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«Les océans sont tout petits», affirme Trump en interview

Temps de lecture : 2 min

Les déclarations du président américain ressemblent de plus en plus à une parodie.

Donald Trump le 26 novembre 2018 | Nicholas Kamm / AFP
Donald Trump le 26 novembre 2018 | Nicholas Kamm / AFP

Dans un entretien de vingt minutes avec deux journalistes du Washington Post publié le 28 novembre, Donald Trump a commenté l'actualité de façon décousue et parfois inintelligible.

Il s'en est pris à la hausse des taux d'intérêt mise en place par la Fed, la banque centrale américaine, qu'il accuse d'être responsable de la vague de licenciements annoncée par General Motors. À ce sujet, il a dit: «Je ne suis pas content de la Fed. Ils font une erreur, car j'ai un instinct, et mon instinct m'en dit souvent plus que le cerveau de n'importe qui.»

Le président américain s'est aussi lancé dans une tirade sur le réchauffement climatique, dont plusieurs phrases sont rapidement devenus virales: «Un des problèmes des gens comme moi, c'est que nous avons de hauts niveaux d'intelligence, mais nous ne sommes pas nécessairement des croyants. Vous regardez notre air et notre eau, et en ce moment, ils ont atteint des records de propreté».

Il a ensuite affirmé que l'air était sale en Chine, en Amérique du Sud, en Russie et «dans de nombreux autres endroits», avant de se lancer dans une explication sur le mouvement d'air sale et d'orduress venus d'Asie: «Quand vous parlez d'atmosphère, les océans sont tout petits. Et ça souffle, ça voyage. Nous récupérons des milliers de tonnes d'ordures venues d'Asie sur nos plages».

Le président américain, qui a dit ne pas croire les conclusions d'un rapport sur le climat publié par son propre gouvernement, a aussi tenté de discréditer le réchauffement climatique en rappelant que dans les anneés 1970, quelques scientifiques avaient brièvement défendu une théorie du refroidissement climatique: «Si vous regardez les articles, ils parlaient de refroidissement climatique, ils disaient que les planètes allaient geler, et maintenant elles vont mourir à cause de la chaleur».

Pour finir sur les questions environnementales, Donald Trump a de nouveau évoqué l'idée fausse selon laquelle le fait de ratisser les sols de forêt permet de prévenir les incendies, une technique qu'il avait attribué faussement à la Finlande.

«C'était intéressant, j'ai vu les pompiers et ils ratissaient les broussailes [...] C'était en feu et ils ratissaient, ils travaillaient dur, ils ratissaient tout ça. Si ça avait été ratissé avant, il n'y aurait rien eu qui aurait pris feu. C'était très intéressant à voir.»

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