Médias / Tech & internet

Netflix passe un accord avec des satanistes

Temps de lecture : 2 min

Une plainte pour violation de droits d’auteur a été conclue à l’amiable.

Screenshot de Les nouvelles aventures de Sabrina, Netflix
Screenshot de Les nouvelles aventures de Sabrina, Netflix

Le Temple satanique, une organisation pronant entre autres la séparation de l'Église de de l'État et le droit à l'avortement, a publié cette semaine un communiqué dans lequel il est «heureux d’annoncer que que sa récente plainte contre Netflix et Warner Brothers a été conclue à l’amiable». Le temple s'était ému de la représentation d'une statue dans Les nouvelles aventures de Sabrina, une série Netflix sortie le mois dernier.

Adaptée, comme Riverdale, d'Archie Comics, elle raconte l’histoire d’une jeune sorcière qui hésite entre le monde des humains et le culte de la sorcellerie. Le leader de ce culte, le «Dark Lord» est un homme à tête de bouc, similaire à représentation de Baphomet. Jusqu’ici tout va bien. Mais il apparait dans la série une statue qui le représente, installée dans le hall de l’école de Sabrina, statue quasiment identique à une sculpture réalisée par le Satanic Temple, comme l'a montré sur Twitter son fondateur, Lucien Greaves:

À titre de comparaison…

Plainte conclue à l'amiable

Le temple avait alors manifesté son intention de poursuivre Netflix et Warner Bros pour violation de droits d’auteurs, dommage à la réputation de leur entreprise et violation de copyright, réclamant la coquette somme de 150 millions de dollars.

Selon le communiqué, le temple est désormais crédité dans le générique des quatre épisodes où figurent la statue. On ignore en revanche les autres termes du deal car ils sont «soumis à un accord de confidentialité».

Dans le communiqué, Greaves explique qu’il a reçu «un certain nombre de lettres d’insultes et d’analyses juridiques de comptoir» accusant «une puissante organisation sataniste de malmener une petite sorcière innocente qui vient de s’ouvrir au monde». Il leur a répondu en leur conseillant de se battre pour des causes plus importantes qu’une sorcière qui n’existe pas et qu'une violation de droits d’auteurs somme toute très banale.

Slate.fr

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