Médias / Monde

«M. Bush est mort de RAISON DE SA MORT» : quand le Washington Post publie une nécrologie un peu trop vite

Temps de lecture : 2 min

Ce n'est pas la première fois que le quotidien américain va un peu trop vite pour publier une nécrologie.

George H. W. Bush à la Maison Blanche, en 1992. Luke FRAZZA / AFP
George H. W. Bush à la Maison Blanche, en 1992. Luke FRAZZA / AFP

George H. W. Bush est mort dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre. Le 41e président des États-Unis avait 94 ans et souffrait d'une forme de la maladie de Parkinson, qui l'obligeait à se déplacer dans un fauteuil roulant depuis 2012.

Dans les minutes qui ont suivi l'annonce, de nombreux médias ont publié de longues nécrologies, souvent fouillées pour revenir sur sa vie. La plupart de ces articles avaient été préparés depuis au moins plusieurs semaines ou quelques mois, parfois depuis de longues années. Et au moins l'un d'entre eux n'a pas été parfaitement relu avant sa publication.

Sur Twitter, plusieurs personnes dont le journaliste de Slate.com Will Oremus, ont ainsi posté une capture d'écran d'un article du Washington Post dans lequel on peut lire «M. Bush est mort de RAISON DE SA MORT, selon/d'après xxx».

L'erreur n'est pas restée très longtemps en ligne, mais suffisamment pour être remarquée et relayée. Le Washington Post a corrigé cette erreur et on peut désormais lire : «Son décès a été annoncé dans un tweet par Jim McGrath, son porte-parole. La cause de sa mort n'est pas encore connue.» Ce n'est pas la première fois que le quotidien américain va un peu trop vite pour publier une nécrologie. Peu après l'annonce de la mort de Fidel Castro, un article était titré «Fidel Castro meurt à l'âge de XX ans».

Quand les disparus enterrent les nécrologues

Au-delà du contenu parfois passionnant de l'article du Washington Post, l'autre aspect insolite de cette nécrologie, également repéré par Will Oremus, c'est que l'un des journalistes qui y a contribué, est décédé bien avant George H. W. Bush.

Comme nous l'écrivions à l'occasion d'un cas similaire lors de la mort de Fidel Castro, en 2016, il arrive parfois que les disparus enterrent leurs nécrologues. En 2016, Les Inrocks s'étaient ainsi intéressés à ce que l'on pouvait trouver dans les «cimetières virtuels» des rédactions, et expliquaient que les nécrologies sont souvent écrites en avance (très en avance, parfois) pour ne pas être pris de court et qu'elles sont «régulièrement mises à jour, parfois par d’autres journalistes que leurs auteurs originels. Certaines patientent au frais pendant des décennies. Il arrive même que les auteurs décèdent avant leur publication. La nécrologie de Jacques Chaban-Delmas, mort en 2000, est publiée dans Le Monde sous la signature d’André Passeron, journaliste politique, lui-même décédé en 1994».

Slate.fr

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