Slate

CULTURE

  • cinéma
  • racisme
  • histoire
  • disney
  • idéologies
  • dessins animés
  • Par Etienne Augé
  • Docteur en histoire de l'EHESS, professeur invité aux universités St Joseph à Beyrouth, Donau à Krems en Autriche et Anglo-American à Prague, auteur du Petit traité de propagande (à l'attention de ceux qui la subissent), éditions De Boeck.
  • DU MÊME AUTEUR

Walt Disney, l'incompris

Réponse aux «relents racistes de Disney».

Vendredi 5 Février 2010
Partager sur: DeliciousDiggFacebookTechnoratiTwitterScoopeoWikio

L'article de Jonathan Schel a suscité des réactions brutales parmi les lecteurs de Slate, d'abord par son avis tranché sur le racisme du dernier film d'animation du studio Walt Disney, parce qu'il aborde la fonction politique du cinéma mais aussi parce qu'il touche au tabou du monde enfantin. Les dessins animés pour enfants sont censés être aussi purs et innocents que ceux pour lesquels ils sont conçus. «Nous faisons tout pour distraire les gens, et puis ensuite, les intellectuels nous apprennent ce que l'on voulait dire», aimait déclarer Walt Disney. Il est pourtant possible de montrer que l'univers de Walt Disney contient une part certaine d'idéologie sans pourtant verser dans une condamnation sans appel d'un studio qui, en 70 ans d'existence, a su évoluer lentement mais sûrement.

De la difficulté de l'analyse de films

Nombre d'erreurs d'analyses concernant le monde de Walt Disney résultent souvent de petits détails que l'on prend pour l'ensemble. Ainsi on sait que Blanche Neige et les sept nains était l'un des films favoris d'Adolf Hitler, et que Goebbels a provoqué la joie du Führer lorsqu'il lui offre des copies de court-métrages d'animation du studio Disney. Certains en ont conclu que l'idéologie hitlérienne et celle de Walt Disney était la même et qu'il existait une communion de pensée entre le leader nazi et le dessinateur hollywoodien. Ces suspicions ont été renforcées lorsque Disney est devenu le «Prince noir de Hollywood» en dénonçant les agissements des «anti-Américains» lors des purges du sénateur McCarthy. On en a déduit que l'Oncle Walt ne pouvait qu'être un antisémite anticommuniste et donc un fasciste comme Hitler. La démonstration est toutefois légère. Walt Disney était avant tout un artiste, très peu religieux selon son biographe Neal Gabler et certainement pas antisémite. De même son anticommunisme soi-disant notoire n'était pas issu d'une croyance profonde dans le capitalisme, mais dans une perception idéale d'une Amérique menacée par le péril rouge. Les intellectuels en ont toujours voulu à Walt Disney parce qu'il ne faisait que raconter des histoires pour enfants et se targuait justement de ne pas verser dans le film politique. Par la suite, lors de la Deuxième Guerre mondiale, les studios Walt Disney donnent une occasion en or de se voir qualifier d'idéologues lorsque près de 94% de leur production consiste en propagande contre l'axe Rome-Berlin-Tokyo. Une fois de plus, Walt Disney agit par patriotisme et non par idéologie. Mais cette distinction dans l'intention échappe à ceux qui veulent condamner le créateur de Mickey, l'un des symboles de l'Amérique presqu'au même titre que l'arche jaunâtre de McDonald's ou le swoosh de Nike. Pour beaucoup, Walt Disney c'est l'Amérique commerciale conquérante. On ne s'étonnera donc pas de l'excès qui pousse Ariane Mnouchkine, en plein conflit du GATT, à qualifier l'ouverture d'Eurodisney en 1992 à Marne-la-Vallée de «Tchernobyl culturel». Walt Disney et son univers représentent encore aujourd'hui un système contre lequel il faut lutter, mais on ne sait pas toujours au nom de quoi.

