Des Jeux qui n'en valent pas la chandelle
Tous les éléments sont réunis pour que les JO de Vancouver passent inaperçus, et c'est tant mieux.
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Les Jeux olympiques d'hiver sont un concept de (vieux) pays riches. L'Afrique en est exclue, ou quasiment. L'Amérique du Sud n'a pas grand-chose à y gagner. L'Océanie est un continent figurant. A Vancouver, l'Asie espèrera davantage, mais ne pourra pas damer le pion aux deux grands vainqueurs que seront l'Amérique du Nord et l'Europe. Voilà, déjà, pour la distribution des breloques de ces Jeux déjà joués d'avance en quelque sorte.
A Turin, il y a quatre ans, 26 nations seulement avaient été médaillées (c'était un record) et les cinq pays les plus récompensés avaient été, dans l'ordre, l'Allemagne, les Etats-Unis, l'Autriche, la Russie et le Canada. Le seul pays non européen ou non nord-américain du Top 10 avait été la Corée du Sud, 7e. Vancouver ne devrait pas trop bousculer cette hiérarchie si peu mondialisée -on ne va pas refaire la géographie du monde.
Quant à l'intérêt des compétitions, et compte tenu de surcroît du décalage horaire forcément démobilisateur sous nos latitudes européennes, il faudra vraiment s'accrocher au premier bobsleigh qui passe pour pouvoir suivre les résultats de disciplines plus ou moins obscures pour la plupart.
Trou de mémoire
Les plus exposées médiatiquement capteront évidemment davantage notre attention. Le patinage artistique avec Brian Joubert, le ski alpin avec Sandrine Aubert, notre nouvelle étoile du slalom... Et encore..., ai-je envie de pronostiquer. De passage à la rédaction de Slate, il y a quelques jours, j'ai demandé qui se rappelait du nom du Français, vainqueur de la discipline reine -la descente masculine- en 2006. Personne n'a su répondre à la question et j'imagine que vous êtes vous-même en train de vous torturer les méninges afin de refaire dans vos têtes le film de ces images inoubliables du sport français. Cela ne vient toujours pas? Le très discret Antoine Dénériaz vous a donc si peu marqué? Et je ne pousserai pas le sadisme en vous questionnant sur l'identité du Français, également consacré en descente à Nagano en 1998.
En France, Jean-Claude Killy et les sœurs Goitschl continuent de rester les incontournables personnages référents des Jeux d'hiver. Comme si nous en étions restés aux heures magiques des Jeux de Grenoble en 1968. Car quand j'essaie de me remémorer les Jeux d'Albertville en 1992, c'est encore le visage de Jean-Claude Killy, co-organisateur avec Michel Barnier, qui me saute à la mémoire. Autant les Jeux d'été laissent une trace, autant ceux d'hiver sont vite ensevelis sous le manteau de l'oubli à quelques rares exceptions près. En 2006, la reine des Jeux avait été, figurez-vous, Cindy Klassen. Elle était Canadienne et avait raflé cinq médailles en patinage de vitesse.
Il y a quatre ans, les audiences de France Télévision, courageux diffuseur auquel il faut ici rendre hommage parce que les chaînes du groupe font vraiment œuvre de service public en la matière (c'est même un sacerdoce), avaient été décevantes alors qu'existait une vraie proximité avec Turin. Les ventes de L'Equipe, autre baromètre intéressant à observer, avaient été atones. Vancouver ne devrait pas susciter davantage d'engouement. Brian Joubert patinera, par exemple, au beau milieu de la nuit et ce ne sont pas les commentaires guignolesques de Nelson Montfort et de Philippe Candeloro qui nous feront sortir de notre lit.
Voilà de quoi plomber davantage les comptes des journaux «obligés» de couvrir cet événement planétaire à très grands frais pour de maigres retombées quand elles ne seront pas carrément nulles.
Qu'attendre, en effet, de ces Jeux devenus obèses à force de vouloir densifier un programme qui n'a plus ni queue ni tête? Des Jeux d'hiver devenus à leur tour une stupide orgie télévisuelle de deux semaines. En 1980, à Lake Placid, il y avait 36 épreuves. Trente ans plus tard, il y en aura... 86! A Vancouver, le skeleton, le snowboard cross, le curling, le half pipe, le combiné nordique ou le 4X10km en ski de fond n'auront plus de secrets pour nous, ou presque, si vous voulez bien vous intéresser à ces disciplines extrêmement confidentielles et dont les règlements sont parfois aussi opaques qu'un ciel de neige.
