par semaine (contre 4,3 précédemment), et elles ont été ivres 2,1 fois par mois (contre 3,4 auparavant).

Sobriété et concentration

En outre, 67% des sujets de l'étude ont affirmé se sentir plus énergiques dans les mois qui ont suivi. 58% disent avoir perdu du poids et 57% affirment avoir gagné en concentration. Richard de Visser souligne que ces effets sont visibles (de façon certes moins convaincante) y compris chez des personnes n'ayant pas réellement pratiqué le «Dry January», mais ayant néanmoins réduit leur consommation d'alcool durant cette période.

Les effets de ce mois de janvier plus sain se font ressentir sur la consommation d'alcool à long terme, puisque même au mois d'août, les personnes ayant pratiqué le «Dry January» ont bu un jour de moins par semaine que durant le mois d'août précédent.

L'étude ne porte que sur les huit premiers mois de l'année, mais il est fort probable que cette consommation d'alcool réduite se poursuive durant les mois suivants. À moins que la rentrée de septembre ne pousse tout le monde à s'alcooliser davantage.

Slate.fr

Newsletters

Les rillettes de morue vénitiennes, un délice d'initiés

Les rillettes de morue vénitiennes, un délice d'initiés

Les rillettes de morue et d'artichaut (on pense aux vegans) sont indispensables pour un apéro sérénissime.

Moins de viande à table, le déclin d’une passion bien française

Moins de viande à table, le déclin d’une passion bien française

Malgré son ancrage profond dans la culture française, la consommation de viande est sensiblement affectée par les enjeux environnementaux et sanitaires de notre époque.

L'ossobuco et le paradoxe des traditions

L'ossobuco et le paradoxe des traditions

Avant que l'on ne commence et une fois pour toutes: ça s’écrit «ossobuco», pas «osobuco», pas «osso bucco» et pas «ozzobuquo» non plus.

Newsletters