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18 mois après sa libération, Mossoul n’a pas changé

Temps de lecture : 2 min

«Quand ils ont publié le projet du budget irakien pour 2019, 1% était pour Mossoul», confie un habitant.

Un policier garde un checkpoint dans la vieille ville de Mossoul. Ahmad Al-Rubaye / AFP
Un policier garde un checkpoint dans la vieille ville de Mossoul. Ahmad Al-Rubaye / AFP

À l’été 2017, Mossoul était libérée après neuf mois de bataille entre l’état irakien, la coalition et le groupe État Islamique, trois ans après sa capture. Toute une partie ouest de la deuxième ville du pays est décimée et des milliers d’habitants sont morts. La maison de Rajab Younes Rajab ne fait pas exception.

Cet Irakien de 23 ans lutte aujourd’hui pour reconstruire son foyer et sa vie. Malgré tout, la présence du groupe Etat Islamique reste faible mais puissante, alors que Rajab et les siens sont peu soutenus par le gouvernement, témoignent-ils à Vice News. Les travaux de reconstruction sont lents.

«Rien n'a changé ici, deux ans après la libération. Quand ils ont publié le projet de budget irakien pour 2019, 1% était pour Mossoul», raconte Rajab. Son père a dû utiliser les économies de la famille pour achever la reconstruction de leur maison. Cette lente reconstruction pour la ville a été exacerbée par une série d'attaques meurtrières récentes.

Quatre adolescents ont été tués en se rendant à l'école il y a deux semaines et une voiture piégée a tué trois personnes devant un restaurant populaire de la ville. Les autorités souhaitent toutefois minimiser la présence de l'Etat islamique, accusant d’autres éléments politiques d'être responsables de la récente violence.

De son côté, Rajab pense que si les choses ne s’améliorent pas rapidement, les jeunes de la ville pourraient être attirés de nouveau par les terroristes djihadistes.

«Ce n'est pas du tout sûr, assure le jeune homme. Je suis inquiet pour ma propre vie. Je suis inquiet pour ma famille parce que, même maintenant, les membres et les dirigeants d'ISIS sont toujours là. J'ai été surpris par les récentes explosions. Cela signifie qu'il y a des cellules dormantes. Le gouvernement devrait les arrêter et les empêcher de se développer à nouveau». En attendant, la vie reprend son cours dans la seconde ville du pays et les magasins d’alcool rouvrent.

Slate.fr

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