C'est la vertu principale de ces Jeux d'hiver: faire émerger de l'anonymat, l'espace de quelques heures, des athlètes qui y retournent aussi vite une fois rentrés à la maison. En 2006, trois Français avaient été sacrés champions olympiques. Antoine Dénériaz, déjà cité, Florence Baverel-Robert (biathlon, sprint) et Vincent Defrasne (biathlon, poursuite, notre porte-drapeau 2010). Roddy Daragon (ski de fond, sprint) et Joël Chenal (ski alpin, slalom géant) avaient, eux, décroché l'argent. Des héros d'un jour que nous avons vus disparaître aussi vite de nos journaux télévisés. Faut-il rappeler qu'en France, le nombre de pratiquants du biathlon se résume à quelques dizaines de courageux localisés du côté de Pontarlier?
Régionalisme
Les Jeux d'été flattent notre nationalisme (et c'est pareil dans tous les pays). On bombe le torse pour un David Douillet, totalement inconnu hors de nos frontières. On est prêt à se mettre en maillot pour une Laure Manaudou qui n'a rien à craindre d'aucun paparazzi étranger. Les Jeux d'hiver ressuscitent, eux, un régionalisme qui sent bon la fondue. A Concarneau, Dieppe, Albi, Vesoul, Sète ou Dunkerque, on n'attend rien de particulier de ces Jeux de Vancouver qui ne concerneront pas les enfants du pays. En revanche, l'impatience est immense dans quelques stations des Alpes, des Pyrénées, du Jura et des Vosges qui font de ces Jeux d'hiver un axe de communication et où ce sera la fête au village en cas de médaille.
Le 28 février 2006, Morillon, en Haute-Savoie, avait ainsi fêté le retour de son héros, Antoine Dénériaz, comme l'avait narré, à l'époque, le site Internet de cette petite localité. «Pour cette grande soirée, tout le village s'est mobilisé: le boulanger a préparé 3.000 médailles olympiques en biscuit. 5.000 soupes, 4.000 vins chauds et 2.900 chocolats chauds ont été distribués. Environ 15.000 personnes sont venues féliciter notre champion qui a défilé dans la rue de Morillon sur un char de carnaval entouré des moniteurs de ski, des enfants du ski club et des remontées mécaniques du Grand Massif. Un camion de potets le précédait.» A qui le tour après Morillon?
Yannick Cochennec
Image de une: Lindsay Vonn, 26 octobre 24, 2009. REUTERS/Dominic Ebenbichler
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Mis à jour le 12/02/2010 à 12h55













































Luc Alphand !! (Par contre, j'avais pas Antoine Denériaz...)
Ils sont moins médiatiques, car ce sont des épreuves qui nous touchent 2 semaines par an quand on a la chance d'aller à la montagne.
Il ne semble également que l'intérêt même du journalistes influ sur la reconnaissance d'un sport/athlète.
C'est d'ailleurs pour cela que le Rugby est resté si longtemps dans l'ombre du Football. Je pense que même si le régionnalisme joue certainement un grand rôle, le journaliste influencera aussi les téléspectateurs.
Exemple parfait... Luc Alphand, que je vous aurait cité bien avant n'importe quel athètle de l'équipe de France qui va participer au JO à la fin de la semaine. Tout comme Karine Ruby ou Raphaël Poirée, ils avaient tous les 3 un carisme fou, qui nous poussait à nous intéresser à leur discipline, et plus généralement au JO. Bref, c'est une chose qui ne se commande pas.
Il faut dire également que 6 mois de saison, et 99% hors de France n'aide pas à nous accorcher au wagon ;)
J'en ai personnellement rien à faire du tout des français. Enfin pas dans tous les sports. Le handball français a (encore, mais ça se dégrade) quelques particularités, le foot, le rugby... aussi. Dans les sports individuels il y a parfois des choses intéressantes aussi.
Aux JO d'hiver il y a en particulier le hockey sur glace à suivre. D'une part ça n'est pas trop retransmis en dehors de cette période là, d'autre part le championnat le plus élitiste est le championnat nord-américain... Aux JO il y a les russes qui réussissent, malgré le fait de jouer dans l'année aux US ou canada, parfois mais pas toujours, à jouer comme des russes, les finlandais, les suédois, les tchèques, les canadiens (libérés des américains)... des oppositions de style et assez souvent du beau jeu. Alors d'accord il n'y a pas d'africain, ni d'américains du sud... je m'en moque complètement. D'ailleurs on pourrait appeler ça les jeux jambon-fromage que ça m'irait aussi.
Cher Mr Cochennec, votre article relève plus du papier de presse à scandale que du véritable journalisme sportif. Je m'en étonne d'ailleurs car dans un de vos précédent article « Sale année pour les journalistes sportifs » vous vous exprimez ainsi : « La récolte s'annonce meilleure en 2010, marquée par les Jeux Olympiques de Vancouver et la Coupe du Monde en Afrique du Sud ».
