Copé: Il n'y a pas de fatalité aux délocalisations!
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Depuis 1997, l'emploi industriel en France a baissé de plus de 10%, avec un net décrochage en 2001. La crise actuelle est loin d'améliorer les choses. L'opinion et les médias accompagnent, avec une colère mêlée de résignation, une litanie de délocalisations et de destructions d'emplois industriels, comme si elle était une inexorable spirale négative. Doit-on en conclure que la France est condamnée à devenir un désert industriel? Quatre raisons me poussent à considérer qu'il n'y a pas de fatalité aux délocalisations et que la France peut avoir un véritable avenir industriel.
1re raison: Nous pouvons créer de nouvelles filières en misant sur des investissements d'avenir. Des secteurs industriels ont certes fondu en France -par exemple, au milieu des années 1970, la sidérurgie employait plus de 200.000 personnes contre environ 20.000 aujourd'hui-, mais d'autres peuvent émerger. C'est tout le défi du «grand emprunt»: l'Etat va investir 35 milliards d'euros dans des secteurs d'avenir pour générer un effet de levier qui créera croissance et nouveaux emplois, notamment industriels. Imaginons seulement le bénéfice que tirerait la France d'un bon positionnement sur le développement durable, par exemple: le marché des produits et services verts devrait doubler dans le monde d'ici à 2020, passant de 1.370 milliards de dollars par an à 2.740 milliards, créant au passage plus de 20 millions d'emplois nouveaux. Mais la France pourrait aussi tirer son épingle du jeu en renforçant son industrie agroalimentaire ou en devenant leader de la voiture électrique, pour le bénéfice de l'ensemble du secteur automobile français...
2e raison: Les délocalisations se révèlent parfois moins intéressantes qu'elles le paraissaient de prime abord pour les entreprises industrielles. Il arrive qu'on assiste à un certain désenchantement parmi les «délocalisateurs» occidentaux: les pays émergents ne sont pas toujours l'eldorado industriel espéré. La productivité y est souvent moins élevée, les coûts et les délais de transports plus importants, la qualité de production parfois hasardeuse et les salaires ont tendance à augmenter. Ainsi, en 1996, le coût de travail en République tchèque était huit fois moins élevé qu'en France; en 2002, il n'était plus que cinq fois moins cher, et cette dynamique s'est poursuivie depuis. Au final, le coût complet après délocalisation peut avoisiner dans certains cas le coût de production en France.
3e raison: l'enjeu environnemental devient un frein aux délocalisations et même un facteur de relocalisation. Les impératifs écologiques poussent au rapprochement du producteur et du consommateur, pour réduire les émissions de CO2 liés au transport et pour assurer une meilleure traçabilité du respect des normes environnementales. Dans cet esprit, les consommateurs davantage sensibilisés à l'écologie choisiront sans doute de plus en plus d'acheter des produits moins polluants. Pour aider à ce changement de comportement, il est nécessaire de mieux intégrer le coût écologique d'un bien dans le prix de vente, notamment grâce à une taxe carbone aux frontières de l'Europe. Les exigences vertes doivent s'appliquer également aux produits importés.
4e raison: le handicap français lié au coût du travail peut être réduit avec de la volonté politique.
Malgré les facteurs évoqués plus haut, le coût du travail en France reste un problème important. Il ne s'agit bien sûr pas de concurrencer la main d'œuvre chinoise, mais de regagner quelques points en compétitivité, ne serait-ce que par rapport à nos voisins européens. En effet, l'érosion du secteur industriel en France s'explique surtout par un déficit structurel de la compétitivité du travail qu'il va falloir combler. Là encore, il n'y a pas de fatalité. L'Allemagne, qui a perdu proportionnellement plus d'emplois industriels que la France entre 1998 et 2006, a su inverser la tendance au prix d'un effort massif sur son coût du travail.
Pour baisser le coût du travail, il y a trois axes de travail.
- Première piste: augmenter la productivité. Celle-ci est déjà très élevée en France, mais il faut continuer d'innover ou d'améliorer les conditions de travail pour progresser encore.
- Deuxième piste: alléger les charges qui pèsent sur le travail. La réforme de la taxe professionnelle va dans ce sens, tout comme les exonérations et allègements de charges sociales financés par l'Etat. Mais avec déjà plus de 30 milliards d'allègement de charges par an, on ne peut plus aller beaucoup plus loin!
Le cœur du débat doit donc porter désormais sur notre protection sociale et particulièrement sur son financement: notre système de sécurité sociale est pour l'instant financé par des cotisations portant principalement sur le travail et en partie sur le capital. Faut-il transférer davantage le poids de ce financement vers le capital ou la consommation? Pour la taxation du capital, les marges de manœuvre sont limitées: les capitaux peuvent franchir les frontières encore plus facilement que les usines et la France a déjà un taux d'imposition de plus de 40% du capital, 20 points supérieur à celui de l'Allemagne.
