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Une Grecque purge une peine de dix ans de prison pour avoir falsifié son nombre d’années d’école primaire

Temps de lecture : 2 min

Le procureur de la Cour suprême grecque doit réexaminer la peine prononcée contre la femme de 53 ans.

Une salle de tribunal vide au sein de la Cour suprême d'Athènes en 2012. AFP PHOTO / ARIS MESSINIS.
Une salle de tribunal vide au sein de la Cour suprême d'Athènes en 2012. AFP PHOTO / ARIS MESSINIS.

L’affaire commence en 2014. Un rapport révélait qu’une femme de ménage qui travaillait depuis dix-huit ans dans une école maternelle à Volos – une ville au centre de la Grèce, entre Athènes et Thessalonique – avait falsifié un certificat qui attestait qu’elle avait achevé les six années d’enseignement primaire obligatoires. Elle en avait en réalité fait cinq et ne pouvait donc pas prétendre à un emploi dans le public.

En 2016, cette femme a été condamnée à quinze ans de prison pour cette fraude.

Elle a été réduite en novembre 2018 à dix ans de prison et un procureur doit réexaminer la peine à la fin du mois. L’affaire a depuis provoqué une tempête sur les réseaux sociaux. Une pétition en ligne a demandé sa libération et a recueilli plus de 35.000 signatures. «Cette décision n’est pas simplement inhumaine. C’est un autre signe très révélateur des maux permanents dans notre système de justice», a déclaré la Ligue hellénique des droits de l’homme.

«Elle n’a pas volé! Elle n’a pas détourné de l’argent de l’État! Elle a travaillé pour ça! Pour répondre aux besoins de sa famille», a déclaré le syndicat des travailleurs de nettoyage de la région de Volos. La femme de ménage a dû chercher un travail pour remplacer son mari malade, qui était devenu infirme.

Selon la télévision grecque, le procureur de la Cour suprême examinera des «dizaines» d’affaires similaires de faux certificats qui ont abouti à des condamnations. Syriza, le parti du Premier ministre Alexis Tsipras, a déclaré que la condamnation de cette femme portait «atteinte au sens de la justice commune et ébranle la confiance des citoyens dans le système judiciaire».

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