Boire & manger

Et si vous vous faisiez livrer une chèvre plutôt qu’une pizza?

Temps de lecture : 2 min

En Angola, une application de livraison de nourriture propose désormais des animaux vivants.

Deux chèvres sur un vélo | Alexander Joe / AFP
Deux chèvres sur un vélo | Alexander Joe / AFP

Depuis quelques années, les applications de livraison de nourriture font un carton sur le continent africain. La croissance fulgurante des zones urbaines, la montée de classes moyennes et l’engorgement monstrueux de la circulation ont fourni un terrain propice aux livreurs en scooteur ou à bicyclette, qui slaloment entre les voitures pour apporter leur repas à une population de plus en plus demandeuse.

Uber Eats y prend bien entendu sa part, mais des startups locales s’y sont bien implantées, comme la nigériane Jumia Food, présente dans quatorze pays africains, Mr D Food, le numéro un sud-africaine, ou encore Tupuca, basée en Angola.

Active depuis 2016 dans la capitale du pays, Luanda, Tupuca s’est d’abord développée en s’occupant de la relation entre clients et restaurateurs, assurant le service de livraison à domicile. D’après The Economist, la société compterait 140 chauffeurs pour 17.000 livraisons par mois, tournant en moyenne autour des 40$ par commande.

Salade ou poulet?

Depuis octobre pourtant est apparu sur la plateforme un nouveau type de transaction, moins conventionnel. À côté des traditionnelles pizzas, burgers et salades préparées par les restaurateurs, les clients peuvent désormais commander des produits bruts tels que du charbon, de l’essence, des fruits et légumes… et des animaux vivants. 5$ le poulet moyen, de 64 à 82 pour une chèvre, entre 103 et 124 pour un cochon –de quoi faire de bonnes affaires.

«Pour proposer ces animaux, Tupuca s’est associée avec Roque Online, une startup nommée d’après le Mercado Roque Santeiro, un immense marché informel à ciel ouvert qui avait été fermé par l’État en 2011», explique The Economist. Les coursiers de Roque Online sont engagés pour traquer les meilleurs produits, et les transmettre aux livreurs de Tupuca, qui eux-mêmes se chargeront de les remettre au client.

Pour Erickson Mvezi, le PDG de Tupuca, ce nouveau système permet de «supprimer les barrières entre les marchés informels et formels»: une façon de s’adapter à l’économie d’une ville qui compte, à côté de sa classe moyenne et de sa petite élite financière, une majorité de pauvres, circonscrits dans des bidonvilles, coupés du centre urbain. Dans plus d’un tiers des ménages, une personne au moins vit d’un commerce informel. Avec un système tel que celui proposé par Tupuca, la vente comme l’achat de certains produits peut ainsi être facilitée et permettre de sauter au-dessus de barrières géographiques et sociales.

Slate.fr

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