Faire porter le financement de la sécurité sociale sur la consommation plutôt que sur le travail revient à instaurer une TVA sociale, comme cela a été appliqué en Allemagne. Outre-Rhin, la TVA est passée en 2007 de 16% à 19%: deux points de hausse ont été alloués à la réduction des déficits et l'autre point à une baisse des cotisations des salariés et des employeurs. Cela a permis à l'industrie allemande d'améliorer sa compétitivité et de gagner de nombreuses parts de marché à l'international, notamment aux dépens de la France. Opérer un tel transfert n'est pas sans danger dans notre pays, où la croissance est largement portée par la consommation. D'autant plus que cela éroderait le pouvoir d'achat des Français, à commencer par celui des retraités.
- Troisième piste: augmenter la durée du temps de travail sans augmenter autant les salaires, au moins à court terme. Les Français sont-ils prêts à travailler plus pour gagner autant? C'est le «deal» qu'acceptent parfois les syndicats de certaines entreprises en échange de la promesse d'éviter une délocalisation. Les salariés sont sommés de se prononcer, «le couteau sous la gorge». Cela relève alors du chantage à l'emploi, ce qui n'est pas très sain pour notre démocratie sociale. Cette question est un tabou considérable dans le débat politique et économique français. Je considère pourtant qu'il faudrait poser cette question à tous les salariés français, dans le cadre d'un grand débat national, en leur proposant des contreparties fortes, par exemple la mise en place d'une sécurité sociale professionnelle qui leur garantirait une employabilité tout au long de la vie.
Aucune de ces pistes n'est un chemin facile. Mais il va falloir les explorer avec les Français et les partenaires sociaux avant de trancher, sous peine de condamner l'emploi industriel et notre système de protection sociale. Nous devons faire les choix courageux qui nous permettront d'inverser la tendance du déclin industriel français. L'exemple de l'Allemagne montre qu'un effort sur quelques années peut porter en germe des gains à moyen terme. Ce débat sera un rendez-vous de vérité au cœur de la campagne présidentielle de 2012.
Jean-François Copé
Image de une: La raffinerie Total près de Dunkerque, le 28 janvier 2010. REUTERS/Pascal Rossignol
Selon l'étude comparative d'Eurostat sur les taux d'imposition dans les pays de l'UE, en 2007.
Mis à jour le 07/02/2010 à 9h53











































Dans quel monde vie Mr Coppé ?
Sur le constat d'abord...
1) Une nouvelle filière industrielle verte : le lobby électro-nucléaire et diéseliste nous ont déjà fait perdre beaucoup de terrain.... que dire de l'agro-carburant ...
2) Ce n'est pas nouveau...la délocalisation est surtout plus simple... le fameux concept Zero Usine...
3) le cout du transport... dérisoire et pour longtemps... et pas la moindre initiative réelle pour taxer à l'entrée de l'union le dumping écologique, sociale, humain... ( moralement acceptable pour financer l'aide au développement sur ces mêmes items)... Si peu d'action en faveur de l'agriculture raisonnée et locale....
4) le cout du travail... vieux discours... mis en avant que parce qu'il s'agit de la seule variable d'ajustement... depuis 30 ans
Ce qu'il convient de préciser... c'est que le cout de certains PDG amis du pouvoir ne semble pas concernés... idem pour le cout de fonctionnement de l'état, des collectivités (gauche incluse) ...
Je suis toujours surpris que l'on rejette le debat au sujet du montant des pensions/pouvoir d'achat des retraités d'aujourd'hui. Si je comprends le mot solidarité intergénérationnelle... cela ne va pas que dans uns sens... 25% de la population au travail ne peuvent durablement s'asphyxier pour les autres... sans finir par réagir...
Des pistes à travailler ( Mr Coppé vient d'entrer en politique ;-)
1) rien sur les 3 premiers constats
2) par contre aucun pb sur le cout du travail
- augmenté la productivité...facile, mais sans pousser au stress tout de même... et j'espère plus efficace que l'inflation législative un exemple du genre précipitation, absence d'analyse cout/utilité (ROI), absence de mesure d'efficacité
- Alleger les charges ... ok... réduire les dépenses en même temps c'est plus prudent... Ah Mr Coppé semble convenir qu'il ne sait pas comment le faire... Je me propose de l'aider... modestement certes... mais le symbole est important en politique...
- le travailler plus... pour gagner ... autant ( il y a 2 ans c'était pour gagner plus) .. . Mr Coppé lancera donc pour 2012.. le travailler plus pour gagner moins !!!! mais pourquoi donc Mr Coppé s'oppose t il à la notion de répartition du travail sur plus de monde... jeune, senior... ?
