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30 ans après, deux alpinistes retrouvés dans les glaces de l'Himalaya

Temps de lecture : 2 min

Ils avaient tenté l'ascension du sommet du Pumori, l'un des plus féroces du massif.

Les deux amis d'enfance sont morts de leur passion. | Fabrizio Conti via Unsplash CC License by
Les deux amis d'enfance sont morts de leur passion. | Fabrizio Conti via Unsplash CC License by

Le 18 octobre 1988, trois alpinistes, les Islandais Kristinn Runarsson et Thorsteinn Gudjonsson et l'Écossais Steve Aisthorpe attaquent l'ascension du sommet du Pumori. Culminant à 7.161 mètres de hauteur, le pic est l'un des plus féroces de l'Himalaya après l'Everest.

Au cours de la montée, Steve Aisthorpe se retrouve obligé d'abandonner ses compagnons de cordée à cause d'une grippe intestinale. Après être revenu au camp de base, il attend désespérément d'apercevoir le retour de ses camarades. «Je les ai appelés de toute mes forces, l'écho de mes cris rebondissait sur la pierre et la glace avant de s'estomper. Mais le silence était palpable», se souvient Steve Aisthorpe. Les deux Islandais ne reviendront jamais.

Les secours prévenus, un hélicoptère se lance à leur recherche cinq jours après leur disparition. «En 1988, il y avait très peu d'hélicoptères au Népal et ceux existants n'étaient pas capables de missions de sauvetage comme aujourd'hui», souligne l'Écossais.

Le dernier refuge

Le mois dernier, un grimpeur américain a découvert leurs corps au fond d'un glacier sous le chemin vers le sommet. L'endroit suggère qu'ils ont chutés dans la crevasse du glacier. Selon Aisthorpe, la position des cordes laisse penser que les deux aventuriers avaient gravis le sommet ou s'en étaient approchés.

Leurs dépouilles ont été envoyées à Katmandou, capitale du Népal, pour y être incinérées et leurs cendres ont été rendues à leurs familles respectives. Deux pellicules photos ont aussi été retrouvées dans une poche de blouson et pourraient apporter des éléments supplémentaires sur la raison de cette chute fatale.

«Je prévois d'aller à Reykjavik pour présenter mes hommages à leurs proches», promet leur ami écossais.

Runar Gudbjartsson, père de Kristinn Runarsson, de conclure: «Kristinn et Thorsteinn avaient dit aux gens que si quelque chose devait leur arriver, la montagne pouvait les garder. Ils ne voulaient pas mettre d'autres personnes en danger. La montagne prendrait ce qu'elle allait prendre.»

Slate.fr

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