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Voici comment savoir ce que Facebook et Twitter pensent que vous aimez

Temps de lecture : 2 min

Les deux sites collectent des tonnes d'informations à votre sujet, et vous permettent de savoir dans quel profil elles vous rangent pour les publicitaires.

Anete Lūsiņa via Unsplash CC License by

Les réseaux sociaux savent beaucoup de choses sur nous. En leur confiant nos données, en y écrivant nos status, en postant nos photos, en échangeant dessus depuis des années, nous leur avons confié une large partie de notre identité, souvent sans vraiment nous en rendre compte.

Si jamais vous n'aviez pas vraiment fait attention, Quartz rappelle à juste titre que selon leurs politiques de confidentialité, ces sites collectent des informations que l'on donne volontairement pour remplir notre profil, comme «notre anniversaire, ou notre genre, nos posts et likes».

Mais il y a aussi tout ce qu'on ne donne pas volontairement ou sans s'en rendre compte: «Twitter et Facebook ont pu recevoir des informations à partir des cookies laissés sur votre navigateur, mais aussi des détails autour de nos connexions comme les appareils utilisés, le lieu depuis lequel on se connecte, des informations à partir des liens sur lesquels vous cliquez, des applications tierces connectées à votre compte. Ils peuvent aussi connecter ces informations à celles de leurs partenaires à partir de votre numéro de téléphone ou de votre adresse email.»

Créer un profil utile aux annonceurs

Le but est évidemment pour les deux entreprises de créer le profil le plus précis possible, afin de proposer aux publicitaires de toucher exactement l'audience qu'ils cherchent avec de la publicité ciblée. Ces catégories permettent à Facebook et Twitter de vous placer dans des catégories sur des sujets qui semblent vous intéresser à partir des détails que vous avez publié depuis tant d'années, et donc aux publicitaires de viser ces catégories en fonction de l'audience qu'ils souhaitent toucher.

En revanche, tout n'est pas représentatif de ce que nous sommes ou de ce que l'on aime (et c'est parfois très contradictoire), «mais c'est suffisant pour les publicitaires. Si vous lancez un assez gros filet, vous allez récupérer quelques bons poissons. C'est logique de nous mettre sur différentes listes dans l'espoir de nous cibler une fois correctement», explique Quartz.

Autant dire que se plonger dans les intérêts que Twitter et Facebook nous prêtent constitue parfois une drôle d'introspection. C'est ce qui est arrivé à une journaliste du HuffPost.

Si jamais, vous souhaitez découvrir les vôtres (voire les modifier, tout en vous souvenant que cela permettra aux annonceurs de mieux vous cibler), cliquez ici pour Twitter (il faudra ensuite rerentrer votre mot de passe), et ici pour Facebook. Attention, les résultats pourraient bien vous surprendre.

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