Je vous estime suffisamment pour lire vos billets...
Votre impressionnante réflexion manque singulièrement d'audace politique... Je me tiens à votre disposition.
C'est vraiment le surnom que je vais vous donner désormais...
Alors oui effectivement avec la volonté du gouvernement on peut relocaliser tous les emplois en France, si la France devient une dictature comme la Chine ou un pays de créve-la-dalle comme l'Inde, merci très peu pour moi... Cela fait au moins 30 ans que tout le monde dit que pour les pays comme la France il faut (ou il aurait fallut) tout axer sur les services la recherche et la haute technologie et que fait le gouvernement: on subventionne les constructeurs automobiles (qui freinent des quatres fers dès qu'il s'agit d'innover), on subventionne la mécanique et la métallurgie et des tas d'autres secteurs dont on sait qu'ils coûtent à la collectivité bien plus qu'ils ne rapportent !
Vos pistes sont ridicules: augmenter la durée de travail: dans beaucoup d'entreprise chinoises ils ne dorment que 4 heures par 24 heures et le reste du temps ils travaillent vous voulez qu'on fasse plus ?
Augmenter la productivité horaire: mais la France est déjà au top au cas ou vous l'ignoriez ?
L'enjeu environnemental: à force de ne pas investir dans les énergies vertes (ou du moins alternatives) tout occupés que vous êtiez avec vos petits camarades à cirer les pompes d'AREVA, nous avons pris un retard considérable, non seulement par rapport à nos amis européens mais même par rapport aux chinois, la honte, la Chine est en pointe par rapport à la France pour ce qui est du solaire ou des véhicules électriques alors il est où votre avantage environnemental ?
On dit qu'au royaume des aveugles les borgnes sont rois mais monsieur Copé vous avez au moins 10 ans de retard !
La France leader de la voiture électrique!
travailler plus sans augmenter les salaires!
produits et services verts? La France est larguée dans les énergies renouvelables!
si c'est le programme du candidat de 2012, il faut peut-être viser un peu moins haut!!
Un certain candidat nous a vendu le travailler plus pour gagner plus. Un de vos copains, je crois ! Vous nous proposez de travailler plus pour gagner pareil. C'est bien ça, de proposer et d'oser plus fort que lui.
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Demain, qui va nous imposer de travailler plus pour gagner moins avec le chantage à la perte d’emploi par la fermeture de l’entreprise ? Vous ? Un autre, mais ça viendra, vous préparez le terrain et les esprits. Il faut que l'idée fasse son chemin pour être acceptée, n'est-ce pas !
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Vous ne faîtes que charger la mule ! Proposez-vous de réduire les indemnités des politiques, députés, sénateurs et autres aristocrates de la politique ? De limiter l’indécence de certains salaires ? Bien sur que non ! C'est vrai qu'en France, plus un patron licencie, plus la Bourse le suit et plus il gagne !
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Vous me donnez l’impression d’être dans la lignée de Raffarin : la France d’en bas, méprisée et bonne à saigner.
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Vous me rappelez cette blague du temps de l’URSS. Le soviet : Le communisme, c’est quand tu as 2 chevaux et tu en donnes un à ton voisin ! Le village en chœur, oui, oui, oui.
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Le soviet : Le communisme, c’est quand tu as deux vaches, tu en donnes une à ton voisin ! Le village en chœur, oui, oui, oui !
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Le soviet : Le communisme, c’est quand tu as deux poules et tu en donnes une à ton voisin ! Le village en chœur. Non, non, non ! Pourquoi vous dîtes non ? Ben, les deux poules, on les a !
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Le jour où les politiques donneront l’exemple, travailleront vraiment plus pour gagner moins, renonceront à leurs avantages et leurs privilèges, alors, ils seront crédibles.
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Mais nous avons plus de chances de voir cela se réaliser un jour en Allemagne qu’en France.
Evidemment on pourrait continuer de dévaloriser le travail, mais ça nous amènerait à le dévaloriser encore, et puis dans 10ans Sarkozy nous dira qu'il faut encore le dévaloriser (valoriser moralement pour le dévaloriser dans les faits). Tout le monde sait que c'est débile mais c'est tellement drôle...
Alors j'ai une idée rigolote moi aussi. C'est le retournement et la capitalisation de la directive Bolkenstein: on regarde d'ou viennent les capitaux, on fait un calcul compliqué de prorata pour en déduire les couts pris en charge par les entreprises. Evidemment ça ne peut fonctionner qu'une fois que Sarkozy aura sauver la planète en re-territorialisant les capitaux, mais c'est pour bientôt.
Ainsi quand Renaut ouvre un usine en Roumanie ce n'est pas si grave parce qu'il vont faire travailler les roumains avec le droit du travail français, avec les mêmes salaires et en payant les même taxes... tout ça en prenant à sa charge le cout des déplacements des personnes qui contrôleront tout ça.