Les dangers de la projection

Certes, les films de Walt Disney représentent ce conservatisme puritain d'autant plus insidieux qu'ils s'adressent avant tout à un public enfantin. Toutes les catégories d'âge peuvent assister avec intérêt aux longs-métrages d'animation du studio Walt Disney, même si les enfants sont plus sensibilisés que les adultes, qui bien souvent, «ne font qu'accompagner leurs enfants» à un spectacle auquel ils prennent également du plaisir. Si ces dessins animés sont aussi populaires pour les parents, c'est parce qu'ils agissent comme de formidables leçons de morale édictées de manière pédagogique et ludique. Le mal est représenté distinctement, généralement associé à la laideur ou, jusqu'à encore une époque récente, sous les traits de minorités ethniques. La vertu se voit récompensée, le vice puni et il ne se trouve pas un long-métrage d'animation estampillé Disney qui ne se conclut par une fin optimiste. Le politiquement correct règne en maître dans les films de Walt Disney. Mais à force de vouloir décrypter l'univers de Disney, on se retrouve fréquemment dans des cas de projection, où le spectateur ou le critique déchiffrent dans une œuvre des signes à l'aune de leur propre grille de lecture. On assiste alors à des aberrations, le long-métrage d'animation Tarzan, produit par le studio en 1999, ayant été accusé par la communauté afro-américaine de ne mettre en scène que des Blancs. Raciste Tarzan? Voilà bien un excès à mettre du côté du politiquement correct consistant à revisiter les œuvres du passé en fonction du regard du présent. Autre symbole du conservatisme artistique, Tintin a eu droit au même traitement récemment pour sa vision colonialiste de l'Afrique. On voit bien souvent dans les films de Walt Disney ce qu'on veut y voir. Ainsi, alors qu'on aurait pu penser que la Walt Disney Company apparaîtrait comme le refuge de la morale WASP, le studio a été en butte en 1997 au boycott de la part de la puissante église Southern Baptist et de ses 15 millions de membres. Celle-ci reprochait en substance à la Walt Disney Company de faire de la propagande en faveur des homosexuels et de déprécier les valeurs chrétiennes. En conséquence, l'Eglise, forte de ses 40613 temples aux États-Unis, a ainsi voté une résolution incitant chaque Southern Baptist à sérieusement contrôler leur temps, argent et autres ressources afin qu'ils se retiennent d'encourager la compagnie Disney, ainsi que toutes ses sociétés affliliées.

Walt Disney, une entreprise en évolution permanente

La Walt Disney Company est une multinationale qui a généré plus de 37 milliards de dollars de recettes en 2008. Pour parvenir à ce résultat qui lui donne une importance colossale dans l'industrie des médias, le studio a su se diversifier et évoluer pour conquérir des marchés internationaux qui au départ ne rapportaient que très peu par rapport aux revenus générés en Amérique du Nord. En outre, Walt Disney n'est plus la seule compagnie à produire des dessins animés et doit maintenant faire face à la concurrence d'autres studios, en particulier DreamWorks. Dans la décennie 90, Disney a opéré un tournant et s'est tourné davantage vers les marchés extérieurs en produisant des films qui n'empruntent plus seulement au folklore européen revisité par les valeurs conservatrices américaines. Ainsi, le studio s'est orienté vers le Moyen-Orient, avec Aladdin (1992), l'Afrique, avec Le Roi Lion (1994) et dans une moindre mesure Tarzan (1999), et l'Asie, avec Mulan (1998), fer de lance de la conquête de la Chine. Le studio ne prétend pas donner de leçons d'Histoire, mais utiliser les contes et légendes du monde entier pour attirer encore plus de spectateurs, certains ayant du mal à s'identifier à des animaux ou à des occidentaux. Le studio Walt Disney ne fait plus de propagande comme durant la Deuxième Guerre mondiale, mais en donnant sa version des histoires du monde entier, il a tendance à les remplacer dans l'imaginaire collectif. On se rappelle en France de la version disneyienne du Bossu de Notre Dame en 1996 faiblement adaptée du roman de Victor Hugo. Les films d'animation de Walt Disney, comme la plupart des films hollywoodiens, ont tendance à réduire les enjeux moraux en affrontement entre le bien et le mal, ce qui donne bien souvent une vision binaire du monde. Au spectateur de comprendre qu'il ne s'agit que d'un point de vue. Mais les enfants, cible prioritaire des studios Walt Disney, ont-ils la capacité de ne voir dans le film qu'une belle histoire et pas une leçon de vie? Difficile à croire lorsqu'on voit le fantastique succès du merchandising Disney qui continue l'univers du monde magique de Disney.

