eBook: Amazon malmené par l'iPad

L'iPad, la nouvelle tablette d'Apple, est-elle déjà en train de gagner la partie face à Amazon? Aux Etats-Unis, la bataille autour de l'ebook, le livre électronique, fait rage.
Trois des cinq plus grandes maisons d'édition américaines (Macmillan, HarperCollins et Hachette) contestent le modèle du site de vente de livres en ligne et disent préférer celui proposé par l'entreprise de Steve Jobs.
En cause, le prix des livres. Deux modèles s'opposent. Amazon achète le livre aux alentours de 15$ à l'éditeur qu'elle «subventionne» pour revendre l'oeuvre 9,99$ sur son site. Ce prix unique a été notamment dénoncé par Ruppert Murdoch, le propriétaire de HarperCollins. «Nous n'aimons pas le modèle d'Amazon à 9,99 $. . . Nous pensons qu'il dévalorise vraiment les livres et nuit à tous les détaillants de livres.»
A l'inverse, lors de la présentation de l'iPad, le 27 janvier, Apple a déclaré qu'elle avait décidé de laisser les prix libres, la firme à la pomme ayant prévu de prélever 30% sur les ventes, comme elle le fait déjà pour l'App Store. Un modèle qui a séduit les maisons d'édition. Dans un mémo à ces agents, Hachette explique que le but n'est pas de gagner davantage d'argent sur les livres - en réalité, «nous en gagnerons moins», assure l'éditeur. Pour Hachette, «le modèle d'agence présente de nombreux avantages, pour nos auteurs, les détaillants, les consommateurs et les éditeurs. Il permet à Hachette de prendre des décisions de tarification qui sont rationnelles et reflètent la valeur des œuvres de nos auteurs. Dans le long terme, cela permettra à Hachette de continuer à investir et à favoriser les carrières des auteurs - des blockbusters majeurs aux nouvelles voix. Sans cet investissement dans nos auteurs, la diversité des livres à disposition des consommateurs se contractera, de même que la diversité des détaillants, et notre culture littéraire en souffrira».
Dès le 27 janvier, Apple annonçait des accords avec les cinq «majors» du livre pour son iBookstore: Penguin, HarperCollins, Simon & Schuster, Macmillan et Hachette. Une semaine après, trois d'entre elles mettaient en cause le modèle d'Amazon. Le conflit le plus flagrant oppose Amazon à Macmillan, qui n'est d'ors et déjà plus distribué sur le site de vente en ligne. L'éditeur prévient ses clients: «Disponible chez tous les revendeurs, à l'exception d'Amazon.»
Est-ce à dire que les éditeurs veulent faire monter les prix des ebooks? C'est ce que craint PCworld, qui souligne que la bataille est perdue d'avance pour Amazon.
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Image de une: iPad, Kimberly White/Reuters
Mis à jour le 06/02/2010 à 11h30

























Le temps des Ebooks est là. Il faut que les auteurs acceptent de diffuser leurs oeuvres sur internet par un moyen virtuel sans quoi ils en mourront. Avoir 13000 oeuvres dans sa liseuse (possible avec le E-Reader de Sony mais aussi bien d’autres), allumer son Ebook le soir et se demander : « Tiens, quel grand classique ai-je envie de découvrir ce soir ? », « Quel auteur vais-je lire ? », avoir la possibilité de commencer Tolstoï : Guerre et Paix un soir et d’enchaîner avec Dostoïevski : Les Frères Karamazov le lendemain, le tout d’un seul clic, selon notre volonté, voilà l’avenir ! (Mon avis complet sur mon blog ici : http://bit.ly/beU6Fy )