Dans un second temps il faudra vérifier s'ils habitent à Neuilly ou à la Courneuve. Mais là je dois dire que je n'ai aucune idée de comment ça peut se traduire dans les faits... gardons ça pour beaucoup plus tard, d'ici là la Nation aura peut-être disparu (si le droit n'est plus lié au territoire).
Pour le coup je suis d'accord avec quasiment tout ce que j'ai lu. Il va falloir que les francais fassent des sacrifices s'ils veulent garder leurs emplois. Et le probleme a la base, c'est bien la mentalite des francais: nous voulons toujours plus d'avancees sociales, alors que l'economie ne suit plus depuis longtemps. Notre perte de competitivite vient de la. Et apres on se plaint que les usines ferment, on trouve ca injuste. On saccage une sous-prefecture et ca paie: 50,000 euros de prime de licenciement pour 2,000 euros d'amende. Ou est la justice ? Ceux qui n'osent pas jouer aux casseurs obtiennent moins.
Quelques points toutefois sur cet article:
- La France leader de l'automobile electrique, je souhaite que cela se realise mais niveau technologie des batteries lithium-ion, je ne vois pas comment on va rattraper le retard qu'on a sur le Japon. Par ailleurs, et cela a ete dit dans un autre commentaire, l'industrie automobile francaise est peu innovante et ensuite elle demande des aides publiques: ca commence a bien faire. On ne peut pas la laisser tomber car de nombreux emplois en dependent, mais il ne faut pas qu'elle monopolise constamment l'attention des pouvoirs publics. Il vaudrait mieux soutenir les PME, qui creent plus d'emplois et paient plus de taxes que les tres grandes entreprises.
- La TVA sociale serait une bonne chose, mais qui aura le courage politique de la mettre en place ? Sarkozy a vite fait marche arriere - l'affaire lui a coute quelques dizaines de deputes. Du reste la TVA est passee de 16 a 19% en Allemagne, alors que la TVA francaise est de 19.6%, avant meme la hausse envisagee. Difficile de l'augmenter encore plus. La solution serait de diminuer la depense publique d'un montant egal aux recettes de 3 points de TVA. Le veritable probleme vient de la: nous sommes les champions de la depense publique en France, d'ou des impots eleves et une competitivite mediocre. Que l'Etat et les collectivites locales reduisent leur train de vie ! Mais avec des regions PS qui embauchent les fonctionnaires par dizaines de milliers on n'est pas sortis de l'auberge.
- La consommation francaise de porte bien. Les francais se plaignent constamment de leur pouvoir d'achat; j'aimerais bien que les politiques aient le courage de leur dire qu'en moyenne il n'est pas si mauvais que ca (ce qui n'est pas une consolation pour les plus defavorises, sauf que ce n'est pas ceux-la qu'on voit se plaindre dans les reportages televises, mais plutot des gens qui font tout un tas de depenses superflues - abonnement iphone, etc).
- Augmenter la durée du temps de travail sans augmenter autant les salaires: cela reviendrait a tuer les 35 heures une fois pour toutes. Allez, qu'on abolisse les RTT ! Ce serait dans l'interet economique general et un symbole fort. Sauf que les francais, qui pensent avant tout a leur interet personnel, s'y opposeraient a coup de manifestations monstres, sous pretexte de regression sociale. Sarkozy n'a pas ose non plus. Monsieur Coppe, si vous vous engagez a le faire, je vote pour vous en 2017 ;)
Ca marche, ne "travaillons" plus et on verra ce qui se passe.
Aujourd'hui nous mesurons le travail d'une certain façon, cette mesure n'est pas objective, elle est choisie avec soin. De plus il est impossible de négocier totalement la manière dont on travaille avec son employeur, celui-ci exploite des moyens de production, qu'ils soient humains ou non? Le problème c'est que si on arrive à exploiter totalement le travailleur on ne peut plus parler de "travail", est-ce à dire qu'il ne travaille plus ? Si il est totalement alliéné, oui, sinon, parce que le travail est naturel à l'homme, on peut constater, si on s'en donne les moyens, qu'il travaille ailleurs que dans l'entreprise, de manière non salariée s'il le faut.
De plus le travail n'a pas grand chose à voir avec la compétition. En effet il s'agit bien plus d'organisation collective. Il est possible que d'autres organisations collectives que la notre soient plus efficaces et plus performantes, ça ne nous empêche pas de travailler même si ça pose un certain nombre de problèmes. Si le chomage a été inventé il faut désormais inventer des structures qui interdisent l'absence de travail, à un niveau local et sans doute contre l'état lui-même qui, en instituant le chomage et la mesure actuelle du travail qu'on finit par assimiler, est devenu une source de nuisance dans certains cas.
