Société / Tech & internet

Sur Instagram aussi, le harcèlement fait des ravages

Temps de lecture : 2 min

Parents et profs sont démunis face au harcèlement sur le réseau social.

Aux États-Unis, un cinquième des ados se serait fait harceler sur Instagram  | Daria Nepriakhina via Unsplash CC License by
Aux États-Unis, un cinquième des ados se serait fait harceler sur Instagram | Daria Nepriakhina via Unsplash CC License by

Ces derniers temps, une grande partie des critiques envers les réseaux sociaux s’est concentrée sur leur incapacité à modérer efficacement les contenus et commentaires. Twitter, Facebook et YouTube sont souvent pointés du doigt pour leur inaction face à des discours haineux, qu'ils émanent de hordes de trolls qui mènent des raids contre une personne ciblée ou de comptes néo-nazis

Au milieu de tout ça, Instagram bénéficie encore d’une image relativement policée. Centré sur le partage de photos, le réseau social serait pourtant lui aussi un repaire de harceleurs et harceleuses. La plateforme compte plus d’un milliard d’utilisateurs et utilisatrices, et aux États-Unis 72% des ados l'utilisent. C'est même le réseau social le plus poulaires après YouTube, devant Snapchat, Facebook et Twitter. Une récente étude du Pew research center estime que 59% des personnes âgées de 12 à 20 ans se sont fait harceler en ligne. Et une enquête de l’ONG anti-harcèlement en ligne Ditch the Label affirme qu’un cinquième des ados s'est fait harceler spécifiquement sur Instagram.

Le réseau social est conscient du problème et a récemment ajouté des fonctionnalités pour combattre le harcèlement. Le PDG Adam Mosseri a expliqué que de nombreuses victimes ne signalent pas les comportements nocifs et qu'en conséquence, une intelligence artificielle a été mise en place pour scanner les posts et les photos et identifier les contenus problématiques.

Un harcèlement difficilement détectable

Souvent, le harcèlement provient d’une page créée spécialement pour l’occasion. Il est rare que quelqu’un utilise son compte principal pour mener ses attaques. Lors d’un cas de harcèlement scolaire classique, la victime connaît au moins son ou sa tortionnaire mais sur Instagram, l’anonymat limite les manières dont peuvent intervenir les parents ou les profs.

De plus, la plupart du temps, les insultes passent par les DM (messages privés), les stories ou les commentaires, et pas par des posts principaux, ce qui rend le travail plus compliqué pour les modérateurs et les adultes qui connaissent mal le fonctionnement du réseau. Pourtant, la majorité des ados estiment que se sont leurs parents qui les aident le mieux à faire face au harcèlement. 59% d’entre eux déclarent qu’ils font un bon travail. Le taux descend à 44% pour la police, 42% pour les professeurs et seulement 33% pour les réseaux sociaux eux-mêmes. Les élues et élus sont les moins biens notés, puisque seulement 22% des jeunes pensent qu’ils sont efficaces contre le cyber-harcèlement.

Slate.fr

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