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L'Elysée cybersquatte Google

Slate.fr, mis à jour le 10.02.2010 à 15 h 27

Quelle différence entre Google.fr et GoogIe.fr? Essayez de cliquer, la première adresse renvoie vers le moteur de recherche américain et la seconde vers le site de l'Elysée. Ces deux adresses a priori semblables ne diffèrent que d'une lettre: dans la seconde, le «l» de Google a été remplacé par un «i» majuscule. L'Elysée a démenti avoir acheté cette adresse, il s'agit très certainement d'une blague d'un petit malin.

D'après 20minutes.fr, le nom de domaine a été enregistré le 27 janvier dernier par un anonyme. Interrogé par le site d'infos, Google France dénonce un «cybersquatting»:

Ce site n'a rien à voir avec Google, il s'agit d'un «typosquatting», soit un changement minime dans le nom de domaine pour induire les internautes en erreur. Nous cherchons à savoir qui se cache derrière cela afin de prendre ensuite des mesures. Il existe une politique bien précise lorsqu'il y a un risque de confusion avec la marque, ce qui est le cas ici.

Le typosquatting est une pratique classique sur Internet. Les cas autour de Google sont légion, comme googgle.com, googlle.com. Souvent les entreprises s'en prémunisent en achetant elles-mêmes ces fautes de frappes: le géant américain possède ainsi gogle.com ou gooogle.com qui redirigent vers le site-mère.

LePost.fr a interrogé la cellule web de l'Elysée qui assure qu'elle n'a «rien à voir avec cette manoeuvre». La présidence de la République estime qu'elle n'aurait de toute façon aucun intérêt à cybersquatter Google:

Ce genre de référencement est plutôt un handicap. C'est une requête non pertinente, "googie" ne voulant rien dire qui soit en lien avec la politique. Ce genre de trafic aurait plus tendance à perturber notre référencement qu'autre chose.

La cellule web de l'Elysée déclare aussi au Post.fr qu'elle envisage d'engager une procédure auprès de l'AFNIC, l'association qui gère les noms de domaine en .fr.

Pour l'instant, personne ne sait qui a acheté cette adresse Internet. Avec les URL en .fr, les données de l'acheteur sont souvent cachées, contrairement aux adresses en .com dont on peut trouver le dépositaire sur des sites comme whois.net.

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Photo de une: Nicolas Sarkozy/Reuters

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