Enfin la France est un pays particulièrement productif, le temps de "travail" y est plus long dans les faits que dans beaucoup d'autres pays, le salaire n'y est pas si élevé et les couts de fonctionnement social ne sont pas énormes. Simplement la productivité est la seule variable d'ajustement connue: pour un même produit il faudrait toujours moins travailler, mais on ne se rend pas compte que de la sorte le produit perd de sa valeur et le travail aussi, c'est pourquoi après un gain de productivité l'objectif est toujours un gain de productivité.
Juste une remarque, si les français s'organisent collectivement pour avoir des RTT, s'agit-il d'intérêts particuliers, quel est l'intérêt très collectif à les abolir ?
J'avoue que j'ai un peu de mal a vous suivre. Par "travail", je veux dire "activite salariee". Ne jouons pas sur les mots.
La productivite francaise est elevee, mais je ne peux pas vous laisser dire que le temps de travail y est eleve: nous sommes aux 35 heures. Le salaire n'y est pas si eleve compare a certains de nos voisins, oui, par contre les couts de fonctionnement social, eux, me semblent enormes et contribuent au chomage de masse (heureusement qu'il y a des avantages en contrepartie, comme on le voit en temps de crise).
Pour repondre a votre derniere question, les francais s'organisent collectivement pour avoir des RTT, mais ces derniers sont ensuite pris a titre personnel. Il s'agit donc bien d'interet particulier. L'interet collectif a les abolir serait une baisse du cout du travail (pour le meme prix un employeur aurait des employes qui travaillent environ 2 semaines de plus par an). La consequence, c'est une competitivite accrue. Les entreprises etrangeres seraient incitees a venir s'installer en France, avec a la cle une baisse du chomage. Enfin peu importe, cela ne se fera pas. Ceux qui ont un emploi stable ne renonceront pas a leurs acquis sociaux, meme si cela pouvait sortir des centaines de milliers de personnes de la precarite. L'interet personnel avant tout. Et puis l'excuse est toute trouvee: il est hors de question de faire un tel cadeau aux vilains patrons.
Je constate une seule chose: le systeme francais est un des plus protecteurs qui soit, pourtant c'est en France que les gens ont le plus peur de perdre leur emploi. Il y a donc quelque chose qui ne tourne pas rond.
Oui, le problème c'est que vous sous-entendez "activité salariée" en disant "travail". On peut déjà se demander s'il n'y a pas là une erreur dans le système de mesure.
Ensuite j'aimerais voir si dans les faits ces 35 heures sont bien respectées partout et si les domaines dans lesquels elles sont respectées les entreprises françaises ne serait pas en concurrence avec d'autres qui ont des durées de temps de travail comparables voire inférieurs. Evidemment je parle d'entreprises situées dans des pays en concurrence avec nous.
Car il est faux de dire que nous sommes en concurrence avec la Chine. Que ceux qui aiment la Chine y aillent après tout... le problème c'est que bien souvent ceux qui y font des affaires n'y vivent pas, ou bien ils vivent sur le territoire chinois mais dans une reproduction locale de l'Europe. J'y vois une arnaque, et j'identifie cette corruption (je ne parle pas des personnes mais d'un dysfonctionnement systémique) à une nuisance. Certes les outils de mesure valorisent aujourd'hui la Chine, demain l'Inde et ainsi tous les espaces de l'exploitation maximale. Mais si les citoyens n'ont pas du tout envie d'être concurrentiels au niveau de l'exploitation et de l'aliénation, il faut bien comprendre que les sociétés elles-même ne le sont pas non plus. Les entreprises se projettent sur d'autres plans, en même temps que le travail, qu'on le veuille ou non, se retrouve de moins en moins bien mesuré.
Les RTT, comme auparavant les congés payés, sont pris individuellement. Et on pourrait analyser d'ailleurs comment cela participe à l'aliénation du travail. Mais on ne peut nier la structuration collective que cela apporte. Et c'est justement sur ce plan là que les organismes qui négocient la garde des RTT se positionnent, et non sur la dimension individuelle.
Encore une fois on peut gagner en productivité aujourd'hui, cela dévalorisera forcément un jour le jour le produit, parce que sa valeur (mais attendez, je ne dis pas que c'est incontournable, il est tout à fait possible de changer de système) est en partie calculée sur le travail (automatisez tout et la valeur sera calculée sur la publicité et l'image de marque... une valorisation à dimension culturelle et non plus matérielle). Alors est-ce que c'est ça l'idée ? Industrialiser le travail jusqu'au point de rupture de la société, jusqu'à ce que l'industrie se dépasse elle-même ? A titre personnel je travaille justement dans ce genre d'entreprise anarchiste (même si cette dernière ne le sait pas et je ne vais pas le lui dire), mais je pense que cette stratégie, qui suit bel et bien des objectifs particuliers à court terme sans se rendre compte de leur dimension structurante, est hyper-risquée.
