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Midterms: jamais autant de femmes n'avaient siégé au Congrès

Temps de lecture : 2 min

De nombreuses premières ont eu lieu au cours de cette soirée électorale.

Alexandria Ocasio-Cortez lors de son élection à la Chambre des représentants, le 6 novembre 2016. | Don Emmert / AFP
Alexandria Ocasio-Cortez lors de son élection à la Chambre des représentants, le 6 novembre 2016. | Don Emmert / AFP

«Girls just want to be elected». À 7h30 ce 7 novembre, le nombre de femmes siégeant à la chambre des représentants américains est tombé: quatre-vingt-onze. Le précédent record (quatre-vingt-quatre), qui datait de la dernière législature, fait désormais partie du passé. Et ce d'autant plus que plusieurs courses où des femmes sont engagées n'ont pas encore donné de vainqueures ou vainqueurs. FiveThirtyEight estimait avant les élections que l'on pourrait passer la barre des 100 femmes élues à la Chambre des représentants.

Et si elles étaient 107 la dernière fois à siéger au Congrès (composé du Sénat et de la Chambre des représentants), cette année, ce chiffre monte à 126, en comptant les dix sénatrices qui n'étaient pas concernées pas ces élections.

Comme l'écrivait FiveThirtyEight avant l'annonce des résultats, le nombre de femmes candidates était déjà un record, que ce soit à la Chambre (237 versus 167 en 2016) ou au Sénat (23 versus 18 en 2012). Elles représentaient 42% des Démocrates, mais seulement 12% des Républicains, en lice pour un siège à la Chambre des représentants, rapporte Vox.

Côté gouverneures, neuf femmes ont été élues, dont deux dans des États qui n'en avaient encore jamais eue à leur tête: Janet Mills (Démocrate) dans le Maine et Kristi Noem (Républicaine) dans le Dakota du Sud. La première candidate transgenre à ce poste, Christine Hallquist, a été sèchement battue dans le Vermont.

«La part de femmes qui ont remporté leur course a fortement augmenté au fil du temps, explique FiveThirtyEight. De 33% en 1976, ce chiffre a grimpé à 57% en 2008.» Cette année, il baisse un peu. À 7h30 ce matin du 7 novembre, le taux était de 46% (111 élues, 130 non-élues).

Plusieurs femmes ont marqué plus particulièrement ces élections. Alexandria Ocasio-Cortez est devenue la plus jeune femme membre du Congrès à seulement 29 ans. Sharice Davids est, elle, la première Amérindienne élue au Congrès. De leur côté, les Démocrates Rashida Tlaib (Michigan) et Ilhan Omar (Minnesota), sont devenues les premières femmes musulmanes à être élues à la chambre des représentants.

Comme le notait FiveThirtyEight, même si cette année n'avait pas été une année record, «cette attention médiatique n'aura pas servi à rien. Quand des femmes candidates sont visibles, des jeunes femmes ont plus de chances d'exprimer un intérêt pour la politique et de s'y engager. La hausse du nombre de candidates en 2018 aura des effets à long terme».

Slate.fr

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