On le voit, le cas Disney est complexe et prête à de nombreuses interprétations toutes persuadées d'être la bonne. En revanche, l'argument posant qu'on peut très bien apprécier un film sans y voir de message est troublant et nie toute l'histoire du cinéma de propagande et des rapports entre art et politique. Les films d'animation de Walt Disney sont politiques et contiennent un message conservateur qui diffuse une certaine image de l'Amérique. Ce message a changé avec le temps, mais conserve certaines valeurs que des spectateurs français peuvent ne pas partager. De là à parler de racisme chez Walt Disney, ce jugement semble largement exagéré. Il n'existe pas de films «innocents», mais il est bon de ne pas les condamner avant d'avoir entendu leur plaidoirie et les circonstances atténuantes.

Etienne Augé

Image de une: Le LIvre de la Jungle, Disney, DR.

SI vous avez aimé cet article, vous aimerez peut-être «Les Relents racistes de Disney.»

Retrouvez Slate sur Facebook. Suivez-nous sur Twitter.

Partager sur: DeliciousDiggFacebookTechnoratiTwitterScoopeoWikio

Si vous souhaitez commenter cet article, veuillez vous enregistrer ou bien vous connecter.

Comments

Ca fait du bien

de lire cet article qui est bien plus fondé dans son raisonnement que le précédent. Et n'oublions que Pixar est une filière Disney. Oeuvres belles et poétiques (Je pense à Up..) mais avec quasiment que des blancs. Sont-ils racistes aussi? Je me tourne vers les productions françaises, et puis-je y voir une représentation de la société française?

Complément

Merci pour votre commentaire. Je tiens à préciser que mon article n'est pas dirigé contre celui de Jonathan Schel, mais se veut un complément, en particulier devant les critiques prétendant qu'on peut voir un film sans y discerner de message. Les productions françaises sont bien une représentation de la société française, le plus souvent fantasmatique. N'oubliez pas que dans une bonne histoire, on ne trouve pas de gens heureux car ce serait ennuyeux.

Etienne Augé

Quel message?

M. Augé,
Walt Disney n’a été le dessinateur que de quelques courts métrages au début de sa carrière, préférant dans les années 30 se consacrer sur les scenarios. Grand raconteur d’histoires, il a allègrement pioché le répertoire européen (Grimm, Andersen & Co) pour ses longs métrages. Ces films, nous les avons tous vu au presque… et arrive un jour où, le soir pour endormir un enfant, on relit les histoires d’origine. Celles des conteurs du vieux continent. Le remixage de Disney amène souvent des conclusions plus manichéennes que les originelles et toutes en forme de happy end (cf la Petite sirène par exemple).
Ceci dit, pour revenir au dernier film en date (bizarrement retitré puisqu’il s’agit d’un crapaud et non d’une grenouille à l’origine), j’étais très circonspect en voyant la bande-annonce montrant l’histoire transposée à la Nouvelle-Orléans. Et comme vous le dites, «les adultes, bien souvent, «ne font qu'accompagner leurs enfants» à un spectacle auquel ils prennent également du plaisir»: ça n’a pas raté, il y a deux semaines, j’ai accompagné une petite blondinette de 6 ans au cinéma.
Double résultat:
1) Ma petite blondinette s’est reconnue dans le personnage de l’amie d’enfance de l’héroïne, blonde comme elle, et qui ne fait que des caprices. Avec cette sortie en repartant de la séance: «C’est vraiment pas bien de faire autant de caprices!» Si la perception du «bien et du mal» dans un film permet à un enfant de prendre conscience de ses propres travers, pourquoi pas!
2) A mes yeux (d’adulte), le film valorise l’idée que le travail paye plutôt qu'un quelconque racisme. Le concept de «l’ascenseur social» est-il en lui-même raciste? Est-ce en soi de la propagande? Cette pauvre polémique me rappelle surtout cette fameuse critique de Libé voyant Amélie Poulain comme un film lepéniste. Ça fait vendre du papier, et de la pub pour le film.

