Monde / Économie

Samsung annonce un partenariat avec un faux Supreme

Temps de lecture : 2 min

La marque de streetwear new-yorkaise ne compte pas lancer de boutique en Chine ni conclure de partenariat avec la marque coréenne.

Le prix de la gloire | Davis Lezcano via Unsplash CC License by
Le prix de la gloire | Davis Lezcano via Unsplash CC License by

Samsung pensait surement avoir réussi un très bon coup marketing en convainquant l’ultra-populaire marque de streetwear Supreme de nouer un partenariat avec eux à l’occasion du lancement de leur première boutique en Chine, à Beijing.

Supreme, une marque de skate lancée à New York en 1994 et qui est depuis devenue l’une des griffes les plus exclusives de la planète streetwear, trie sur le volet les partenaires avec lesquels elle accepte de travailler. Nike, The North Face, et plus récemment Louis Vuitton, chacun est sélectionné pour créer des collections en éditions très limitées. Le seul problème est que Supreme n’a absolument pas pour projet d’ouvrir de boutique à Beijing, et encore moins de s’associer avec Samsung.

Italian Supreme

La marque coréenne a en fait conclu un partenariat avec Italian Supreme, un plagiat complet de la marque new-yorkaise basée à Barletta en Italie. Supreme NYC (le vrai) a récemment perdu un procès en Italie pour contrefaçon contre Italian Supreme (le faux), qui peut donc vendre tranquillement des vêtements qui portent le logo rouge caractéristique.

Contrairement à son homonyme, Italian Supreme compte bien ouvrir une boutique à Beijing dans le courant de l’année prochaine, avec Samsung en tant que partenaire. Les PDG (Chinois) de Supreme Italia sont ainsi montés sur scène lors d’un événement Samsung afin de faire la promotion du partenariat.

Contrefaçons

Les deux PDG de Supreme New York ont affirmé au site spécialisé dans le streetwear Hypebeast que «Supreme ne travaille pas avec Samsung, et n’ouvre pas de boutique à Beijing. […] Ces déclarations sont complètement fausses et propagées par une entreprise de contrefaçons».

Le directeur du marketing digital de Samsung Chine a expliqué, dans un post sur Weibo (le Twitter chinois) «collaboreravec Supreme Italia, pas Supreme NYC», la raison étant selon lui que «Supreme NYC n’a pas d’autorisation de ventes et marketing en Chine alors que Supreme Italia a obtenu les autorisations nécessaires.». Le post a été supprimé depuis.

Newsletters

À Hanoï, le retour de la propagande de rue par haut-parleurs 

À Hanoï, le retour de la propagande de rue par haut-parleurs 

Les autorités locales prévoient d'installer des haut-parleurs partout dans la capitale du Vietnam pour des annonces quotidiennes. 

L'azulejo, le carré de céramique qui passionne au-delà du Portugal

L'azulejo, le carré de céramique qui passionne au-delà du Portugal

Après avoir manqué de sombrer dans l'indifférence, cet artisanat importé il y a treize siècles connaît un rebond appréciable.

San Servolo, l'île vénitienne dont on ne ressortait pas en vie

San Servolo, l'île vénitienne dont on ne ressortait pas en vie

Pendant plus de deux siècles, cette île minuscule de la lagune de Venise abrita un sordide asile d'aliénés. Malades mentaux, marginaux, vagabonds... Tous ceux que la société vénitienne considérait comme déviants devaient passer le reste de leur vie reclus dans cette prison entourée d'eau.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio