France

Le cyclone Oli arrive sur Tahiti

Slate.fr, mis à jour le 04.02.2010 à 13 h 40

Depuis 2h du matin heure locale ce jeudi (13h en métropole), Tahiti s'apprête à être frappée par le cyclone Oli. Le point culminant devrait être atteint vers 5h heure locale (16h en métropole).

Dès mercredi soir, les populations les plus exposées au cyclone, en bord de mer et aux embouchures des rivières, ont été évacuées. Plus de 400 personnes des côtes nord et ouest de Tahiti se sont réfugiées sur les hauteurs de l'île.

MétéoFrance prévoit des vagues de 7 à 8 mètres en mer, des vents jusqu'à 150 km/h. Les habitants de Polynésie française se sont calfeutrés à l'approche du cyclone. D'après Eric Spitz, secrétaire général du Haut-commissariat, le représentant de l'Etat en Polynésie, «Oli a un peu incurvé sa route et passera donc plus au sud de Tahiti que prévu, mais en même temps, il se renforce.»

Le Haut-commissariat recommande de «rester chez soi ou de rejoindre un abri mis en place par les communes». Des mesures de sécurité ont été prises: à Tahiti et Moorea, il était interdit de circuler sur la voie publique depuis mercredi soir, une conséquence du passage en alerte rouge après l'évolution de la dépression tropicale en cyclone.

Les établissements scolaires de l'ouest de la Polynésie sont fermés et la population a pour consigne d'abandonner les habitations en tôle ou en matières végétales pour gagner les bâtiments en béton: mairies, écoles ou églises. Enfin, le centre hospitalier a donné pour consigne à son personnel de rester en poste pendant les prochaines vingt-quatre heures.

En visite à Papeete, la ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, a dû modifier son programme, et quittera l'île au plus tôt vendredi matin, tous les vols étant bloqués. Elle a rappelé le besoin de «suivre parfaitement les consignes.» Guidée par le haut-commissaire, et accompagnée du président Tong Sang, la ministre a rencontré les responsables du PC de crise installé au Haut-commissariat pour coordonner l'ensemble des opérations de sécurité.

Bora-Bora et les îles alentour ont déjà essuyé les vents d'Oli, qui y a fait quelques blessés légers. De nombreuses habitations ont cependant été détruites, la plupart n'ayant plus l'électricité. Près de 700 touristes sur le départ se sont retrouvés immobilisés dans leurs hôtels en raison de la fermeture de l'aéroport.

[Lire plus d'information sur l'AFP]

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Image de une: Cyclone tropical/NASA

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