Enfin la peur ne se situe pas vraiment dans la perte de l'emploi mais dans la perte générale de repères, puisque le système de mesure part en vrille. Car le chômage est une invention qui participe aussi à la destruction de la valeur du travail, puisque l'assimilation de celui-ci à l'emploi salarié est encore présente (et en partie véritable, je ne dis pas le contraire).
Je suis navrée de constater M. COPE que depuis 2 ans, vous avez réussi à transformer le slogan de M. SARKOZY. Si c'est celui que vous comptez utiliser en 2012, c'est un peu court !
Pour vous, il s'agit de demander au peuple de se serrer la ceinture, pourquoi pas aux autres ? les députés, les sénateurs, les ministres, les patrons, (je ne parle pas de ceux des PME), les people, les joueurs de foot, lles journalistes, les animateurs de ltélévision,la liste n'est pas exhaustive...
Vos discours font grimacer plus d'un lorsque vous regardez les nouvelles où l'on parle à tout bout de champ des rémunérations des patrons, des indemnités mirobolantes de licenciement, des transferts de joueurs de foot,des rémunérations annuelles des chanteurs, stop !
De plus, ne parlez pas de l'industrie automobilie, la prime à la casse a profité aux entreprises automobilies qui ont délocalisé à l'étranger ! Il n'y a pas de quoi pavoiser !
et vous nous demandez de faire des économies....
Pour ma part, presque à l'aube de mes 60 ans, cela fait bien 30 ans que j'entends parler de cela, sans que je vois un seul résultat.
Mais je me fais surtout du souci pour nos enfants et encore plus pour nos petits-enfants...
Sur la prospective première raison : comme s'il n'y avait qu'à ouvrir
de nouveaux territoires à une ruée vers l'or ! Il n'y a plus de dernière frontière
à conquérir. Peut-être (sûrement) des perspectives de développements technologiques
mais déjà préemptés.
Sur la deuxième raison : qui est le mieux placé pour convaincre ses amis patrons ?
(Du plaisir de terroriser les portefeuilles avec le vieux vocable de lutte des classes ! ;> ).
Sur la troisième raison : la compréhension de la dimension écologique par la droite
(jusqu'à preuve du contraire) est entièrement soluble dans le marché,
casting à l'appui de ministres jeunes et dynamiques sur l'affiche.
La quatrième "raison" n'est même plus une "piste" de rigueur, c'est la mise à mort
des pauvres imbéciles qui travaillent encore sans faire travailler les autres.
Productivité (entendre suppression d'emplois), transferts toujours plus déséquilibrés
des charges sur ces consommateurs (entendre citoyens contribuables, taillables
et corvéables - la troisième "piste" - à merci !) : Ah, certes, le chemin ne sera pas facile !
L'ironie décomplexée du candidat va jusqu'à s'emparer du couteau entre les dents
pour le mettre sous la gorge d'une majorité de celles et ceux devant lesquel(le)s
il brûle de se présenter.
Il faudra certainement prendre le tournant de la rigueur et des temps âpres ;
de la manière décrite ici, en chargeant toujours plus les mêmes, sans justice sociale,
il y aura des heurts auxquels se prépare déjà la société exclusivement policière
et concurrentielle taillée sur mesure par l'actuel pouvoir pour ses commanditaires
des conseils d'administration et des bénéfices boursiers croissants sur fond de crises.
Socialautrement.
1re raison : "la France pourrait aussi tirer son épingle du jeu en renforçant son industrie agroalimentaire" ne pas laisser couler notre agriculture serait déjà un grand pas, "en devenant leader de la voiture électrique, pour le bénéfice de l'ensemble du secteur automobile français..." et japonais.
2e raison : "Les délocalisations se révèlent parfois moins intéressantes qu'elles le paraissaient de prime abord pour les entreprises industrielles." bin pourquoi elles délocalisent alors ?
3e raison: "l'enjeu environnemental devient un frein aux délocalisations et même un facteur de relocalisation." peut être le meilleur "prétexte" pour sauvegarder le reste de notre industrie, le problème est que l'Europe n'acceptera jamais de mettre une taxe verte à ses frontières. Il faut avoir le courage de lâcher le vilain mot : PROTECTIONNISME
4e raison: "le handicap français lié au coût du travail peut être réduit avec de la volonté politique." la question qui se pose est : comment être compétitif quand les autres payent leur salariés 10 fois moins cher ? réponse : PROTECTIONNISME. (protectionnisme ne veut pas dire fermeture des frontière ... ou alors les USA sont emmurés, pour ne parler que d'elles).
il y a deux types d'industries celles qui délocalisent car leur produit n'est pas compétitif sans délocalisation ou leur produit serait boycotter ou vilipendée par la concurrence, exemple la sidérurgie qui est passée de la France à l'Italie, puis en pologne puis en asie, mais également les raffinages des produits pétrolier, la fab des gaz de l'air, l'automobile pour la France à cause du cgoix de la gamme moyenne.