Mais bon en imaginant que votre article est sincère et que vous pensez réellement ce que vous dites sans chercher aucunement à faire polémique (et à apparaître dans les news de yahoo.fr par ce biais) je vous répondrais ceci :
Êtes vous en train de suggérer que tout les athlètes qui participent à ces jeux sont uniquement la pour divertir un téléspectateur en manque d'idée pour occuper ses soirées ?
Êtes vous en train de dire que les centaines de sportifs reconnus par des fédérations nationales sont en tout points comparable à des peoples de téléréalité ?
Êtes vous en train de dire que les sports tels que « le skeleton, le snowboard cross, le curling, le half pipe, le combiné nordique ou le 4X10km en ski de fond », pour vous citer, ne sont que des sports d'initiés et qui n'intéresse personne ?
Et bien j'imagine que cela fait un certains temps que vous n'êtes pas partis sur les pistes. Combien de snowboarders et de skieurs voient on sur les parcours de Snowcross et dans les Snow park ainsi que dans les Half Pipe. Quasiment toutes les grosses stations en possèdent aujourd'hui, et rassurez vous on voient rarement des gens de plus de 40ans sur ce genre de lieux. Pour les disciplines vieillissantes vous repasserez.
Concernant le Curling, qui ne connais pas le Curling aujourd'hui ? Cette discipline est déjà célèbre pour les moqueries dont elle est victime. Mais cette discipline est-elle plus étrange que le Softball ? (Discipline inscrite au JO d'été).
Je suis atterrer par votre manque de curiosité et par votre manque d'ouverture d'esprit, vous devez certainement trouver votre métier bien ennuyeux. Être obliger de se renseigner tout les jours sur des sujets qui ne vous intéresse pas... les prochaines semaines risquent de vous déprimez.
Seriez vous capable de me dire quel sont les derniers vainqueurs de Trampoline, de Gymnastique rythmique et Pentathlon Moderne des derniers JO? Allez un petit effort!Ce n'est pourtant pas si loin, Août 2008.
Enfin vous parlez de l'anonymat des sportifs de ces disciplines comme si ils en étaient responsables. Si vous et vos confrères étaient un tant soit peu intéresser par autre chose que de trouver LE dernier scoop du moment, vous pourriez surement médiatiser les athlètes qui le méritent beaucoup plus que Michael Vendetta dont tout les journaux raffole en ce moment.
Pour conclure je vous engage à regarder l'article de votre collègue au dessus de vous « Ouvrez grand les jeux » qui à eu la lucidité de rendre la gloire à ceux qui la mérite avec des images sublimes. Je vous invite donc à retourner gratter sur le Tennis et le Golf qui semble être vos spécialités, même si écrire un article sur « Obama joue-t-il trop au golf ? Et Sarkozy pas assez ? » trouve encore une fois sa place chez Closer ou purepeople.com plutôt que dans Golf magazine.
Cher Monsieur Tilad,
Avant de retourner « gratter sur le tennis ou sur le golf », quelques précisions. D’abord, j’adore mon métier qui ne m’ennuie que lorsque l’on veut nous imposer de nous passionner pour des disciplines sur lesquelles les médias et le public ne jettent pas le moindre regard le reste du temps. Car lorsque les médias tentent de familiariser ledit public en diffusant ces disciplines, il s’avère que le public ne suit pas du tout (audiences en berne). Vous évoquez les nombreux jeunes pratiquants de snowboard ou de half-pipe dans les stations. C’est un fait. Mais ces jeunes ne s’intéressent qu’à leur pratique personnelle. Pour eux, ces disciplines sont un sport-loisir et rien d’autre. Tout ce qui est lié aux compétitions internationales les indiffère.
Ce que je conteste aux JO, c’est l’empilement des disciplines (86 en 2010 contre 36 en 1980) qui finit par nuire à celles qui s’inscrivent le plus dans une vraie tradition historique comme le ski alpin qui a perdu de nombreuses plumes dans l’aventure (depuis quand n’avons-nous pas eu une descente de coupe du monde sur des chaînes non spécialisées ?). La descente est le moment-phare des Jeux (ce qui n’est pas le cas du trampoline, et de la gymnastique rythmique), mais il est hélas de plus en plus noyé dans la masse des disciplines et donc démonétisé.
Ces Jeux d’hiver, comme ceux d’été, sont devenus obèses et chacun finit par perdre ses repères avec l’ajout de sports dits « tendance » (au passage, je tiens à vous préciser que le softball ne sera plus sport olympique à partir de 2012 en raison de son succès « considérable » lors des éditions précédentes).
