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Les hackers et les dealers de drogues font aussi des promos Black Friday

Temps de lecture : 2 min

Comme quoi, la surconsommation s’applique partout.

Pour ne pas savoir que le 23 novembre était synonyme de Black Friday, il faudrait presque avoir vécu dans une grotte le mois d’avant. Sur tous les sites, les promos clignotaient avec la grande mention anglaise du «Vendredi Noir» et dans la rue les affiches vantaient les prix cassés. Aux États-Unis, 3,3 milliards de dollars avaient été dépensés en ligne lors de l’édition 2016.

Il n’est du coup pas étonnant de voir le «darknet» en profiter aussi. Le darknet, c’est cette partie du web inaccessible via des moteurs de recherche et qui se fait via des logiciels spécifiques. Vice News a découvert «des milliers» de promotion liées au Black Friday sur des sites marchands de ce pan de l’internet, comme Dream ou Wall Street Market. Là-bas, les vendeurs font des prix coupés sur l’héroïne et le cannabis, propose des abonnements Netflix à vie pour pas grand chose et font même des réductions sur les poings américains…

La société de cybersécurité Digital Shadows a constaté que les mentions «Black Friday» avaient récemment augmenté en flèche sur les forums du darknet, comme elle l’explique dans un rapport. «Le Black Friday a eu pour conséquence inattendue d'encourager les cybercriminels à la recherche de profits», y écrit Rafael Amado, un analyste de recherche de Digital Shadows.

Les hackers en profitent aussi pour faire leurs propres promos. Certains proposent un accès à leurs «botnets», des réseaux d’ordinateurs piratés utilisés pour mener des cyberattaques, pour soixante ou mille dollars, selon la localisation. Un autre offre des sortes de coupons Black Friday pour des services de proxy qui permettent de cacher votre identité sur internet.

Mais il y a surtout des tutoriels qui enseignent aux cybercriminel en herbe comment frauder les cartes de crédit contre certains des plus gros détaillants du Black Friday. Le tout pour environ vingt dollars. Comme quoi, la surconsommation n’a pas que du bon pour ces entreprises.

Slate.fr

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