Société / Tech & internet

Un logiciel pourrait permettre de retrouver les fabricants d'armes imprimées en 3D

Temps de lecture : 2 min

PrinTracker permet de tracer un objet en identifiant l'imprimante 3D qui l'a créé.

Une arme imprimée en 3D | ROBERT MACPHERSON / AFP
Une arme imprimée en 3D | ROBERT MACPHERSON / AFP

Depuis août dernier, les armes imprimées en 3D sont légales aux États-Unis. Ces «ghost guns» «ne disposent d’aucun numéro de série, et sont par conséquent intraçables», s'inquiétait RFI il y a quelques mois. Mais les recherches d'un professeur de l'Université de Buffalo pourraient bien changer la donne. Wenyao Xu, professeur d'informatique et d'ingénierie, a mis au point un logiciel qui permet de retrouver la machine à l'origine de n'importe quel objet imprimé en 3D.

L'ingénieur a en effet découvert que chaque imprimante 3D laisse son empreinte sur tous les objets qu'elle «met au monde». Sur chaque fil de plastique qu'elles agrègent par couches pour obtenir un objet, ces machines impriment également de «très légères imperfections», relève Wenyao Xu. Et chaque imperfection, qui ne dépasse parfois pas le demi-millimètre, est spécifique à une imprimante en particulier.

Comme chaque humain a ses propres empreintes digitales, uniques en leur genre, chaque imprimante 3D a les siennes, laissées sur les clés, les meubles, les armes, ou tout autre objet qu'elle imprime. Identifier ces empreintes, c'est potentiellement retrouver l'imprimante, et son propriétaire. «Retrouver cette "signature" pourrait aider les experts légistes et la police», espère Wenyao Xu, pour qui l'imprimante 3D est «le rêve de tous les contrefacteurs».

Mais sans «base de données», remarque Vice News, il y a peu de chances que l'espoir du scientifique aboutisse. En effet, même si PrinTracker parvient à repérer les empreintes sur une arme ou une contrefaçon en 3D, encore faut-il savoir à quelle imprimante elles correspondent. Pour cela, il serait nécessaire de «réguler» le marché des imprimantes 3D, de manière à enregistrer leurs empreintes, ainsi que l'identité de leurs acheteurs, dans une base de données, explique le site.

Slate.fr

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