Santé

Noël, ses cadeaux, ses repas de famille, ses crises cardiaques

Temps de lecture : 2 min

Selon une étude, les attaques cardiaques connaissent un pic pendant les fêtes de fin d'année.

Alcool, sucre et stress ne font pas bon ménage | Toa Heftiba via Unsplash CC License by
Alcool, sucre et stress ne font pas bon ménage | Toa Heftiba via Unsplash CC License by

La période des fêtes de fin d’année est probablement l’une des moins bonnes pour la santé. Rien qu’au niveau nourriture, le pot de fin d’année au travail s’ajoute au repas de Noël pour le réveillon, parfois suivi d’un autre chez sa belle-famille, le tout souvent arrosé d’alcool, de sucre et de chocolat. En plus de tout cela, on peut rajouter le stress des cadeaux, du bon déroulé des festivités et des nombreuses dépenses. Quelques jours plus tard, rebelote pour le Nouvel An.

Tout ce stress et toute cette graisse pourraient bien avoir des conséquences fatales, suggère une nouvelle étude suédoise. Une équipe de scientifiques a regardé les données relatives à 283.000 crises cardiaques qui ont eu lieu en Suède entre 1998 et 2013 et ont pu identifier les périodes de pic.

Les attaques sont par exemple plus courantes pendant les premières heures du matin et le lundi. Elles sont aussi plus fréquentes pendant la période des fêtes de fin d'année et en particulier le 24 décembre, vers 22 heures. C’est-à-dire pile pendant le réveillon de Noël. Le risque d’infarctus du myocarde est alors 37% plus haut que d’habitude. Il augmente aussi de 20% pendant le réveillon du Nouvel An. Entre ces deux dates, la hausse par rapport à une période habituelle est de 15%.

Un peu en-dessous de Noël, mais plus haut que la moyenne, on trouve les vacances d’été. L’étude a aussi analysé les événements sportifs majeurs afin de savoir si le stress engendré augmentait le risque d’infarctus. Pendant la période étudiée se sont déroulées quatre Coupe du monde et quatre Championnats d’Europe de football, mais aucun de ces événements n’a correspondu à une augmentation significative d'attaques cardiaques. Pareil pour les Jeux olympiques.

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Toutefois, corrélation n’est pas relation de cause à effet et les scientifiques soulignent qu’il est possible que ces pics soient causés par des facteurs qu’ils n’ont pas identifiés. La victime type de ces arrêts cardiaques hivernaux est une personne de plus de 75 ans, avec du diabète ou un historique connu de maladies cardiaques.

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