Monde

Une petite annonce fait tomber Républicains et Démocrates dans le même panneau

Temps de lecture : 2 min

Les deux camps avaient tort.

Des fans de Donald Trump à l'un de ses meeting dans le Kentucky | Nicholas Kamm / AFP
Des fans de Donald Trump à l'un de ses meeting dans le Kentucky | Nicholas Kamm / AFP

Ce mercredi 10 octobre, Donald Trump tenait un meeting à Erie, une ville de 100.000 âmes située en Pennsylvanie. Sur Craigslist, un équivalent de Le Bon Coin aux États-Unis, une annonce avait été émise pour trouver des volontaires qui garderaient une place dans la queue pour accéder à la réunion publique.

La publicité (aujourd'hui supprimée) offrait 100 dollars, soit 86 euros, pour rester dans la file de neuf heures du matin à quatre heures de l’après midi. Il était précisé que plusieurs personnes étaient demandées, et que le boulot prenait fin sur le seuil d'entrée de la salle où se tenait le meeting. L’annonceur précisait son numéro de téléphone pour que les potentiels candidats et candidates puissent le contacter.

Très vite, l’annonce a commencé à tourner sur des groupes Facebook militants, notamment de Démocrates qui pensaient tenir la preuve que les centaines de personnes coiffées de la casquette rouge «Make America Great Again» étaient en fait payées par Trump pour venir à ses meetings.

Emballement des deux camps

L’originalité de cet événement est que le camp opposé, pro-Trump, s’est lui aussi emballé. Un post sur le subreddit r/The_Donald, un forum hébergé par la plateforme Reddit et l’un des bastions trumpistes le plus actif d’internet, a suggéré que l’annonce était une fausse, destinée à décrédibiliser le président. D’autres internautes ont spéculé que des gauchistes pourraient se faire passer pour des supporters de Trump et raconter n’importe quoi aux médias. La plupart étaient en tout cas d’accord pour dénoncer une manoeuvre destinée à suggérer que les Républicains payent des faux manifestants. Une pratique que les Républicains, président compris, attribuent souvent aux Démocrates.

Une fois n’est pas coutume, il se trouve que les deux camps ont tort. L’annonce provenait en fait de Mike Oles III, un membre du syndicat Good Jobs Nation, qui défend les intérêts des travailleuses et travailleurs licenciés et retraités. L’objectif était de pouvoir entrer dans le meeting et d’essayer de persuader Donald Trump de «signer un décret fédéral qui interdirait aux entreprises de délocaliser les emplois à l’étranger». Comme nombre des membres du syndicat sont retraités et ne peuvent pas rester debout des heures durant, Oles a eu l’idée de payer des gens pour leur garder une place dans la file.

Malgré des dizaines d’appels menaçants, le militant refuse de changer de numéro de téléphone «uniquement à cause d’imbéciles avec une connexion internet et des théories du complot idiotes pour soutenir le président», ajoutant que «le monde des théories du complot est une vaste blague et une part dangereuse de notre démocratie».

Slate.fr

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