Parents & enfants / Santé

La dépression se transmet de pères en filles

Temps de lecture : 2 min

C'est la conclusion d'une étude britannique, qui suggère de soutenir les uns pour aider les autres.

Hand | Susan Jane Golding via Flickr CC License by
Hand | Susan Jane Golding via Flickr CC License by

À leur majorité, les jeunes femmes seraient davantage sujettes à la dépression et aux troubles dépressifs losque leurs pères ont été eux-mêmes en proie à la dépression après leur naissance. C'est la conclusion d'une vaste étude menée au sein de l'université de Cambridge, portant sur plus de 3000 familles de la région anglaise de Bristol.

L'article de Science Daily consacré à ce sujet rappelle que la dépression post-partum, qui touche principalement les mères (entre 10% et 20% selon les sources), peut également affecter environ 5% des pères.

«Chez les pères, la dépression est liée à un niveau de stress élevé dans l'ensemble de la famille», affirme Paul Ramchandani, l'auteur de l'étude. «La dépression de l'un des parents n'a souvent aucun impact sur la santé mentale des enfants, mais les résultats de cette étude mettent en lumière l'importance d'apporter une aide aussi appropriée aux pères pouvant souffrir de dépression que celle que l'on tente de fournir aux mères».

Les garçons s'en sortent indemnes

Plus précisément, c'est effectivement dans le cas d'une dépression paternelle que la probabilité de «transmission» est la plus fréquente, et ce sont les filles qui en pâtissent, à la majorité et au-delà. L'étude montre que les garçons ne souffrent pas particulièrement de la dépression post-partum de leur père.

Cette constatation faite, les causes n'ont pas encore été établies. Mais la conclusion est formelle: la dépression post-partum peut avoir des effets à long terme, et faire des victimes indirectes. Même si les pères sont bien moins nombreux que les mères à connaître cette maladie, et même si ces dernières ont besoin de tout le soutien nécessaire, les hommes doivent être eux aussi pris en charge, pour eux-mêmes mais également pour leurs propres filles.

Slate.fr

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