Oui, les Jeux Olympiques sont un grand rendez-vous télévisuel et sachez que toute la fortune du CIO repose sur les droits astronomiques concédés notamment par NBC qui a déboursé 2,2 milliards de dollars pour être le diffuseur des Jeux de 2010 et de 2012. A Vancouver, France-Télévisions, qui a également payé une addition salée, sait déjà qu’elle va perdre de nombreux millions d’euros en raison de trop faibles retombées publicitaires. Au passage : rassurez-vous, je m’intéresse à ces Jeux. Samedi soir, j’ai voulu me mettre devant le direct de France 2. Mais hélas pour moi, la chaîne avait remplacé les Jeux… par FBI portés disparus.
Quant à l’éternel procès fait à ceux qui ne s’intéressent qu’aux sports grand public, vous me faites penser aux cinéphiles les plus zélés, qui se gargarisent devant la sortie d’un film d’art et essai ukrainien, alors que tout le monde fait la queue pour Avatar. C’est toujours la même hypocrisie. Que voulez-vous, il y a 10 à 15 millions de personnes qui regardent un match de l’équipe de France de foot. Ce n’est pas de ma faute, c’est comme ça. Au comptoir des cafés, j’entends souvent parler de foot, jamais de half pipe.
Pour finir, un sujet « les présidents américains et le golf » a été publié dans Golf Mag en 2008, je le tiens à votre disposition.
Re bonjour et merci d'avoir pris du temps un dimanche après-midi pour me répondre, j'apprécie grandement d'autant plus qu'il est rare de pouvoir discuter ouvertement avec un journaliste sportif.
Je vous rejoins sur certains point à présent éclaircis, comme le fait que trop de disciplines tue les disciplines, le curling comme le softball n'on rien de sports olympique nous en convenons tout deux. Bientôt nous aurons le droit à une balle au prisonnier sur patin ...
Je comprend aussi que vous devez faire avec les évènements du moment pour publier vos articles, et que proposer un papier sur l'entrainement des coureur de fond Kenyan en pleine période de JO d'hiver seras certainement refusé par les magazine ou les sites auquel vous le proposerez.
Vous le dîtes bien les chaînes ont déboursés des Milliards pour les droits des jeux, mais le problème viens aussi du fait que ces même chaînes ne donne pas un sous pour les même discipline en dehors de cette période.
Concernant votre dernier paragraphe, je ne me souviens pas avoir défendu les petites disciplines vis à vis des sports beaucoup plus médiatisés. Il en faut des sports comme le Foot ou le Baseball qui remplissent chaque année les budget des chaîne sportive et de vos journaux. Sans ce financement les "petits sports" ne pourraient même pas avoir de couverture médiatique, aussi minime quelle soit. Et puis il en faut pour tout le monde, ont ne peut pas aimer tout les sports.
Concernant la questions des sports tels que le Half Pipe et le Snowcross, je pense sur ce point que vous vous trompez. Les jeunes qui pratiquent ses sports sont bien plus passionnés que vous ne le pensez, car justement ce sont des sports de communautés. Ils se créer une identité dans ces sports, exactement comme les motards le font sur la route.
Prenez Shawn White par exemple, champion de snowboard à la base, tout les jeunes qui pratiquent les sports extrêmes le connaissent. Il suivent les résultats et achète les jeux vidéos.
Je ne suis donc pas d'accord sur le fait qu'ils ne soient animés que par leur pratique personnelle.
L'épisode de FBI portée disparus est effectivement consternant ... La façon de faire parle d'elle même. Je ne parlerais pas de la rediffusion désastreuse samedi matin de la cérémonie d'ouverture, pourtant très belle, qui à été massacrer par un monteur de France2 pour gagner du temps sur le planning.
Je crois donc que au final nos avis se rejoigne sur le fait que les chaînes ne sont pas cohérent dans leurs diffusion des sports, autre que le foot et le rugby. Et que les JO accepte trop de disciplines et que celle-ci finissent par masquer les sports historique.
Merci encore de votre réponse, et bon dimanche.
Mes sports favoris non pardon mes plaisirs favoris, la natation et la plongée sous marine, alors le ski pas pour moi mais je respecte les sportifs qui veulent briller car à ce niveau c'est un défi personnel qui mérite le respect.
Autres athletes qui force le respect les handicapés qui se surpassent au delà de ce que pourrait réaliser une personne ordinaire.
Je peux continuer ainsi sur le respect que j'ai pour les sportifs de haut niveau ou pas.
Il y a ceux qui "dérapent" comme notre rugbyman et son agression fantôme et même ses athletes devenus politiciens avec des mensonges grossiers comme M. Lamour et son erreur de bouton ou même M. Douillet qui ne savait quoi faire après le côté people des pièces jaunes alors il se lance dans la politique mais surtout utilisé pour son image par plus "malin"
Un seul point que je refuse sur le plan sportif que notre pays soit organisateur car là aie! aie! pour le contribuable, j'ai applaudi des 2 mains lorsque que la région PACA, avec à sa tête la ville du m'as tu vu, mais bien pauvre, Nice qui souhaitait organiser des jeux d'hiver ouf pour mon portefeuille .