D'autres industies à très forte valeur ajoutée la délocalisation est plus un pb de dividende que de coûts réels la premier lieu la chimie fine autant la pharmacie que les produits de beauté dont le coût de production est dérisoire par rapport au budget pub u pur certains l'emballage.
Autre point que vous n'évoquez pas mais qui une des raisons de notre désinstrualisation l'incompétence des managers dont le cas emblématique français est Alcatel, avoir laissé en place en plein accord avec la mafia des conseils d'administration un PDG dont l'ensemble des choix a été un fiasco je nomme Alcatel
Concernat la relocalisation il faut arrêter de faire de al com politique pur faire de la com indus-économique.
Les principales délocalisations qui font mal à notre industrie sont à nos frontières les pays de l'est et les pays du maghreb, celles qui politiquement et écnomiquement UE ne sont pas "relocalisables".
Parlons des industries vertes une mascarade.
Mon fils va construire il décide de passer en construction écolo, sur le site du ministère de l'écogie le néant, il vous renvoie sur effinergie pas mieux qui vous revoi sur Cequami là commence la magouille des stes agrées mais rien sur les matériaux à utiliser voilà un exemple de la politique de l'incompétence de M. Borloo qui fait beaucoup dans l'effet d'annonce mais concrétement RIEN.
Pur ce qui est des industries vertes ou de pointes j'ai commencé à travailler sur la voiture électrique dans les années 70 au centre de recgerche des Renardières dans votre département puis sur un autre projet dans les années 90 la pile à combustible dans le sud-est tout ce temps au frais de l'état ou de la CEE mais dans le fond pour rien.
Concernant le temps de travail les grandes entreprises ont géré les 35 heures par un grand gain de productivité et je ne suis pas sur aujourd'hui quelles soouhaitent repasser aux 39 heures pur les autres les salariés hors chaîne dépassent alléègrement les 35 heures SANS contre partie financière trvaillé plus pur gagné plus une escroquerie du guvernement la moyenne des heures sup est de 40 par an une misère au regard des heures réellement travaillées.
Le grand emprunt sera un fiasco car la différence entre la poltique et l'industrie est le sérieux d'un côté on fait N'IMPORTE QUOI" pour un bulletin de vote de l'autre on mouille sa chemise pour être en permanence dans le marché réel.
Alors M. Copé comme le dit un internaute vous êtes dans le YAKAFCON, ce n'est pas votre business dans un cabinet d'avocats grâce à votre carnet d'adresses, qui vous permet d'être à la hauteur des défis industriels de notre pays
Pour conclure comment parler d'industrie avec un ministre tellement politque blablabla mais tellement incompétent.
A la lecture de tous nos cmmentaires j'espère que vous allez revoir votre copie pour AFIN réfléchir dans le réel et le concret.
>>D'autres industies à très forte valeur ajoutée la délocalisation est plus un pb de dividende que de coûts réels la premier lieu la chimie fine autant la pharmacie que les produits de beauté dont le coût de production est dérisoire par rapport au budget pub u pur certains l'emballage.
Je vous arrete tout de suite, c'est un raisonnement archi faux. Certes le cout de production d'un cachet est faible, mais pour trouver la bonne molecule et realiser tous les tests c'est 10 ans de developpement et un miliard d'euros d'investissement en moyenne.
C'est le meme faux raisonnement qui est utilise par certains pour justifier le piratage: "les DVD sont trop chers: 20 euros, alors que le plastique qui sert a les fabriquer ne coute que quelques centimes". Oui bien sur, mais il a fallu le tourner le film avant de pouvoir en faire un DVD...
Dans les coûts de la R&D rendre des charges hors programme réel car pour vendre un produit et plus particulièrement pour la santé il est TRES important de gonfler les coûts R&D afin de justifier un prix de mise sur le marché, auprès du ministère de la santé et de la sécu.
Pour la France la part pub est nulle car interdite par la loi mais pas chez certains de nos voisins, croyez que cette charge est gratuite et n'est pas comptabiliser dans le prix final du médicament avec une répartition floue?
Concernant les DVD il est incontestable que le coût du support est insignifiant reste les vrais coûts la promo, les artistes pas malheureux (mais le public en est responsable) je ne pense pas que la compression des charges soit prise en charge pour réaliser un film, mais ce n'est que ma réflexion et donc peut-être une erreur.
Pour avoir travaillé pendant des années dans des multinationales le coût est un sujet sensible mais entre le paiement de l'image, de l'assistance technique un vrai scandale car souvent refacturée, plus les paradis fiscaux, plus certaines ententes illicites, croirent que le monde industriel est blanc est une illusion souhaitée mais bien loin des dessous réels du monde économique.
