Sciences

Les excréments roses des manchots Adélie sont visibles depuis l’espace

Temps de lecture : 2 min

Et cela pourrait bien leur sauver la vie.

Les manches Adélie vivent sur les côtes de l'Antarctique | Jason Auch, via Wikipedia CC License by
Les manches Adélie vivent sur les côtes de l'Antarctique | Jason Auch, via Wikipedia CC License by

Les manchots Adélie, d’adorables animaux qui peuplent les côtes de l’Antarctique sont particulièrement friands de krill, une petite crevette rose qui vit en eaux froides. Ils en mangent même tellement que leurs excréments se colorent eux aussi en rose.

Ce guano rose-marron se dépose sur le blanc immaculé de la calotte glaciaire et colore le sol en rose. Les endroits où vivent des colonies de manchots Adélie sont donc recouverts de grandes tâches sur toute la zone.

Si grandes qu'elles sont observables depuis l’espace. Pas besoin d’instruments hyper-perfectionnés pour observer le phénomène, il suffit d’ouvrir Google maps et de regarder attentivement. La photo ci-dessous montre par exemple l’île de Cuverville, en Antarctique, où les tâches sont très visibles.

Cuverville Island | Google Maps

Intérêt scientifique

Ces marques sont très utiles aux scientifiques qui étudient l’espèce: «On ne voit pas les individus depuis les images satellite mais on peut voir les tâches roses. Ainsi, il est possible de déduire de ces images combien de manchots ont occupé le site» explique Heather Lynch, une professeure d’écologie de la Stony University.

Ainsi, une colonie d’1,5 million de spécimens a été découverte l’année dernière sur une île appelée Danger Island. Il est aussi possible d’étudier leurs déplacements d’un endroit à l’autre, et en se rendant sur place pour étudier le guano, de déterminer leur régime alimentaire exact.

Et ces informations pourrait s'avérer très importantes pour en savoir plus sur la santé générale de l’espèce et pourquoi, d’après les estimations de Lynch, le nombre de manchots décline rapidement depuis les années 1990.

Sachez que n’importe qui peut aider à localiser les colonies de manchots en parcourant Google Earth à la recherche de traces roses et en les répertoriants sur le site du «Mapping Application for Penguin Populations and Projected Dynamics».

Slate.fr

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