david

Autre article

Bonjour David,
comme vous pouvez le constater, je ne parle pas du dernier film de Disney dans cet article, c'est Jonathan Schel qui s'en charge, je ne fais qu'apporter quelques précisions sur le monde de Disney et The Walt Disney Company en particulier. Cette pauvre polémique n'a donc pas pour but de vendre du papier car slate est un "pure player" et n'est disponible que sur Internet. Comme je vous connais bien IRL, je me ferai un plaisir d'en bavarder avec vous autour d'un bon verre de vin très bientôt :)

Etienne Augé

Interprétations complexes.

Je suis d’accord avec vous quand vous dites que tout dépend de nos grilles de lectures, mais pas seulement. Cela dépend aussi de ce que l’auteur nous donne comme grille d’interprétation. L’interprétation (le processus) si complexe soit elle, d’un film ou d’un dessin animé, fait appel aux représentations de l’auteur, mais aussi à celles des spectateurs.

- Une histoire dépend de son auteur, de son vécu, du contexte et de l’époque dans lequel il vit ainsi que du contexte et de l’époque ou il situe l’histoire.

- La mise en scène de l’histoire, dépend du metteur en scène, de son vécu, du contexte et de l’époque auquel il appartient qui peut être différente de celle de l’auteur. Mais le metteur en scène peut soit coller à la vérité, à l’histoire de l’auteur et l’interpréter sans en changer le sens/la vérité, ou donner/montrer un sens qui est différent de celui de l’auteur (manipulation de la vérité ou d’une vérité).

- l’interprétation d’une histoire, d’un film ou d’un dessin animé est donc elle aussi propre à chaque spectateur. Il y aura bien d’une part de l’interprétation qui trouvera écho dans une représentation collective. Mais ce qui différencie l’interprétation que chacun d’entre nous peut avoir des mêmes images, défilants dans le même ordre chronologique, à la même vitesse. C’est notre propre histoire.

L’auteur ne peut concevoir, créer, ou imaginer une histoire comme le spectateur ne peut l’interpréter sans faire appel de manière consciente et inconsciente à sa propre histoire, au contexte et a l’époque dans laquelle il se situe. En cela, je peux concevoir qu’il n'existe pas de films «innocents».

Bonne journée

Jen

Si vous permettez

Merci de votre commentaire, mais quand vous parlez d'auteur, en ce qui concerne une production hollywoodienne, c'est un terme qui a du mal à s'appliquer. La théorie d'un film = un auteur est étrangère à Hollywood où un même film peut avoir plusieurs scénaristes, plusieurs réalisateurs, plusieurs producteurs sans parler de tous les "techniciens" qui apportent aussi leur touche. Un film hollywoodien est donc un travail collectif, et donc n'a pas vraiment d'auteur. Après, je suis tout à fait d'accord que l'interprétation d'un film dépend de nombreux facteurs pas toujours objectifs, d'où la difficulté de la critique de film, en particulier d'un point de vue politique. Vaste débat que je serais heureux de continuer dans slate.

Etienne Augé

le roi des singes

pour ma part j'ai toujours été choqué que le roi des singes du livre de la jungle s'appelle Louis et joue de la trompette, il me semble que pour des enfants, c'est assez formateur notamment s'ils envisagent de soutenir le PSG...
Cela dit, Sartre avec ses bananes à consommer sur place (le jazz c'est comme...) c'était pas mal non plus

flatboy

La place de Walt Disney dans le cinéma américain

Cher monsieur Augé,
J'ai été très intéressée par votre article que j'ai beaucoup apprécié, et bien que je ne voie qu'exceptionnelllement les derniers films estampillés Disney, j'ai gardé le souvenir vivace de tous ceux de mon enfance et de ma jeunesse.
Lorsque vous écrivez en parlant des films de Walt Disney : " Le mal est représenté distinctement, généralement associé à la laideur ou ... sous les traits de minorités ethniques. La vertu se voit récompensée, le vice puni... pas un long métrage qui ne se conclue par une fin optimiste. Le politiquement correct règne en maître..." il me semble que cela peut s'appliquer parfaitement à tout le cinéma américain de cette époque, tous genres confondus.
Ce n'est donc pas une originalité de Walt Disney qui s'inscrivait bien dans son époque, dans l'histoire de son pays, et dans le message que les Etats-Unis voulaient, plus ou moins consciemment transmettre au monde.
Ce qui a été, il faut en convenir, plus que réussi !
Très cordialement.