La crise en est une preuve indéniable.
Je pense que la vision de chacun est de payer le juste prix dans le respect des acteurs économiques y compris l'actionnaire et le trader mais pas dans le mensonge et la magouille.
Bonne soirée et merci pour notre échange courtois qui aurait certainement été plus agréable devant un verre.
20 depuis la chute du mur que j'attendais que ce système s'effondre. Alors bien sûr il n'est pas tout à fait mort, il résiste de toutes ses forces grâce à l'abnégation des travailleurs du monde entier, payant de leurs impôts les errances des banquiers de la terre entière. Et je ne parle même pas des catastrophes écologiques présentes et à venir !!
Tous ces petites gens qui tous les jours vont bosser pour créer et tous les autres qui n'ont pas de boulot, développant toute cette énergie pour SURVIVRE engraissant une toute petite partie de la population mondiale !
Monsieur Coppé vous vivez dans un monde qui n'est pas le notre. Vous êtes à côté de la plaque, vous ne pensez qu'à votre petite échelle. Si seulement vous étiez le seul. Mais non, tous vos collègues politiques (de droite ou de gauche, c'est le même panier pour moi) sont du même tonneau. Vous ne pensez qu'à vos prochaines élections.
Quand est-ce que vous et vos acolytes auront la présence d'esprit (c'est peut être TROP vous demander ?) que vos actions, TOUTES vos actions devraient tendre vers le même but : notre bien être à TOUS.
Alors oui, il existe des solutions mais celles-ci ne vont pas dans le sens que vous et vos amis (j'insiste, quelque soit votre bord politique) veulent voir émerger.
Il faudrait, entre autres, créer des taxes aux frontières des pays en voie de développement pour qu'ils puissent un jour espérer atteindre sinon tendre vers nos niveaux de vie en occident. Profiter du bas coût de ses pays sans qu'ils en profitent plus directement est parfaitement dégueulasse.
Créer une taxe carbone et pollution (j'insiste, POLLUTION) dans TOUS les pays afin de ne plus faire n'importe quoi n'importe où. Une rivière polluée dans un pays lointain du notre polluera la mer et un jour ou l'autre finira dans notre eau.
Réfléchir sur LE LONG TERME et de manière globale à nos actes, ne pas se précipiter sur cet argent facile sans nous soucier des lendemains qui déchanteront pour NOS propres enfants !
Entre autres, je me répète !
Le chemin est long et difficile mais PAS impossible, à nous d'y mettre de la bonne volonté et du bon sens.
Alors Monsieur Coppé votre blabla électorale ne berne plus grand monde sauf les imbéciles et les sots pour qui vous nous prenez.
mais de votre paradis je ne suis pas preneur!
Coppé en homme politique, souhaite rester un élu de la république, je n'y vois rien d'incongru.
En tant qu'un des "imbéciles et les sots", j'aimerais avoir quelles précisions sur les autres remèdes que vous préconiserez pour créer le monde post communiste - post capitaliste que vous voyez si proche.
Après tout, un soutien aux pays en développement, une taxe carbone et une 'réflexion à long terme' me paraît un peu maigre comme programme.
Comme vous, j'ai beaucoup de peine pour "Tous ces petites gens qui tous les jours vont bosser pour créer et tous les autres qui n'ont pas de boulot" J'en ai fait partie.
Mais j'en ai beaucoup moins pour, par exemple, des enseignants qui ne travaillent que 30 semaines par an (et qui font pas mal de grèves en ce faisant), des fonctionnaires qui vivent sous un régime de faveur (aucun risque de licenciement - pourquoi?), pour les salariés du Pôle Emploi' qui termine leur lutte contre le fléau du chômage le vendredi à midi etc. etc.
Ni pour les multitudes d'adjoints des adjoints des maires (de gauche et de droite), des cumulards de postes (comme M. Copé d'ailleurs), et tous les autres corporatismes qui existent en France depuis toujours (juristes, syndicalistes, médecins, militaires, agriculteurs, marins pêcheurs, la grande distribution, politiciens de tous bords) pour qui un jour il va falloir payer le vrai prix.
En bref, cher foxib, il ne suffit pas de monter sur des barricades. Il faut en sus avoir quelque chose de précis à dire, profitant au moins de la hauteur de la barricade pour mieux voir.
Les malheurs de la France sont un cumul de petits privilèges qui ne sont pas réservés aux seuls riches. Ils sont à démonter un par un de sorte que les gens qui ont vraiment besoin peuvent être soutenus - les sans logis, les sans emploi et les sans espoir.
En ce sens, je pense que M. Copé fait des propositions intéressantes. Le type de proposition du moins qui méritent une discussion plutôt qu'un appel sur un ton insurrectionnel.