Monde

Glaciers himalayens: le président du Giec refuse de s'excuser

Temps de lecture : 2 min

Rajendra Pachauri, qui dirige le Giec, a refusé de s'excuser pour l'erreur sur la date de disparition des glaciers himalayens, révélée début janvier. Dans une interview au Guardian, il explique que ce serait hypocrite puisqu'il n'était pas personnellement responsable de cette partie du rapport. «Vous ne pouvez me tenir personnellement responsable de chaque mot d'un rapport de 3.000 pages.» Dans un rapport de 2007, le Giec avait écrit que la plupart des glaciers himalayens risquaient de disparaître d'ici à 2035.

Le Giec a publié un communiqué exprimant ses regrets pour l'erreur, mais Pachauri estime que des excuses personnelles seraient une démarche populiste. «Je ne fais pas trop de trucs populistes, c'est pour cela que je ne suis pas très populaire dans une certaine partie de la société», a-t-il expliqué.

A propos de cette affaire, les responsable du Giec a argumenté sur quatre points:

  • Cette erreur a sérieusement porté atteinte à la crédibilité du Giec et a renforcé les climatosceptiques.
  • Il s'agissait d'une erreur isolée, due à une erreur humaine et absolument pas représentative du travail du Giec.
  • Cela ne remet pas en cause la réalité de l'impact de l'activité humaine sur la réchauffement climatique.
  • Lui-même ne démissionnera pas, il est l'objet de calomnies sur ses revenus et son train de vie.

Dans son interview au Guardian, Pachauri a défendu l'usage par le Giec de sources autres que les publications académiques comme les rapports de groupes militants, d'entreprises, ou de thèses d'étudiants. La fausse affirmation sur la fonte des glaciers himalayens provenait d'un rapport du WWF. D'autres affirmations du même rapport du Giec, notamment sur la destruction de l'Amazonie et les catastrophes naturelles, ont depuis été mises en doute, mais Pachauri affirme que sur ces derniers points les éléments du rapport étaient totalement valides.

Alors que le Giec travaille sur son prochain rapport, le président du panel a déclaré qu'il serait particulièrement vigilant à ce que les auteurs vérifient leurs sources. «Nos procédures sont très claires sur l'usage de ce type de sources. [...] Dans cette affaire il y a apparemment eu une erreur car ces procédures n'ont pas été respectées.»

[Lire l'article complet sur le Guardian]

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Image de une: glacier himalayen par bongo vongo via Flickr

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