Marianne Arnaud

Hollywood

Chère Marianne Arnaud,
merci pour votre commentaire, je pense que les studios Walt Disney sont emblématiques non du cinéma américain, mais du système hollywoodien. Samuel Goldwyn avait beau dire que pour envoyer un message, il fallait utiliser la Western Union et pas faire des films, il n'empêche que le cinéma hollywoodien a diffusé, parfois à son insu, une idéologie qui correspondait parfaitement au modèle de vie WASP qui aurait fondé les Etats-Unis. Cela dit, il existe nombre de films rebelles dans le système hollywoodien, et énormément de chefs d'oeuvre qui arrive à contourner le carcan des studios pour fournir des réflexions plus profondes sur le bien et le mal.
Très cordialement, comme toujours :)

Etienne Augé

tout et son contraire

Il me semble que ces productions agissent avant tout comme des miroirs chacun peut y trouver ce qu'il cherche (version compressée de Jen Sairien), y compris du racisme... Mickey avec son long nez et ses grandes oreilles n'est-il pas une caricature de juif (que les nazis appellaient d'ailleurs des rats, coincidence ?) ;-) Pour ma part je serais plus inquiet du peu d'évolution du rôle de la femme dans les dessins animés Disney qui pour réussir doit toujours être assez belle pour séduire un prince et l'épouser , seul moyen de devenir princesse (sinon c'est bonniche)
http://contexts.org/socimages/files/2009/10/tumblr_kr8nybGVqn1qzmvbao1_5...
Quant au "Roi Lion" pas mal de gens le considèrent comme un plagiat de Tezuka donc accuser Disney de ses défauts serait peut-être injuste LOL...

Walt Disney agit par patriotisme et non par idéologie.

Le patriotisme n'est-il pas une idéologie ?

LOL

mdr.

Etienne Augé

Excellente analyse

Merci Étienne Augé de nous faire comprendre (ou au moins essayer!) que toute production artistique n'est jamais "innocente" et intervient dans des contextes historiques, géographiques, sociaux etc donnés et qu'elle véhicule inconsciemment ou non des "valeurs" qui dépassent l'individu ou les équipes qui les ont créées. Leur succès traduit une sensibilité partagée par des publics de lieu et/ou de temps différents pour ces valeurs qui deviennent d'une certaine façon universelles... même si on est en droit de se demander si certains films des Studios W. Disney ne sont pas formatés pour devenir des références universelles, on n'y retrouve des ingrédients obligés comme dans une recette. Enfin, ce qui est réconfortant c'est de constater que si le public aime ces films, ce n'est pas parce qu'ils seraient racistes, sexistes ou puritains mais parce qu'il y retrouve (ou croit y retrouver) des valeurs humaines, des bons sentiments et certainement une part de son enfance, ou d'une enfance idéalisée.

Cordiales salutations,

jHenry44

Que dire sinon

merci pour votre commentaire élogieux. Je répète que mon article se veut un complément à celui de Jonathan Schel, et pas une attaque. Vous avez entièrement raison de pointer qu'on peut aimer les films de Walt Disney, même s'ils sont très complexes et s'adressent finalement à tous les âges, sans se sentir entièrement d'accord avec leur univers. Je ne connais d'ailleurs pas de films avec lequel on puisse se sentir en complète symbiose. Lorsque nous étions jeunes, nous avions Goldorak et Candy, dont les valeurs étaient également discutables.

Etienne Augé

a la une

regionales 2010 sur slate.fr

les articles les plus lus

les derniers commentaires

youphil.com


Le site de la Règle du jeu