Égalités / Monde

New York n’a que cinq statues qui représentent des femmes

Temps de lecture : 2 min

Mais c'est en passe de changer.

New York n'est pas la seule ville où les femmes sont sous-représentées | Luke Stackpoole via Unsplash CC License by
New York n'est pas la seule ville où les femmes sont sous-représentées | Luke Stackpoole via Unsplash CC License by

La statue la plus célèbre de New York, et certainement du monde, est une allégorie de 204 tonnes et 92,9 mètres qui représente la liberté sous les traits d'une femme. Pourtant, les statues de la ville souffrent d’un grave problème de parité. Si on enlève les figures allégoriques (justice, liberté, etc.) et fictives (Alice au pays des merveilles), la ville ne compte que cinq statues qui représentent des femmes.

Il s'agit de Jeanne d’Arc, Eleanor Roosevelt, Golda Meir (l’une des fondatrices de l’État d’Israël), Gertrude Stein (une écrivaine) et Harriet Tubman, une militante anti-esclavagiste et féministe. Elles compteront bientôt parmi elles Shirley Chisholm, la première femme noire à avoir été élue au Congrès.

Chisolm a été choisie après une initiative baptisée «She Built NYC», lancée par la mairie, où les New-Yorkais et New-Yorkaises pouvaient voter pour choisir une femme en l'honneur de laquelle une statue serait érigée. Shirley Chisholm avait été élue en 1968 pour représenter le 14e district situé à Brooklyn. Elle s’est distinguée au Congrès par sa lutte contre les discriminations envers les femmes et les Afro-Américains.

De l’importance politique des statues

New York est loin d'être la seule ville confrontée à ce problème. Mais certaines ont pris les devants. La mairie de San Francisco a par exemple décidé qu’«au moins 30% des personnes dépeintes ou commémorées par des statues, autres oeuvres d’art, nom de bâtiments publics et noms de rues devront être des femmes». Le conseil municipal de Washington D.C. a aussi annoncé financer «une statue de femme ou de personne de couleur dans chacun des dix-huit quartiers de la ville».

Ce n’est pas la première fois que les États-Unis remettent en question les personnalités honorées par une statue dans l’espace public. En 2015, celles ayant trait à la Confédération et aux généraux esclavagistes ont suscité une polémique. Selon le Southern Poverty Law Center, plus de 100 monuments ont été déboulonnés depuis 2015.

Il faut souligner que si Paris est un peu mieux lotie, elle est très loin d’être exemplaire. Un internaute passionné par le sujet a tenté de répertorier les statues représentant des figures féminines dans un thread Twitter. Il n’en a trouvées qu’une quarantaine, dont au moins cinq de Jeanne D’Arc. Et la France possède aussi son lot de statues d’esclavagistes.

Slate.fr

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